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AMÉLIORATION DES SEMENCES

suédoises d'ensemencement pour en faire une source de revenus d'une importance considérable. Par la parole et par la plume, dans des congrès et des expositions, cette question fut aussi étudiée avec beaucoup d'ardeur, et des envois d'échantillons, en même temps que des essais de culture, furent faits sur une très grande échelle. Mais on n'obtint pas du tout les résultats pratiques qu'on attendait, — conséquence naturelle d'une confiance exagérée dans les prétendus effets de l'origine Scandinave, qui, lors de ces envois d'essai, fit oublier aux intéressés les soins élémentaires pour la qualité recevable et pour la pureté de l'espèce. Néanmoins, ce mouvement a acquis sa grande importance, en accordant une plus grande attention à la fécondité des plantes agricoles, en donnant l'impulsion 4 l'amendement de la culture suédoise, et en frayant la voie à la création d'un contrôle organisé des semences.

L'établissement de Sval'ôf,

Déjà en relation avec le premier mouvement susnommé se formèrent dès 1870 plusieurs associations pour la culture des graines, qui pourtant furent bientôt dissoutes, et en tout cas ne jouèrent jamais iqu'un rôle local. Ainsi fut fondée l'Association de Svalôf en 1886 par M. Birger Welinder et le baron F. Gyllenkrook, œmme une entreprise privée et avec un champ d'action tout d'abord purement local (Suède méridionale). Dès l'année suivante, cependant, elle devenait commune pour toute la Suède, et, à partir de 1891, elle a obtenu de l'État une subvention annuelle de 1 5,000 couronnes, plus une somme à peu près égale de toutes les sociétés d'économie rurale du royaume. Elle engloba aussi, en 1894, une association semblable fondée plus tard (1889) à Orebro pour la Suède centrale, et depuis elle représente seule l'œuvre d'amélioration des plantes agricoles en Suède, et elle a, en cette qualité, une assez grande succursale pour les régions du centre à Ultuna, près d'Uppsala. Le nombre des membres est de 600 à 700, et le total des revenus annuels d'environ 40,000 couronnes.

104 n. AGRICULTURE ET ÉLEVAGE DE LA SUÈDE.

La Société suédoise pour V amélioration des semences (Sveriges Utsâdesfôrening), comme se nomme cette association, a en effet le même but qni a été défini plus haut, mais elle veut, — en raison même des expériences alors tentées, — y atteindre seulement avec et par une amélioration essentielle de la caltore des plantes de Tagriculture suédoise obtenue par X'éUve systématique d^ espèces nouvelles et meilleures que celles qu'on a eues précédemment. L'activité infatigable que cette société a déployée depuis 1886, donne maintenant chaque année des résultats qui montrent irréfutablement, d'une part, que l'on suit la bonne voie, d'autre part aussi que Ton est en état d'accomplir une tâche si élevée. L'établissement central de Svalôf, dans la Suède méridionale, est aussi déjà bien connu en Europe et visité chaque année par des étudiants nombreux de l'étranger. Les nouvelles espèces pour semences ont obtenu une culture étendue dans le royaume, et ont aussi commencé à attirer l'attention particulière de l'étranger.

Ce progrès accompli, tout à fait inattendu dans un pays si septentrional et si peu favorisé, s'explique en premier lieu par ceci que c'est, en fait, la première fois qu'un établissement complètement armé des ressources de la science a été fondé exclusivement dans le but d'améliorer les plantes de culture agricoles. L'institution de Svalôf est encore aujourd'hui, à ce point de vue, la seule an monde.

Outre le froment, le seigle et l'avoine, on s'est jusqu'ici occupé des pois et des vesces, et, pour chacune de ces plantes, on a obtenu de grands choix d'espèces entièrement nouvelles, dont, néanmoins, quelques-unes seulement après de sévères essais préalables, sont livrées à la grande pratique. Sur la méthode de traiiîli rappelons ici qu'elle s*est peu à peu développée en pure botanique appl^wk^ consistant à traiter les matières sur le terrain, et que, plus que toute aatn wfk" thode précédente, elle se rattache directement à la culture en grand. .;

A côté de l'établissement d'essai proprement dit de la société, et en i tion avec lui, existe une entreprise commerciale, sur laquelle il exerce un la Société anonyme suédoise des semences agricoles^ qui traite, épure» cultivant, et livre au commerce les nouvelles espèces obtenues par les D'ailleurs, les deux entreprises sont complètement distinctes, ont une geatio^lî un personnel spéciaux, des domaines, des bâtiments particuliers, etc. Elles po8ièil|t ensemble à Svalôf plus de 600 hectares de terre excellente pour les travaiD^ les cultures d'élite.

La Société suédoise pour la mise en caltare des marais.

En 1886 fut fondée, sur l'initiative de M. Cari von Feilitzen, une société pour la mise en culture des marais, qui devait comprendre le sud et le centre de la Suède, mais qui, en 1888, a été étendue à tout le pays sous le nom de Société suédoise pour la mise en culture des marais.

Le but de cette société est de favoriser cette culture, si importante dans notre pays, ainsi que de répandre, par des conférences, des brochures, des réunions de discussion et d'autres moyens appropriés, la coonaissance de la culture et de la mise en valeur des tourbières, noues, marais et marécages, de l'emploi de la terre de marais dans l'amendement du sol et dans l'industrie; de soutenir, avec les ressources disponibles, les essais faits, par différentes méthodes, de l'exploitation des marais, les amendements, et enfin, en général, d'éveiller l'intérêt pour cette culture. D'après les calculs établis, la superficie des terres souffrant d'eaux stagnantes atteint 5,200,000 hectares, ou environ 12*6 % de la superficie totale de la Suède, les lacs non compris, ce qui démontrp aisément l'importance et le vaste champ de travail de la société.

LA SOCliTÉ SUÉDOISE POUR LA MISE EN CULTURE DES MARAIS.

£n 1887, les expériences de culture commencèrent sur une petite échelle, mais, déjà en 1889, on organisa des esBaia en champs pins vastes. Il fat cependant jngé nécessaire d'étendre encore ces travaux, ce qui, en 1890, exigea l'affermage de terrains plus considérables, à FlahuU^ lesquels, en 1894, furent achetés par la société. De plus, des expériences de culture continuèrent dans différentes parties du pays depuis 1889, et leur nombre s'est constamment accru.

Par des expériences scientifiques^ on apprécie la valeur de culture des terres marécageuses, et il a été fait 2,113 analyses chimiques et 6,568 analyses botaniques de différentes espèces, en même temps qu'un grand nombre d'autres analyses sur du blé, de la paille, du foin et diverses espèces d'engrais.

L'établissement de Flahult.

Des marais dans différentes parties du pays sont examinés, des cultures expérimentales organisées, et des conseils sont donnés aux cultivateurs de ces marais. Uingénieur de la culture est de plus en plus occupé, et il a, pendant les cinq dernières années, été occupé en moyenne 133 jours par an.

\jê» résultats des travaux actifs de la société sont exposés dans des concours agricoles et à ses propres expositions. Il est organisé annuellement deux réunions, où des questions sont discutées et des conférences sont faites. La réunion d'été comprend généralement des excursions aux exploitations de marais les plus intéressantes.

Les essais de culture sont très nombreux. Les essais de plantations sont faits actuellement dans 603 parcelles de terres, et 146 dans des vases en zinc séparés. Les essais en champs dans les différentes provinces ont été faits sur 69 champs dans 1,068 parcelles. Le plus septentrional de ces champs est situé à Korpilombolo sur le 67" de latitude nord, et est par conséquent le plus septentrional de la terre.

La propriété de la société, Fia huit, est situé à 223 mètres an-dessus dn niveau de la mer, et a une superficie de 82 «hectares, parmi lesquels 45 sont des hauts-marais et 5 des bas-marais. Deux colonies de marais sont orja^Lnisées à la

pn>iMi^'té afin d'rvciller l'iutérct pour la iiiieslioii de hi coluuisation. Le< cùIous liossiMlerit chacun H liocttires, dont 1 becïtare de bas- marais, 4 hertare^ de haiJts-rnaraiis, et 3 hectares de bois et de terrain pour la ferme. Des bâiimentH d'habitation et d'ex]d<dtation sont construite dans les colonies, qui sont aflermces p(ïur un laps de temps de 4 ans; après ce teinp;?, on offre à leur» locataire*! de les acheter. Les colonies doivent être entretenues d'après les prescriptions doiini'es ]iar la sotiétê, et un hectare de marais cultivé chaque année, chaulé et puurvii d'engi'ais.

Colonie iU maraÏH à Fkthult. Maison d'haèitation.

Leî5 frarùffx tf*' l't sonrltl !<ont conduits par un directeur, qui a été, ilepaii hi fondation, M. Cari \un Fejlitxen, aidé de quatre assistants, d'un iu^îéniêur de la culture et de i niitrc-niiiitreîî aux champs d'expériences à JonkOping et X Flabult. La s(ïcicté lailflii^ uiissi une rf:rue. Le nombre des membres était» à lu tin de 1808, de :î,:^04, dinit If^S élrmi^rerï^. La subvention fournit' par l*État. qui eu 1«HS uc tut que dr 000 coarniuies, montait en 1898 juskui'à 15,000 couronnes.

Sofîtites de cultivateurs.

D;ins la [ihîpart dis f^rnvinces de Suède, les cultivateurs ont trouvé dans Tidée de ra^suciation ntie force de travail pour rintérêt commun* Le but de ces sociétés est tle i'onrnir à leurs menilirts Tocciision d'échanger leurs idécï^ H leurs vues dans den diiscussions et de tirer iirofit de conférences faites sur l'ugn)-

CONQRÈS AQRIGOLES.

nooiie: clabs d'agriculture (landtbruksklubbar), sociétés d'agriculteurs (landtmannafôreningar). Certaines sociétés s'occupent de l'économie agricole, de l'achat et de l'éleyage des chevaux et des taureaux, des laiteries coopératives, de l'abattage des porcs, etc. Cependant, par ce fait qu'aucun intérêt commun de travail n'existe entre ces nombreuses et diverses sociétés, elles ne rendent pas au pays les services qu'on aurait pu attendre d'elles. Les cultivateurs suédois n'ont encore compris ni les services réels que ces sociétés peuvent rendre à l'agriculture, ni la nécessité pour eux d'une ferme cohésion, comme c'est le cas en Allemagne et dans plusieurs autres pays.

En 1896 fut créée l'Alliance agraire de Suède (Sveriges Agrarfôrbund), dans le but d'unir les cultivateurs du pays pour un travail commun, tendant à la solution des importantes questions d'économie et de politique économique qui intér^sent l'industrie agricole. Les sociétaires sont convoqués une fois par an; mais ils se réunissent aussi par sections dans les gouvernements et les cantons (l&ns- och h&radsfôreningar). En 1892, ces assemblées par sections se tenaient dans 15 gouvernements. «

Colonie de marais à Flahult. Dépendances.

Congrès agricoles.

Depuis que les sociétés d'économie rurale ont commencé à faire naître l'intérêt pour l'amélioration de l'agriculture, des assemblées ont été tenues dans plusieurs gouvernements; on y discute diverses questions, on y expose des animaux remarquables ainsi que des machines et des outils nouveaux. En 1846 se réunit à Stockholm le premier congrès .agricole pour le pays entier. Depuis lors, des congrès agricoles généraux se sont réunis, d'abord tous les deux ou trois ans; à présent, ils se réunissent tous les cinq ans. Au congrès de 1850, des prix en

argent furent distribués pour la première fois. Au 18°^* congrès, à MalmO, en 1896, il était enregistré, entres autres, 433 chevaux, 1,381 animaux de la race bovine, 1,168 produits et accessoires de Tagriculture et de ses industries secondaires, 1,160 outils et machines. £n prix, il y a été distribué 78,245 couronnes; les dépenses se sont élevées à 347,873 couronnes, dont l'État a payé 105,000 couronnes. Dans les gouvernements, on organise toujours des assemblées et des expositions, à des époques fixes, et des réunions moins importantes de différentes sections des sociétés d'économie rurale.

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