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SERVICB DU PILOTAGE ET DBS PHARES. ÉTABLISSEMENTS DE SAUVETAGE

Stockholm, Visby, Norrkôping, Kalmar, Malmô et Gothembourg. Chaque district est géré par un capitaine du pilotage. Les capitaines du pilotage sont en général choisis, soit dans le corps des officiers de la marine, 8oit parmi les lieutenants du pilotage, dont un réside dans chaque district, fonctionnant comme le second et le remplaçant du capitaine-chef. Les lieutenants aussi sortent en général du corps des officiers ou de la réserve de la marine.

Les maîtres et les hommes des districts de pilotage comprennent le personnel suivant. Pour le service du jpiZo^a^re; les pilotes supérieurs (à quelques stations principales), les premiers maîtres de pilotage (aux autres stations), et un nombre requis de pilotes-majors, de pilotes et d'apprentis-pilotes; pour le service des phares: les maîtres de phare, les gardiens divisés en deux classes; pour le service du sauvetage: les surveillants, les patrons et les rameurs.

Toutes les personnes attachées au service du pilotage sont tenues à servir, sur les ordres du roi, dans la marine royale en temps de guerre ou d'armements. Le directeur général et le personnel des districts du pilotage sont tous soumis à la loi militaire.

Les attributions du personnel du pilotage comprennent: la connaissance exacte des passes et des hauts-fonds du voisinage, quand même les amers ne sont pas mis en place; le balisage des passes immédiatement après la débâcle; la surveillance des navires venant de l'étranger, pour qu'ils n'entrent que dans les passes officielles et qu'ils touchent aux stations de douane; le service du pilotage à la navigation publique.

Les pilotes n'ont pas de solde fixe, mais aux stations peu lucratives, ils obtiennent généralement une indemnité variant de 60 à 600 couronnes. Les bénéfices principaux des pilotes consistent en droits de pilotage payés par les navigateurs. A chaque station, le total des sommes reçues est, à la fin de chaque mois, divisé entre les pilotes, généralement en fractions égales, dites lots de pilotage.

Le personnel des phares est chargé de l'éclairage et des signaux de brume. Les feux des phares du large sont allumés du coucher au lever du soleil, tant que la navigation n'est pas retenue par la banquise en dedans de la portée du phare. Des périodes spéciales de fonctionnement sont fixées par l'administration du pilotage pour les petits phares de passes qui sont établis dans l'archipel, et qui n'ont point de surveillance constante, étant allumés jour et nuit, mais qui sont inspectés ordinairement une fois par semaine. Le personnel du service des phares a un traitement fixe.

Les feux flottants de la côte Est de la Suède sont mis en place chaque année au printemps, aussitôt que cela peut s'effectuer sans courir trop de risque de la glace flottante; ils sont rentrés vers la fin de l'année, dès qu'on peut craindre qu'ils ne soient couverts de glace. Les feux flottants des côtes sud et ouest, au contraire, restent quelquefois à leurs stations pendant toute l'année.

422 vin. NAVIGATION DE LA ST7ÈDB.

Le personnel des stations de sauvetage est chargé du sauvetage des équipages naufragés. Un payement lui est accordé chaque fois qu'il a été en action.

Les bâtiments, les bateanx et antre matériel appartenant au service du pilotage, étaient à la fin de 1897 évalnés à 10,196,518 couronnes, dont deox millions pour 20 feux flottants.

Le service du pilotage est entièrement soutenu par les taxes qu'ont à payer aux phares les navires arrivant de l'étranger ou y allant. Ce droit rapportait pour l'an 1897 une somme de 1,701,202 couronnes. Les dépenses montaient à 1,584,990 couronnes. Les bénéfices principaux du personnel pilote, c'est-à-dire les deniers du pilotage, s'élevaient en 1897 à 961,685 couronnes, ce qui est le montant le plus élevé jusqu'ici.

Les lots de pilotage (voir ci-dessus) sont très différents. Ainsi, en 1897, le plus gros lot était de 4,500 couronnes, et le plus petit de 19 couronnes seulement. Celui-là était aux pilotes de Gefle, celui-ci au personnel d'une très petite station sur la côte de l'ile d'Oland.

Le personnel fixe de la Direction générale du pilotage comprenait, en 1897, 16 employés, celui du corps du pilotage 1,564, dont 925 pour la section du pilotage, 469 pour la section des phares et 170 pour les stations de sauvetage.

Les passes officielles sont au nombre de 2,200, les amers au nombre de 4,959. Les pilotages effectués s'élevaient, en 1897, au chiffre de 43,868.

La même année ont été enregistrés à la Direction générale du pilotage 185 échouages ou autres accidents maritimes sur les côtes du royaume. Le nombre des navires qui ont échoué pendant l'année, ayant à son bord un pilot^ était de 30, mais dans un seul cas, le pilote a été condamné par le conseil de guerre pour avoir causé le sinistre.

Aux 18 stations de sauvetage du royaume, 30 hommes ont été sauvés pendant l'année 1897, et depuis le début de l'activité des stations, 1,568 personnes ont été rendues à la vie.

Le service du pilotage entretient entièrement ou partiellement non moins de 24 écoles pour les enfants de son personnel dans des endroits isolés, où, pendant 1897, 341 enfants ont été instruits.

La Suède a toujours occupé une place estimée dans la question de la technique des phares et des inventions qui s'y rattachent. Les premiers < réflecteurs paraboliques pour produire des feux éclats» furent construits à Marstrand en Suède. Nommons en outre le système v. Otter pour éclairer, au moyen de feox fixes variés par des occultations, certains secteurs où se trouvent des récifs; puis, le système lAndberg destiné à produire, à l'aide d'une rotation automatique, des feux éclats dans les plus petits phares, sans une surveillance perpétuelle, et qu'on emploie presque dans tout le monde sur les lignes semées d'écneils; enfin, une lampe d'un modèle spécial, employée dans ces phares, pour feu permanents à l'huile minérale.

Sauyetage maritime.

Ce n'est que vers 1675 qu'on a commencé à parler, en Suède, de plongeurs pour le sauvetage des débris de naufrage, alors qu'un étranger, F.-A. von Treuleben, obtint le privilège royal d'entreprendre des affaires de sauvetage sur mer. Puis, il y eut (en 1692 et en 1729) deux compagnies dites de plongeurs, dont les privilèges furent de temps

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