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MACHINES ET OUTILS AGBICOLES

ronlean de boîs, se fait maintenant le plus souvent entièrement en fer. La vieille herse articulée de Smâland continue à être en usage sur les terrains pierreux et coupés. Les herses-chaînes sont employées pour débarrasser la terre des racines de mauvaises herbes (particulièrement des racines du chiendent) et pour recouvrir les semences fines. On alterne entre les constructions suédoises et les constructions étrangères. Le rouleau à disques séparés fut introduit en Suède vers 1880, mais il 8*7 est peu répandu, son emploi ne convenant guère à notre sol si caillouteux et mêlé de pierraille. L'usage d'enfouir superficiellement les graines d'ivraie dans le but de les faire croître en automne et faire détruire par l'hiver et les travaux du printemps, au lieu de les laisser passer l'hiver sur le sol et pousser en même temps que les semences de printemps, n'est guère en usage; aussi les machines agricoles appropriées à ce travail, comme par exemple la herse d'Âcmé, ne sont que peu répandues.

Pour l'écrasement des mottes, de même que pour l'aplanissement, l'aplatissement et le plombage des terres labourées, on emploie, de longue date, soit des TDuleaux unis de bois lourd (quelquefois de fer), soit des rouleaux de bois à cannelures garnies de fer, soit encore des rabattoirs ou traînoirs (sladdar; émetteur à dents d'Uppland).

Parmi les rouleaux en fer, celui de Cambridge est aujourd'hui le plus em-r ployé. De 1850 à 1860, le rouleau brise-mottes Croskill, ressemblant beaucoup à celui de Cambridge, fut employé dans quelques endroits du pays. Le rouleau français à double cylindre et à disques coupants, ou le rouleau double, jouit, depuis 1870, d'une grande faveur en Suède.

SeMoIrs. Notre illustre Polhem (1661/1751) avait déjà construit un semoir en lignes, qui avait été considéré comme trop compliqué et qui, du reste, ne pouvait fonctionner que sur des terrains plats. En 1749, Thunberg construisit un semoir à volée, muni d'une herse, qui fut mis à l'essai avec succès. Les modèles de ces deux semoirs sont conservés au musée de l'Académie d'agricaltnre. Mais le semoir en lignes du comte Cronstedt (1765) devint plus recherché et plus répandu. Toutefois, le semoir en lignes paraît n'avoir joué aucun rôle avant 1870, alors que, ne se bornant plus à importer des machines étrangères, on entreprit, en Suède, la fabrication de ces engins. Aujourd'hui, l'emploi de ces machines est général dans presque toutes les grandes exploitations agricoles et même, sur beaucoup de points du pays, dans des cultures de moindre importance.

Fanehenses et moissonneuses. La faux en usage aux temps les plus reculés a subi peu de changements quant à la forme. Linné parle, en 1749, des faux de Scanie remarquables par la longueur de leur manche, qui permettait au faucheur de rester presque droit en travaillant. Cette particularité continue à être très ordinaire. Les faux sont toujours faites en acier dur que l'on aiguise, et jamais d'an ader assez faiblement trempé pour permettre l'aiguisage par le martellement do tranchant, comme c'est la coutume dans plusieurs pays.

Dès l'année 1670, Risingh avait conçu le projet de moissonneuses attelées, manies de plusieurs faux. Avant 1850, des constructions satisfaisantes de faucheuses et de moissonneuses étaient réalisées en Amérique; elles nous parvinrent ▼en 1860, mais ne furent généralement employées que pendant la période décennale suivante. Aujourd'hui on trouve des faucheuses, non-seulement chez les grands propriétaires, mais aussi chez une quantité de petits cultivateurs. £n Norrland, ces machines sont d'un usage très général, mais elles ne peuvent foitctionner dans les régions pierreuses ou boisées. Les premières moissonneuses importées, qui ne font que couper les tiges que l'on doit ensuite rassembler à la main, sont conservées à côté des moissonneuses ramasseuses qui, importées un peu plus tard, relèvent elles-mêmes les andains, à l'aide d'un râteau tournant qui pousse et rassemble ces andains sur une sorte de table dite tablier. La

moissonneuse Palmcrantz, modification suédoise des types américains, n'est pas très répandue. L'emploi des moissonneuses lieuses qui mettent elles-mêmes les andains en gerbes, est, au cours des dernières années, devenu beaucoup plus général.

Le râteau à cheyal qui, de 1870 à 1880, fut importé d'Amérique, est peut-être Tinstrument aratoire qui a le plus vite gagné l'approbation générale, tant par sa légèreté et sa solidité que par la finesse de son matériel. Cet instrument, qui réalise une notable économie de main d'œuvre, est aujourd'hui d'un emploi général dans toute la Suède.

Batteuses. Avec les batteuses à batteur ordinaire (trOskqvamar), construites d'après un modèle anglais, parurent, de 1870 à 1880, les batteuses à batteur à dents, qui fonctionnèrent d'abord à bras et furent employées de préférence dans les exploitations agricoles de moindre importance. Pendant les années de 1870 à 1890, les batteuses pénétrèrent à peu près dans toutes les fermes de Suède. Les batteuses à vapeur parurent à la fin de la période décennale de 1860 à 1870, se propagèrent rapidement de 1870 à 1880, et ont été, pendant les dernières années, achetées tant par les petits cultivateurs eux-mêmes que par des sociétés, créées dans ce but et comprenant pariois jusqu'à 20 membres. Après 1860 commença, à l'initiative de Munktell, à Eskilstuna et ailleurs la fabrication des batteuses à vapeur, et cette fabrication est aujourd'hui très étendue.

Tanneuses* Le van mécanique à crible et éventoir commença à être employé après 1860; il est maintenant d'un usage général. Exceptionnellement employé en connexion avec les batteuses à manège, il est considéré comme le complément naturel des batteuses à vapeur à simple ou à double effet. Deux nouveaux vans mécaniques sont très employés en Suède et se montrent très pratiques: le trieur mécanique de l'usine de Tidaholm et la vanneuse pour semences de Tisell.

Trieurs. On peut dire que les trieurs étaient déjà en usage avant le 18™® siècle, car la claie à trous de différentes grosseurs est une sorte de trieur analogue au crible. Les trieurs introduits entre 1870 et 1880 présentent une grande analogie avec le trieur de Brauner qui date de 1752. Ces trieurs étant d'un prix assez élevé, mais peu délicats et facilement transportables à l'aide d'un chariot ordinaire, sont souvent achetés par les sociétés d'économie rurale on par les sections de ces sociétés, pour être prêtés aux cultivateurs, procédé qui permet l'acquisition des modèles les plus perfectionnés et les plus nouveaux.

Les Instruments aratoires à main furent faits en bois jusqu'en 1860, mais pendant les années de 1840 à 1860 parurent des outils anglais enfer. Toutefois les outils américains en acier présentaient, en raison de leur légèreté et de leur construction, de si grands avantages qu'ils gagnèrent rapidement la préférence et sont maintenant généralement employés dans toute la Suède. Depuis 1880, on fabrique ces outils dans le pays même, et ils ne diffèrent aucunement dans la construction des modèles américains.

Les fourches fouilleuses, qui jadis n'existaient pas, remplacent maintenant en partie les bêches, surtout pour la culture des jardins. Les fourches fumeuses qui, vers 1875, étaient généralement faites de bois, avec garniture de fer, et qui, par l'absorption de l'humidité, devenaient trop lourdes, sont maintenant remplacées par de fines fourches à trois pointes d'acier. Les anciennes pelles de bois sont également remplacées par des pelles en acier. La forme elle-même de ces instruments a été améliorée: ils sont devenus plus légers et plus effectifs d'après des modèles américains. Les râteaux à main sont encore ordinairement à dents de bois, mais on en fabrique aussi en acier, d'une seule pièce, avec dents concaves et manche de bois.

La fabrication des machines et instruments aratoires a pris en Suède une grande extension et a eu un vrai succès dans une quantité d'usines, fabriques et

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