‹ La Subordination des caractères de la feuille dans le phylum des AnthyllisChapitre 72 sur 90 · BOKOENT, lOC. cit · texte numérisé non relu

BOKOENT, lOC. cit

284 CARAGTÈR£S D£ LA FEUILLE DANS LE PBTLUM DES ANTHYLLIS.

dans des cellules vivantes, en raison même de leur grande activité, qu'il s'accumule en fortes proportions. Mais quand la proportion du tanin devient excessive, alors comme dans bien d^autres cas, la fonction tue Torgane ; les réservoirs spécialisés passent à la catégorie des éléments passifs. Les composés taniques envahissent tout l'espace limité par la coque cellulosique. Au stade intermédiaire, le cytoplasme est encore visible, mais plaqué contre la paroi, et il se réduit à de minces couches revêtant les corps chlorophylliens et le noyau et unies entre elles par de minces filaments plasmatiques rayonnant comme les fils d'une toile d'araignée. Alors, leucites et noyaux sont comprimés et rétrécis. C'est à ce moment que M. Baccarini a étudié les cellules accumulatrices et sa description s'y applique parfaitement. Les éléments délicats du protoplasma, momiliés dans la gangue tanique, se conservent indéfiniment. J'ai pu les distinguer dans des palissades d'un An^ thyllis Chilensis desséché depuis plus d'un demi-siècle.

N'opposant plus de résistance à l'expansion des tissus environnants, l'élément inerte est refoulé et les cellules voisines se bombent vers sa cavilé, au point de simuler les cellules de bordure d'une poche ou d'un canal sécréteur (Desmodium Canadeiisé). Dans les tiges, où les lanifères persistent longtemps après le début de la période d'inertie, la déformation peut être portée plus loin. Ils forment aloi*s, d'après M. Tschirch \ des traînées brunes, qui auraient été prises parfois pour des mycéliums.

Le tanifère différencié va même jusqu'à produire l'effet d'un corps étranger. L'irritation qui en résulte se traduit par la formation du tissu caractéristique de tout processus de cicatrisation chez les végétaux, c'est-à-dire d'un phellogène. Dans la moelle d'un Tetragonolobus siUquosus (ùg. 187-190) j'ai vu les cellules bordant un tanifère et situées entre le tube et les vaisseaux internes s'allonger normalement à la surface de l'idioblasle et prendre des cloisons parallèles à celle surface. Le cambifonne ainsi constitué donnait, en progression centrifuge, des trachéides semblables au bois secondaire du faisceau voisin. Ce méristème simple ne peut être considéré comme une inclusion de l'arc géné-

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