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MÉTHODES DE CULTURE

(1 % dn cMffre total) comprennent chacune plus de 100 hectares de terres cnltiYées. Depuis 1840, le nombre des grandes propriétés a augmenté par cela que plusieurs fermes achetées par le même propriétaire ont été réunies dans la même exploitation. Pendant les dernières années, on a pourtant remarqué une tendance contraire, c'est-àdire le morcellement des grandes propriétés en petites. En Norrland, depuis assez longtemps déjà, le nombre des petits cultivateurs a diminué par suite de Tachât des petites propriétés par les sociétés de scieries pour l'exploitation des forêts, après quoi la terre cultivée dans beaucoup d'endroits a été laissée en friches et dans d'autres a été affermée aux propriétaires originaires. Maintenant il est possible de vendre les forêts en les séparant des terres cultivées, mais le propriétaire d'une telle ferme dénuée de forêts a de la difficulté à subsister.

Nous «vous donné quelques aperçus généraux quant à la répartition des terres au point de vue du droit de propriété dans la première- partie de cet ouvrage, au chapitre touchant les conditions sociales.

Environ 16 % seulement du nombre entier des exploitations en 1897, étaient cultivées par des fermiers. Parmi les petites exploitations (20 hectares de champs et moins), 13 % l'étaient également, tandis que, dans les terres d'étendue moyenne, 30 % étaient affermés, et parmi les grandes terres (100 hectares de champs et plus) jusqu'à 37 %. Ces chiffres montrent clairement que les terres affermées, ont en moyenne, nne étendue plus grande que celles qui sont cultivées par les propriétaires eux-mêmes.

L'affermage se paye maintenant presque toujours en argent comptant Quelques données touchant la législation relative à ce sujet se trouvent dans le chapitre ci-dessous ayant trait à la législation agricole.

Méthodes de culture.

Avant 1840, l'assolement biennal et triennal était la règle parmi les paysans, et il était rare qu'on laissât les champs se reposer en produisant des plantes fourragères. Depuis, la rotation des cultures est devenue plus générale, même dans les fermes moyennes, et maintenant elle est de règle; on divise la terre en 4 à 10 parties, qui, tour à tour, produisent des récoltes de blé, de racines et d'herbages, et qu'on laisse généralement une année en jachères pendant cette période. Il est également d'usage de ne récolter du blé mûr que deux fois de suite. La grande importance que la culture de la betterave a eue dans Botre agriculture pendant les dernières années, est démontrée plus loin dans la partie traitant les racines.

n. AGRICULTURE ET ÉLEVAGE DE LA SUÈDE.

Auparavant, les bœufs, en premier lieu, furent employé* comme bêtes de somme dans les parties méridionales et centrales de la Suède, mais leur nombre diminue de plus en plus, et on tend à les remplacer par des chevaux qui sont plus propres à ragriculture intense.

Château de Yidtskbfle^ en Scanie.

On a commencé à employer le drainage avant 1850, et on a continué, et à un plus haut degré, dans les dernières années. Dans quelques parties du pays, on emploie toujours des fossés couverts de pierraille, et dans les marécages, encore quelquefois des drains de branchages. Une des améliorations les plus importantes dans la méthode de culture, c'est Faugmentation en quantité et en qualité de Vengrais, A côté de l'engrais naturel (fumier et autre), employé de temps immémorial, on se sert de goémon sur quelques parties des côtes. Entre 1850 et 1860, on commença à employer de la chaux, des os pulvérisés et du guano (acide phosphorique et azote); plus tard, il fut aussi employé de la poudrette avec de la chaux (maintenant généralement remplacée par l'humus de tourbe), mais on commença seulement entre 1870 et 1880 à se servir d'engrais artificiel, lorsqu'on en sentit le besoin dans les parties les plus fertiles de la Suède. Quelques aperçus, relatifs à la fabrication et à l'importation des engrais artificiels, sont donnés dans le chapitre sur l'industrie.

Un changement notable dans notre agriculture est l'usage répandu des machines agricoles. Cette question est d'une si grande importance pour notre patrie, à plus d'un point de vue, que nous lui consacrerons un chapitre spécial dans ce qui suit, en même temps que nous y traiterons d'autres outils agricoles.

LES CÉRÉALBS. 27

Plus on avance vers le Nord, et plus le climat réduit le temps qui peut être consacré à la culture. Dans la plus grande partie de la Suède, ce temps est beaucoup plus court qu'en Danemark et en Allemagne, et au nord de la Suède, les travailleurs ne peuvent cultiver la terre que quatre mois par an, et doivent par conséquent avoir d'autres i)ccupations pendant *le reste de Tannée.

La répartition de la terre cultivée, en ce qui concerne ses différents et principaux emplois, est démontrée pour les années 1870 et 1897

par les chiffres suivants:

En'^1870. En 1897. En ponr cent.

Hectares. Hectares. 1870. 1897.

Céréales 1,294,000 1,6%,907 ÔOS 492

Plantes fourragères 690,000 1,126,862 27l 32-6

Badnes 154.000 201,637 60 5 8

Jachères 388,000 422,339 15 3 12-2

Astres plantes que les susnommées 21,000 5,618 0^8 02

Total 2,547,000 3,453,353 100 0 100 0

* Les chiffres poxir 1870 sont probablement un peu trop bas. Pour svoîr la superficie totale de la terre cultivée, il faut y ajouter la terre de jardins, évaluée pour 1870 (trop bas) à 26,397 hectares, et pour Tannée 1897 à 35,954 hectares.

Les céréales.

A) Produetion totale. Les tableaux 8 et 10 et le diagramme à la page 28 montrent avec quelle vigueur la production des céréales, dans son ensemble, s'est accrue en Suède dans le courant du siècle.

Tabl. 8. Terre ensemencée en céréales, en 180111897. Hectares.

Moyennes des années.

Total.

Froment.

Seigle.

Orge.

Avoine.

Méteil.

Légnmin.

En 1897

Pendant la période de 1801/20, la production annuelle était seulement de 272 kilog. par habitant; pendant les années 1891/95, au contraire, elle fat de 484 kg. Ce dernier chiffre est très élevé, car la moyenne pour l'Europe occidentale atteint seulement 300 kg. environ, et même pour VEurope orientale, où la culture des céréales est très active, le chiffre n'est guère que de 500 kg., ou à peu près comme en Suède. En tout, on récolta en Suède en 1801/20 environ 6*6 2 millions de quintaux de céréales par an; en 1891/95, au contraire, 23*4 0 millions. Ces chiffres deviennent

Récolte totale des céréales, par an.

6,620,000 qx.

12,043,000 qx.

23,396,000 qx

d'autant plus significatifs, si Ton se souvient que pendant ce temps une partie bien plus considérable qu'autrefois de la terre a été consacrée à la culture des plantes à racines et des plantes fourragères.

Pendant la période de 1841/80, la Suède fut un pays exportateur en céréales (cf. le tableau 10). Avant et après cette période, les importations ont été prépondérantes. (A titre de renseignement historique, on peut néanmoins signaler que, pendant une grande partie du 17"« siècle, la Suède pouvait exporter des céréales.)

Tabl. 9. Terre ensemencée en céréales^ en 1892. Hectares.

Cronvernements.

Total des céréales.

Froment.

Seigle.

Orge.

ÀYoîiie.

MéteU.

Léguninenx.

Stockholm

Uppsala

Sôdermanland

ÔstergOUand

JônkOping

Kronoberg

Kalmar

Ootland

Blekinge

Kristianstad

MalmOhns

Halland

OOteborg och Bohas..

Elfsborg

Skaraborg

Vermland ,

Ôrebro

Vestmanland

Kopparberg

Gefleborg

Vesternorrland

Jemtland

Vesterbotten

Norrbotten

Id. 1897

Envirtm 1560.

LBS CÉRÉALES.

Récolte proportionelle des quatre céréales principaux.

En Î80ÎI20. En 1891/95.

Froment.

Froment,

Froment.

Seigle.

Orge.

Avoine.

Avoine.

La consommation (déduction faite des semences) a monté extraordinairement, de 5*7 7 millions de quintaux par an pour la période de 1801/1820 jusqu'à 21-2 7 millions pour la période de 1891/95, soit de 237 à 440 kg. par habitant.

La surface totale ensemencée en céréales pouvait, au commencement du siècle, s'élever à un peu plus de 500,000 hectares; pourtant les chiffres donnés sont probablement un peu trop bas. Vers le milieu du siècle, elle avait atteint au moins 900,000 hectares, et, à la fin, 1,700,000. Pour la répartition, en 1892, entre les différents gouvernements, consulter le tableau 9.

Tabl. 10.

Hécolte totale des céréales et sa distribution.

Moyennes des années.

Population moyenne.

Total des céréales. Qaintaaz.

Kg. par hab.

Récolte.

Semence.

Imp. (-), Bxp. (+).a

Consommation.

Récolte.

Consommation.

' D'après les calcnls de M. H. Forssell. Les chiffres ne comprennent pas les provinces alors danoises et norvégiennes. — ■ Excédant de l'importation ou de l'exportation.

G«r). Stab. Li I Anst Scockhol RI

LES CÉBÉALES.

B) Les différentes céréales. Le diagramme à là page 29 montre dans quelles proportions différentes chacune des principales espèces de céréales est entrée dans la récolte totale, aux temps anciens et de nos jours. Il y a 300 ans, Vorge était la semence qui dominait, tandis que cette espèce joue maintenant un rôle très restreint (sauf dans la Suède du nord); au contraire, le froment a gagné du terrain, mais V avoine surtout. C'est la culture du seigle dont les proportions ont relativement le moins Tarie.

En dehors des céréales susnommées, on cultive encore le méteil (d'ordinaire composé d'orge et d'avoine, parfois aussi de légumineux); ensuite les légumineux (pois, fèves et vesces) et un peu de sarrasin.

Les récoltes aux différentes époques ressortent du tableau 11, et, avec la répartition de nos jours par gouvernements, du tableau 12. En gros, la Suède peut, au point de vue de la culture des céréales, être divisée en trois régions. Dans le Norrland, l'orge est la semence qui domine, et cela de plus en plus à mesure qu'on s'avance vers le Nord; en effet, aucune autre semence ne supporte aussi bien un climat septentrional. La Suède centrale et méridionale, à son tour, peut être divisée en une partie Est, avec une vigoureuse culture de seigle, et une partie Ouest, avec une culture d'avoine encore plus fortement accentuée. Un aperçu de ces situations est donné par les cartes aux pages 30 et 32.

Tabl. 11. Hécolte, en

quintaua.

, des diverses céréales.

Hoyenn«deB j.,„„,„,

Seigle.

Orge.

Avoine.

Méteil.

Légumineux.

Notre province la plus méridionale, la Scanie, c.-à-d. les gouvernements de Malmôhus et de Kristianstad, joue dans notre agriculture un rôle important. Le tableau 12 montre que ces deux gouvernements, qni occupent pourtant seulement 2^/» % de la superficie de la Suède, produisent 29 % de notre récolte totale en froment, 18 % de notre seigle, 32 % de notre orge et 13 % de notre avoine. De la valeur totale en argent des récoltes de la Suède dans toutes les productions agricoles, cette province ne produit pas moins de 17 %^ soit un bon sixième.

Après la Scanie, nos régions agricoles les plus fertiles sont les plaines qui bordent les grands lacs de la Suède centrale et comprennent des parties plus ou moins grandes des gouvernements d'Uppsala, de Sôdermanland, de Vestmanland, d'Orebro, d'Ostergôtland et de Skaraborg, et en outre les deux îles de Gotland et d'Oland.

n. AGBICDLTUBB ET ÉLBVAGB DE I^ 8UÊDB.

Par eantonM (kàrad),

' La semence dTavoim, ' comparée à la totalité

de la semenee de$ I céréales, eompcT' tait:

i I 1 Moins de aO %.

T""] Pins de 70

12 E«t de Grcenw.

b«n. Stab Li t Anal Sccckhoi»

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