‹ La Subordination des caractères de la feuille dans le phylum des AnthyllisChapitre 43 sur 90 · BiniiRD, Théorie du faisceau · texte numérisé non relu

BiniiRD, Théorie du faisceau

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dès répoque de sa première ébauche, subordonné au parenchyme lacuneux qui est Torgane essentiel des fonctions de la feuille. Les cordons générateurs des faisceaux sont, à l'égard du tissu fondamental, dans le même rapport que le plérome de la racine ; c'est chacun d'eux qu'il faut homologuer à ce dernier. Toutefois, le terme de plérome n'est pas applicable à ces cordons engendrant chacun un seul faisceau collatéi*al. Je leur donnerai le nom de prodesme.

C. Topographie de la feuille considérée en elle-même. — Dans le limbe, partie essentielle de la feuille, les cordons prodesmiques et, par suite, les faisceaux qui en naissent sont toujours dispersés dans un tissu fondamendal diversement organisé. La structure dite « stélique > lui fait défaut. On n'en trouve même, chez les plantes qui nous occupent, aucun rudiment dans les grosses nervures. 11 est pourtant un cas où les faisceaux se groupent et tendent à former le cercle, bien que cette tendance soit toujours limitée par la zygomorphie. Dans les pétioles où les faisceaux sont disposés en arc ou en colonne, il s'établit entre eux des connexions aboutissant à une structure identique à la stèle caulinaire. La disposition cyclique des fs^sceaux est parfois accompagnée de rindividualisation d'une moelle aussi différente de l'écorce que la moelle de la tige. On n'a donc aucune raison pour refuser à cet agencement des faisceaux du pétiole le nom de stèle ; mais c'est une stèle cénogénique, évidemment produite par gamodesmie ; car les faisceaux sont isolés au-dessus et au-dessous du point où ils affectent ce groupement.

Par conséquent dans la feuille, considérée isolément, /a stèle dérive d'une disposition astélique primitive. M. Van Tieghem, en se basant sur l'étude de la tige, arrive à la conclusion inverse. Nous en tirerons cet enseignement, qu'il faut éviter de conclure d'un membre à un membre différent, tanf qu'il n'est pas établi que l'un dérive directement de l'autre. Or, je le répète, on n'a pas plus de raison pour considérer la feuille comme un prolongement de la tige, que la tige comme une agrégation de feuilles.

En résumé : les régions dont nous avons à déterminer les limites dans la feuille sont, en première ligne, l'épiderme et le tissu fondamental, provenant respectivement du dermatogène et du méris-

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tème primitif, en seconde ligne, les faisceaux différenciés au sein du tissu fondamental, qui se divise après coup en périblème et prodesme, en troisième ligne, la moelle et l'écorce, qui ne s'opposent complètement l'une à l'autre que dans les portions de feuille fonctionnant comme tige et à la suite de la formation d'une stèle gamodesmique.

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