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entretient également un agent en Angleterre pour surveiller et encourager l'exportation des produits des laiteries; en outre, l'État fournit aux intéressés Toccasion de s'instruire dans des écoles supérieures et élémentaires, et accorde des allocations pour des contrôles des beurres et des expositions de fromages. En moyenne, la somme inscrite sur le budget de l'État à cet effet, s'élève à environ 50,000 couronnes. — Les sociétés d'économie rurale agissent aussi de diverses sortes pour encourager cette industrie, comme p. ex. par l'engagement d'instructeurs ambulatoires, par des subventions à certaines écoles et à des expositions, par des prêts pour des installations de laiteries, etc. TJne province, celle d'Ostrogothie, possède un bureau bactériologique, où, entre autres choses, on fournit du ferment normal.
Pour l'enseignement du personnel des laiteries, on employait d'abord (depuis 1862) des instructrices ambulantes. Vers 1880, on engageait le plus souvent des instructeurs, qui, dans bien des gouvernements, remplaçaient les femmes. A l'heure actuelle, toutes lep sociétés d'économie rurale, une seule exceptée, ont engagé des instructeurs dit consultants des laiteries. Quelques sociétés d'économie rurale ont aussi engagé, outre les hommes, des laitières instructrices, dont la principale tâche est de séjourner à la même place une assez longue période pour enseigner quelques détails de la fabrication, surtout la confection du fromage.
La somme totale des dépenses des sociétés d'économie rurale pour l'encouragement de l'industrie laitière s'élevait en 1897 à environ 100,000 couronnes.
Expositions et associations. Les expositions des produits de la laiterie sont un moyen des plus efficaces pour le développement de l'industrie laitière. Durant la période de 1853/91,* ces expositions n'eurent lieu qu'aux congrès agricoles généraux; or, désormais, on en a organisé indépendamment de ces congrès.
Avec le développement de Tindastrie laitière, la nécessité de plus fréquentes grandes expositions s'est fait sentir, et vers 1870, ces expositions ont été établies assez régulièrement, à MalmO, jasqn'en 1890, pour les gouvernements de laScanie, et à Gothembourg, jusqu'en 1893, pour la Suède occidentale et centrale. Plus tard, elles ont été remplacées par les soi-disant contrôles du beurre, c-à-d. certainefl quantités des beurres amassés dans les ports d'exportation sont soumises à on examen dans le but d'en déterminer la valeur sous différents rapports.
Ces contrôles eurent d'abord lieu à MalmO, en 1891; à partir de 1893, on en organise aussi à (jothembourg. Depuis 1894, quand on leur donnait le nom de contrôles du beurre suédois, ils sont organisés d'une manière uniforme, et jouissent ' d'une subvention annuelle de l'État, s'élevant à 10,000 couronnes. Â partir de ; 1896, leurs affaires sont confiées à une direction commune, qui se compose de délégués des sociétés d'économie rurale intéressées, et sont soumises à TinspectioB i de la Direction de l'agriculture. i
Ces contrôles se sont développés de plus en plus. Ainsi, en 1898, non : moins de 335 laiteries, représentant 21 différentes circonscriptions de sociéléi j d'économie rurale, y prirent part, et 1,492 barils de beurre furent contrfllii I relativement à la qualité, à l'aquosité, et enfin relativement aux différentes imtiipi | de conserve, qui pourtant n'ont pas été constatées une seule fois. |
C'est en général les grandes laiteries qui prennent part à ces contrôles. S| j 1898, leur fabrication pour toute l'année s'élevait à 265,000 barils de beàiji ainsi, à peu près 60 % des beurres exportés ont été mis sous contrôle. Bil I expositions générales de fromages, en connexion avec des réunions des chefs éb laiteries, ont été organisées à Stockholm en 1894, en 1895 et en 1899 par U Direction de l'agriculture, et elles sont censées être renouvelées de temps en temps. £n dehors de ces expositions plus compréhensives, il y en a eu d'autres moins grandes; plusieurs sociétés d'économie rurale en organisent toujours très régulièrement, et l'on peut dire que ces expositions ont beaucoup contribué i développer l'industrie laitière dans les districts respectifs.
Les associations de laiteries, ainsi que celles de chefs de laiteries, dont il y a diverses espèces, ont aussi fourni des moyens d'encourager et de développer le métier. Le but que se sont proposé ces associations, est non-seulement d'établir des discussions sur des questions se rapportant à l'industrie laitière, mais ansd de procurer aux membres certains avantages par des achats et des ventes en commun, de leur donner des communications relatives aux prix payés et de leor indiquer les mesures à prendre pour le transport, etc. Des associations de ce genre se formèrent déjà de 1871 à 1880, mais ce n'est que pendant les dernières 20 années qu'ils ont gagné du terrain. En outre, tous les instructeurs consultants et le corps enseignant des laiteries se sont aussi associés dans le but de veiller à leurs intérêts et de contribuer au développement de l'industrie laitière, en formant la Société suédoise des instructeurs consultants des laiteries^ fondée en 1888. C'est de là que sont venus plusieurs nouveaux projets importants.
Machines et ustensiles de laiteries.
La grande masse de différents machines et ustensiles nécessaires à l'industrie laitière, sont presque exclusivement fabriqués dans le pays même, à plusieurs usines et ateliers mécaniques. Cette fabrication, qui, depuis quelques années, est devenue une industrie très importante pour le pays, occupe des milliers d'ouvriers, et rapporte au pays, grâce à une exportation très considérable, plusieurs millions de cou-