TscHiacB, Angewandte PJlanzenanatomie, t. I, p
l'appareil accumclatbur. — u. 285
râleur normal, car s'il avait celte valeur, il produirait les tracbéides en direction inverse. Celles-ci se forment du côté où, dans celte hypothèse, il ne se produirait que du liber.
Les relations des tanins avec le proloplasma ont donné lieu à diverses opinions. D'après Wigand, le tanin apparaît au début en solution dans le suc cellulaire, mais peut ultérieurement infiltrer la membrane. Pour Sanio» rinfillration de la paroi suivrait la dessiccation de l'élément ; à Tétai vivant le tanin serait toujours étranger à Tutricule primordiale. Pour Hartig ^ le tanin est, soit dissous dans le suc, soit en masses oléagineuses entourées d'une couche plasmalique et se divisant en gouttelettes. Les auteurs suivants ont considéré le tanin, tantôt comme toujours dissous, tantôt comme formant des gouttes d'aspect oléagineuic. M. Mœller', qui a repris la bibliographie du sujet à pailir du Mémoire de Hartig, est d'accord avec M. Pfeffer pour considérer la membrane de ces gouttelettes comme un précipité produit arlificiellement par les réactifs. On en revient donc à l'opinion primitive de Wigand, qui ne voit dans les réserves taniques qu'une variété de suc cellulaire. Il me parait difficile d'interpréter autrement la structure des lanifères jeunes. Pourtant le cytoplasme est limité à l'égard des vacuoles à tanin par un trait plus net qu'à l'égard du suc cellulaire aqueux. M. Af. Klercker* admet qu'il s'agit d'une enveloppe plasmalique, doublée intérieurement par un précipité d'albumine combinée au tanin. Il y a tout au moins une condensation protectrice au contact de cette substance. D'ailleurs, certains auteurs supposent aujourd'hui que tout suc cellulaire est limité par une enveloppe plasmatique, analogue à la substance des leucites. S'il en est ainsi, il est inutile de chercher une différence qualitative entre la couche limitante des réserves taniques et celle du suc cellulaire. M. Bùsgen^ compare les vésicules à tanin aux sacs à raphides. On peut admettre ce rapprochement, puisque, dans les deux cas, le produit de sécrétion présente une limite bien tranchée à l'égard de la matière vivante ; mais l'état rudimenlaire