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PORTS ET BASSINS

les lacs et les fjords les uns aux antres, sont an nombre de 35, d'nne longnenr totale de 455 km., dont 71 km. seulement ont eu besoin d'être creusés, et d'une profondeur variant de 0*6 m. à 6*53 m. La construction des passes a demandé un coût de 2,525,000 couronnes.

Parmi les passes artificielles, celle de Vdddô est sans contestation la pins importante, en ce qu'elle établit un passage de Stockholm à Oregrund, sans qu'on soit forcé à prendre le large en traversant la partie de la Baltique dite la mer d'Âland. Dès les temps reculés, il y a eu une passe à V&ddO, qui avait diminué de fond déjà au temps de Gustave Vasa; c'est pourquoi, ce roi prenait des mesures afin de la creuser. Elle fut complètement négligée jusqu'au 19™^ siècle, lorsque, de 1820 à 1832, on a creusé un canal à un coût de 640,000 couronnes. Le canal a 6 km. de longueur, dont 5 sont creusés à une profondeur de 2*38 m. Depuis, il s'est détérioré, mais il est actuellement l'objet de grands travaux d'agrandissement, dont le budget est de 565,000 couronnes; il sera creusé à 3*1 m. de fond.

Une autre passe de grande importance est celle à^Uppsala, qui sur une profondeur de 2*38 m. a 54*6 km. do longueur, dont 8 km. creusés, et dont les frais ont monté à 123,000 couronnes.

La passe du détroit de Kalmar est en train d'être draguée sur une longueur de 6 km., pour obtenir un fond de 6 m.

La passe de Norrkôping, qui a 11*5 km. de longueur et 4*3 m. de profondeur, est aussi de grande importance.

Ports et bassins.

Par ports on ne comprend pas seulement les golfes et les anses qui, abrités des lames et du vent, offrent un bon mouillage, mais aussi ceux qui, en défaut de l'abri, proviennent de l'art.

Pas un des ports de la Suède n'est incommodé, comme ceux situés sur les océans, par la marée. De ports naturels^ il y en a un nombre presque infini, dont plusieurs sont munis de quais, tant pour l'amarrage des navires que pour l'embarquement et le débarquement des marchandises. Le nombre des ports artificiels est au contraire très limité. Les principaux en sont ceux de Halmstad, de Helsingborg, de Malmô, d'Ystad, de Kalmar et de Visby.

En 1898, des droits étaient perçus dans 225 ports, d'un montant de 1,799,092 couronnes. Dix ans auparavant, ces droits s'élevaient à 1,302,092 couronnes.

Des bassins se trouvent à Gothembourg, à Malmô, à Oskarshamn, à Norrkôping et à Stockholm (deux). En outre, il y en a pour les besoins de la marine de guerre un à Stockholm et 6 à Karlskrona, où un nouveau bassin de plus est en construction.

De grandes cales de halage se trouvent à Gothembourg, à Malmô, à £arlskrona, à Gefie et à Stockholm.

420 Vm. NAVIGATION DE LA SUÈDE.

Serrice du pilotage et des phares. Établissements de sauTetage.

Le service du pilotage et des phares ainsi que les établissements de sauvetage des naufragés constituent en Suède une seule institution, sous le nom de corps du pilotage (lotsverket). Ce corps dépend de la Direction générale du pilotage (Lotsstyrelsen), qui est régie par l'instniction du 14 octobre 1898.

Dès le milieu du 16°^® siècle, il existait des prescriptions qui infligeaient Ui peine de mort au pilote par la faute duquel échouait le navire piloté,, à moins que Téchouage ne fût amené par grosse mer ou par tempête violente.

Le corps du pilotage tire, comme institution d'État, son origine de la seconde moitié du 17™® siècle. Ainsi les pilotes de l'État reçurent en 1655 des terres du domaine de la couronne, exemptes d'impôts, contre le devoir pour les propriétaires de desservir les bâtiments de l'État par le pilotage. Au fur et à mesure que s'augmentait la marine de guerre, le service du pilotage se développait. L'emploi de directeur du pilotage fut institué en 1687. Le pilotage obligatoire pour les navires venant du large fut établi en 1774. Les balises et autres amers étaient en usage déjà au moyen âge, et sous le règne de Gustave Vasa, les paysans du littoral furent appelés, en 1550, à marquer par des balises à balai tous les dangers tant dans l'archipel qu'au large. Aujourd'hui, les passes sont balisées de manière à marquer un côté par des balises à balai rouges et l'autre par des balises-perches peintes en noir et blanc.

Pour ce qui regarde les phares^ il y a lieu de remarquer que celui de Kullen en Scanie est le plus ancien, ayant été construit dès l'année 1560. Ce nest pourtant qu'après l'an 1800 que le service des phares s'est déployé d'une manière rapide. Le premier feu flottant fut disposé en 1844 sur les récifs de Falsterbo. Actuellement, le nombre des phares et des feux flottants en Suède est de 288.

Le service de sauvetage date de la fln du 1 7°^® siècle, quoique étant à cette époque à la charge de personnes privées. Ce n'est qu'en 1855 que la première station de sauvetage de l'État fut établie, mais depuis lors, le service de sauvetage a subi un développement assez rapide.

Des instructions maritimes pour la navigation de la Baltique parurent en 1644, publiées par le capitaine de l'amirauté Johan Mânsson^ et plus tard par un bureau des cartes nautiques. Le même Johan M&nsson publia aussi une espèce de carte marine de la Baltique. Une meiUeure en fut publiée en 1694 par le capitaine Gàdda, mais ce n'est qu'en 1737 que fut créé le Bureau des cartes nautiques. Aujourd'hui, il existe d'excellentes cartes des côtes suédoises. Pour plus de détails sur ledit bureau, voir la première partie de cet ouvrage, à l'article Cartes officielles.

La Direction générale du pilotage comprend un directeur général et trois membres, dont un chef de la chancellerie, un chef de la section du pilotage, et un ingénieur en chef des phares, chef du bureau des phares (fyringeniOrkontoret). Le chef de la section du pilotage n'est constitué que pour un terme limité.

L'organisation actuelle du corps du pilotage date de l'an 188L Le littoral du royaume est divisé en huit districts de pilotage, portant le nom des villes où résident les chefs de district, savoir Luleâ, Sundsvall,

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