III. — Indications pbylogéniques fournies par les plantules
La distinction de la feuille primordiale à l'égard des feuilles ordinaires et son individualisation comme entité morphologique, comme espèce de feuille est un phénomène tardif, accompli au cours de l'évolution des Papilionacées : c'est donc un caractère cénogénique pour la famille. Mais sa présence ou son absence dans l'ensemble de phylums moins étendus en fait un caractère palingénique pour ces groupes secondaires, son évolution étant accomplie chez les Trifoliées, n'ayant probablement pas commencé chez les Génislées. Ainsi chez les Génistées la première feuille reste palmée, quand même les feuilles ordinaires sont simples (Ulex Enropceus). Chez les Trifoliées elle reste simple, aussi bien chez les espèces à feuilles adultes composées que chez celles où la foliole se maintient indéfiniment isolée (Ononis alopecuroides).
La première feuille était, au contraire, diflTérenciée à l'égard des cotylédons antérieurement à l'apparition des Papilionacées et cette divergence est une propriété palingénique de la famille. On pouvait le supposer a priori, étant donnés la place déjà élevée