‹ La Subordination des caractères de la feuille dans le phylum des AnthyllisChapitre 48 sur 90 · LES RÉGIONS ANATOMTOUBS. — IV · texte numérisé non relu

LES RÉGIONS ANATOMTOUBS. — IV

Cependant ces caractères ne sont pas absolument négligeables. Certaines tribus, comme les Trifoliées, ont gardé un port si constant dans tous leurs représentants, que les rapporls des faisceaux de la feuille y sont devenus palingéniques. Les faisceaux restent isolés à lous les niveaux, sauf dans le péliolule, où tout le système conducteur conflue en un arc plongé dans une gangue coUenchymateuse. Seul, le Parocheius communis présente à la base du rachis un coussinet prenant la structure des organes moteurs. Les faisceaux, tout en restant disposés en arc, sont enveloppés par un tissu conjonctif de nature coUenchymateuse, occupant l'ensemble du péricycle, de la moelle et des rayons de la stèle.

Beaucoup de Lotées se comportent comme les Trèfles. Chez YAnlhyllis lotoides, les trois faisceaux internes du rachis sont unis par une plaque scléreuse, dans laquelle est plongée leur région ligneuse. Chez VAnlhyllis Henoniana (fig. HO, 411), il y a encore cinq faisceaux sur une coupe moyenne du rachis. Les deux extrêmes sont grêles et isolés; les trois autres sont réunis par leur conjonctif. Ce conjonctif est représenté, au niveau du liber, par des rayons étroits de cellules à parois minces en partie cristallifères, sur les côtés et en dedans du bois par un massif scléreux commun que Ton pourrait considérer comme une moelle. La stèle est mieux définie chez VAnlhyllis sericea; car les faisceaux forment un cercle complet, épais du côté dorsal, réduit à des files étroites de vaisseaux sur la face ventrale, tandis que les flancs offrent de larges rayons.

Chez le Tetragonolobus siliquosus, les faisceaux (fig. 113), isolés à la base du rachis, s'unissent un peu plus haut par les péricycles ; l'espace qui sépare les arcs fibreux est occupé par des tanifères appliqués contre l'endoderme. Sous les cellules sécrétrices, des rayons parenchymateux sans méats se fondent peu à peu du côté ventral dansl'écorce lacuneuse. Vers le nœud foliolaire, l'arc des faisceaux prend une plus forte courbure et arrive à se fermer complètement. Gomme le péricycle est continu à la périphérie, une portion d'écorce se trouve entièrement incluse à ce niveau entre les faisceaux et prend l'aspect d'une moelle, bien que, plus bas, elle communique largement avec le reste du tissu fondamental.

VHosackia crassifolia présente ud plus haut stade de cette évolution que les autres Lotées. Un étui médullaire se forme par lignification de la portion des rayons étendue d'un bois à Tautre des faisceaux et limitée exactement, en dehors, au niveau du carobium. Parfois même Tare générateur s'étend de chaque côté des faisceaux et plus rarement les relie, en donnant des formations secondaires centrifuges.

Dans d'autres tribus, l'analogie avec la tige est poussée plus loin; car le cambium et les ponts qui relient les arcs générateurs des faisceaux donnent du bois secondaire : par exemple chez le Dalea alopecuroides et plus encore chez les Petalostemon candidum et Indigo fera Dosua.

C'est surtout chez les Hédysarées et les Phaséolées que le rachis prend une structure caulinaire. Pour fixer les idées, voyons ce qui se passe chez le Lahlah vulgaris. Au sommet du renflement moteur rachidien, les faisceaux se dispersent; l'écorce s'unit par de larges rayons avec le parenchyme interne semblable à elle, mais formé de cellules régulièrement croissantes jusqu'à l'axe, où elles atteignent un diamètre de 225 (x. Chaque faisceau reste accompagné d'un grand cordon triquètre de parenchyme à éléments plus petits, péridesmiques si l'on veut, analogue à la moelle de la tige et renfermant, comme celle-ci, des cellules recloisomiées à cristaux. Quekpies cellules du parenchyme interne, peu éloignées de ces groupes péridesmiques, se recloisonnent et donnent des cristaux ; mais les plus proches de l'axe en sont exemptes.

Quand on passe au rachis proprement dit, on voit (fig. 133) des arcs cambiaux, qui donnaient déjà, dans la région précédente, des productions secondaires intrafasciculaires, fonctionner plus activement. En outre, la lignification envahit les rayons interfasciculaires, en se limitant brusquement, en dehors, par une ligne allant d'un cambium à l'autre et en s'éteignant progressivement vers rinlérieur. Cette sorte de gaine médullaire s'applique directement sur les flancs du bois et revêt même la face interne des plus petits faisceaux. Si l'arcgénérateur reste mou à ses extrémités (nervure médiane), la gaîne pseudo-médullaire reste séparée par quelques cellules de l'arc scléreux du péridesme dorsal; mais, plus souvent, la lignification s'étend aux bords du cambium, de

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