LES RÉGIONS ANATOMIQUKS. — IT
Texemplaire développé, le seul indice des divisions topographiques. L'assise externe du péridesme est souvent cristallifère (fig. 112) ; mais ce n*est pas là un indice fidèle, car il est bien rare que TeDdoderme ne partage pas ses fonctions sécrétrices. Fréquemment le dépôt de Toxalate est limité à cette dernière région (fig. 156, 164) et il caractérise l'endoderme aussi nettement et bien plus généralement que Texoderme chez beaucoup de Trifoliées. Si ron connaît l'évolution du groupe considéré, la localisation des cristaux devient donc un caractère distinctif du faisceau et du tissu fondamental. L'endoderme jeune est fréquemment amylacé.
Sur les exemplaii*es secs de VAiUhyllis maritima, les parois transversales de Tendoderme se plissent suivant des lignes régulières, radiales ou légèrement obliques et bifurquées (fig. 109). Cette disposition se retrouve dans l'épiderme et dans les assises externes de Técorce; mais, faisant défaut au péridesme, elle offre un caractère utile pour saisir la limite entre le tissu fondamental et le faisceau.
Les cellules du parenchyme alternent généralement d'une assise à Tautre, en sorte que la discordance entre l'endoderme et le péridesme n'est pas démonstrative. Pourtant, dans la nervure médiane du rachis du Coronilla varia, l'assise contiguë au faisceau subit un cloisonnement tangentiel et forme, comme dans la racine, des séries radiales dont le dernier terme est l'endoderme.
Du côté ventral les limites du faisceau se reconnaissent le plus souvent à la différence de taille des éléments, à Tépaississement ou à la lignification du péridesme, à la localisation des cristaux dans l'endoderme, etc. Dans les fines nervures, l'endoderme forme une gaine de grandes cellules aquiféres.
L'endoderme se distingue donc à des caractères multiples; mais on n'y trouve pas les plissements spéciaux qui, dans la racine, ont presque acquis la valeur d'un signe infaillible, en raison de leur rareté dans les autres zones.
IT. — Distinction entre récorce et la moelle.
Le tissu fondamental des pétioles peut être divisé par les faisceaux en écorce et en moelle. Ces deux régions communiquent
toujours entre elles ou se confondent complètement, au moins à la base de la feuille.
M. Casimir de CandoUe^ reconnaît que la disposition des faisceaux du pétiole en arc ou en cercle, leur isolement ou leur union en un système continu dépendent du degré de développement. De cette façon, dans une même espèce, dans un même individu, le type varie suivant que la feuille envisagée s^arrête à un stade plus ou moins avancé.
Le groupement des faisceaux est aussi influencé par une adaptation à des conditions mécaniques spéciales. Ainsi, dans les régions flexibles des pétioles, telles que les renflements moteurs, les faisceaux se rapprochent de Taxe et confluent en un cordon unique, analogue à une stèle ; dans le rachis, qui constitue un levier rigide, les faisceaux s'écartent; mais ils peuvent être reliés en un arc ou un tube inflexible, soit par une simple sclérose du parenchyme intermédiaire, soit par le jeu d'arcs cambiformes, quand Torgane acquiert à un plus haut degré une fonction de support analogue au rôle habituel des tiges dressées. Le parenchyme inclus se difierencie alors comme une vraie moelle et se lignifie totalement, où bien la sclérose est limitée à un étui périphérique et alors les grandes cellules axiles gardent des parois minces ou même capables de se résorber (Bonaveria Securidaca[ùg. 415], Galega officinalis).
L'épaississement et la lignification des cordons conducteurs et des tissus subordonnés, notamment du péricycle, sont sous la dépendance dés mêmes influences. On pouvait donc concevoir a priori que ces caractères sont sujets à des variations extrêmes chez des espèces voisines, puisqu'à vrai dire les dispositions différentes ne sont pas des caractères opposés, mais de simples degrés dans révolution des mêmes caractères. Les botanistes de l'école de Wigand n'ont pas été heureusement inspirés en s'attachant, dans la comparaison des plantes, aux formations secondaires. M. Plitt, en étudiant le pétiole d'après les principes mêmes considérés par M. C. de Candolle comme insuffisants, a dû reconnaître l'impossibilité de poser des conclusions taxinomiques.
1. Casimir DE Cajudoll^ ^Ànatomie comparée <ies fevUlles. (Loc, cit., 1879.)