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SAUVETAGE MARITIME

en temps renouvelés. Les deux compagnies réussirent à se maintenir jusqu'en 1802, date à laquelle elles furent modifiées de manière à faire, pour tout le royaume, une seule compagnie de plongeurs et de sauvetage. Cette compagnie vécut jusqu'à Tété de 1831, mais pendant les dernières années de son existence, elle dut se soumettre à bien des modificatioDS et restrictions apportées à son monopole. Après 1830, on essaya de former une nouvelle compagnie privilégiée, et elle fut autorisée par ordonnance du gouvernement; mais les affaires de sauvetage entrèrent bientôt dans le domaine de la spéculation privée.

Le navire de sauvetage Neptun.

C'est à M. le consul E. Liljevalch qu'appartient en majeure partie le mérite d'avoir mis en système en Suède le sauvetage, notamment par le fait qu'en 1869 il forma la société de sauvetage et de scaphandriers c Neptun» (Bergnings- och dykeribolaget Neptun), aujourd'hui universellement connue. L'activité de cette société ne s'est nullement restreinte à la Suède, mais elle s'est étendue à des parties très distantes l'une de l'autre de l'ancien monde. U lui est venu même de l'Amérique des offres d'entreprendre des sauvetages,, bien que la société n'ait pas pu en profiter.

Le matériel principal de la société se compose de: 12 bateaux à vapeur de sauvetage, 7 pompes fixes à force centrifuge, 15 pompes à vapeur mobiles, 2 pompes à force centrifuge actionnées par l'électricité, 25 scaphandres complets, 4 pontons-cylindres en fer, 2 pontons en forme de prisme en fer, 4 pontons en

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bois, 1,800 brasses (famn s= 1*781 m.) de eable en acier de 9 poaces de diamètre, 200 brasses de < Galles cbain» (cbaîne-Galle), 100 brasses de chab» de 2^/3 ponces, 42 monte-cbarges bydranliqnes, avec anssi différentes coques de navire tenant la mer et mnnies de grues à vapenr, quelques chalands en activité avec des grues ou monte-charges, plusieurs appareils pour percer et faire sauter les rocs submarins, des caliomes et des palans, etc.

Depuis rétablissement de la société, elle a fait le sauvetage de: 3 cuirassés, 1 torpilleur, 332 grands bateaux à vapeur, 106 paquebots et bateaux caboteurs, 407 voiliers, 4 machines à draguer, 1 feu flottant, 856 cargaisons différentes, gréments de navire, etc., ou en tout 1,698 sauvetages réussis, qui représentent, après le sauvetage et dans l'état endommagé des objets, une valeur de 109,336,000 couronnes.

Parmi les sauvetages, nous nommerons spécialement celui du bateau à vapeur anglais Easington près de Constantinople. en 1889; celui du bateau à vapeur anglais Conigsby près du Cap Finisterre, en 1890; celui de l'Eider, bateau à vapeur allemand pour émigrants, près de rile de Wight dans la Manche (sauvetage fort brillant); celui du cuirassé anglais Howe près de Ferrol, en 1893, sauvetage universellement admiré qui valut à la société et à ses fonctionnaires un éloge exceptionnel de la part de l'amirauté de la Grande-Bi*etagne. Le sauvetage du bateau à vapeur . anglais Wibysike près des Iles Canaries, en 1898, fit aussi grande sensation, de même que celui du China, vapeur anglais, la même année, près de Périm dans la Mer Rouge.

Au cours des dernières années, on a essayé, en Suède, de travailler à des profondeurs plus considérables qu'auparavant, 30 mètres étant autrefois la plus grande profondeur que pût atteindre un scaphandrier. Le tube dit de WalUr mérite tout particulièrement de fixer notre attention; c'est un ingénieux appareil de plongeur construit en 1895 par l'ingénieur suédois P.- A. Waller. Cet appareil se compose d'un tube en tôle construit en plusieurs parties, et élargi en bas de manière à former un atelier un peu plus large, traversé verticalement par des barres de fer qui peuvent se mouvoir en haut et en bas sans laisser pénétrer l'eau; dans l'intérieur de l'atelier, on peut non moins bien les tourner en différentes directions et positions horizontalement, au moyen d'outils glissant dans des coussinets sphériques pouvant se mouvoir à travers la paroi en dedans et en dehors et se manœuvrer de tous les côtés. En bas, les barres verticales sont munies de crochets, de sorte qu'on peut les abaisser et ainsi saisir, en dessous, l'objet qu'on doit soulever, et leurs bouts supérieurs sont armés de chsdnes accouplées qui communiquent avec des guindeaux ou des grues au-dessus de l'ean. On peut remplacer les outils passant par la paroi, et à cette fin, il y a un guichet hémisphérique qu'on peut ouvrir ou refermer selon le besoin, sans laisser entrer l'eau. Avec l'aide du tube de Waller, on a remis à flot, depuis l'automne 1896 jusqu'au mois de mai 1897, le Sôdra Sverige (environ 600 tonneaux), sombré en septembre 1895 dans l'archipel de Stockholm à une profondeur de 55 à 56 mètres, profondeur deux fois plus grande que celle d'où l'on avait pu jusque là retirer des navires naufragés.

£n dehors des sauvetages à de grandes profondeurs, il parait qu'on peut se servir du tube de Waller pour faire des recherches scientifiques au fond de la mer, puisqu'il n'y a aucune difficulté à descendre jusqu'à une profondeur de deux cents mètres et au delà et à y séjourner à volonté.

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