Th. LisTiBoiDois, PhyUotaxie anatomique, p
3. 0. LiGNiER, De l'Importance du système libéro-ligneux foliaire en anatomie végétale. (Comptes rendus de l'Académie des sciences, 6 août 1888.)
LES RÉGIONS ANATOMIQURS. — I. 125
les faits et que j'ai moi-même * entrevues, en 1884, lorsque j'insistais sur rinfluence exercée par les appendices, notamment par les feuilles, sur la symétrie de la tige et que je contestais formellement la définition classique de la lige basée sur une symétrie axile. Je présenterai pourtant une observation. Le système libéroligneux, malgré son influence capitale sur les fonctions comme sur Tarcbitecture de la tige, n'est pas tout le membre et, si l'on voulait tirer de la théorie qui précède des arguments conti*e la distinction fondamentale et hautemetU palingénique des deux membres, ce que M. Lignier n'a garde de faire, on quitterait le terrain de l'observation pour se lancer dans Thypothèse.
B. Comparaison de la feuille avec la racine. — Puisqu'il n'est pas légitime de déduire les conditions essentielles de la topographie foliaire de nos connaissances sur la tige, voyons quelles sont les ressemblances et les différences entre les régions de la feuille et celles de la racine. La distinction des membres, si ancienne qu'elle puisse être, n'est pourtant qu'une adaptation du corps au mode de nutrition des espèces Gxécs au sol et ramiCées dans l'air. La forme cylindro-conique de la racine est la seule compatible avec son mode de progression par circumnutation entre les parois rigides des interstices du sol ; l'aplatissement de la feuille est en parfaite harmonie avec un rôle absorbant qui doit s'exercer sur une grande surface. Des conditions si avantageuses ont été Gxées par une sélection qui n'a aucune raison de cesser et plus encore par l'accélération ontogénique qui permet à ces deux organes essentiels de la vie libre d'acquérir déjà leurs caractères fondamentaux au sein de la graine, à l'abri des actions modificatrices du milieu qui les a engendrés.
La division de chaque membre en régions principales répond aussi à des conditions biologiques très générales et s'est maintenue longtemps intacte ; mais les conditions biologiques ne sont pas les mêmes dans la racine et dans la feuille.
L'opposition du dermatogène aux tissus profonds est la différenciation topographique apparue la première dans le corps des plantes vasculaires, antérieurement à l'individualisation des mem-