DÉFAITE DE CHARLES A STEGEBORG
gociatioDS qui n'avaient été interrompues que malgré lui et à la suite d'un malentendu. Sigismond se rendit à cette opinion qu'il partageait. Par ses ordres, le combat cessa , et Charles put rentrer dans son camp avec les débris de son armée. Il parait que , touché, comme on l'avait prévu , de la générosité de son neveu , il lui proposa de prendre immédiatement pour arbitres les deux hommes généreux qui venaient de lui conseiller cet acte magnanime. Il demandait seulement que la liberté de sa personne et la conservation de ses États héréditaires lui fussent assurées. Il offrait ensuite, pour enlever tout prétexte aux factieux, de passer en Allemagne avec sa femme et ses enfants, et de ne rentrer à Nykôping qu'après la pacification de la Suède. Sigismond, toujours inférieur aux circonstances, et qui dans ce cas même avait été généreux par faiblesse de cœur plutôt que par grandeur d'âme, perdit par ses exigences tout le fruit de sa belle conduite. Les princes allemands indignés se retirèrent, refusant létir concours à de nouvelles négociations , et Charles comprit que, lorsqu'on était aux prises avec un homme d'un caractère aussi irrésolu et aussi dépourvu de jugement , on ne pouvait espérer que de la force la solution de ses différends.