TÉLÉGRAPHES
Tabl. 70. Mouvement^ recettes et dépenses des télégraphes,^
Moyennes des années.
Dépêches soumises à la taxe.
Dépêches exemptes de la taxe.
Rocettes.
Couronnes.
Dépenses.
Couronnes.
lotérlenres.
Internationales.
En transit.
Total.
l,:n-.777 l,M'.-55 1, :.■■: J83 l,:.o.]51 l,l;sj,i40 l,TrtJ,;il4
En 1898
Les stations télégraphiques étaient, an eommencemeiit de 1899, an nombre de 178, dont 4 à service permanent (de jour et de nuit), 97 à service de jour complet, et 67 à service de jour limité, ainsi que 10 stations de téléphone de l'État pouvant recevoir et distribuer des télégrammes, dans les mêmes conditions qu'un bureau télégraphique. Si nous y ajoutons 328 stations de chemins de fer de l'État, ouvertes à la correspondance télégraphique des particuliers, et 848 stations de la même nature, appartenant aux chemins de fer privés, ainsi que 2 stations télégraphiques privées, nous arrivons à un chiffre total de 1,356 stations télégraphiques.
Pour faciliter la communication du public avec le réseau télégraphique, on a organisé et dans les stations intermédiaires téléphoniques et chez des abonnés privés, des bureaux de télégrammes^ qui téléphonent les dépêches qu'on leur délivre à la station télégraphique la plus rapprochée, pour être réexpédiées par ses soins, et qui remettent aux destinataires les télégrammes arrivés, si ceux-ci ne leur ont pas été téléphonés directement par la station télégraphique dont relève le bureau. Dans différentes villes, il existe aussi des bureaux de dépôts installés dans des papeteries, dans des boutiques de tabac, etc.; ces bureaux n'ont d'autre objet que de recevoir les télégrammes et de les transmettre ensuite par téléphone à la station télégraphique de la ville.
Le nombre des bureaux de télégrammes était, à la fin de 1898, de 229, et celui des bureaux auxiliaires pour le dépôt des télégrammes de 37, ce qui porte par conséquent à 1,622 le nombre total des établissements où l'on acceptait les télégrammes à envoyer.
Pour ce qui concerne la correspondance télégraphique, nous devons dire ici que, pendant l'année 1898, le nombre des télégrammes échangés dans l'intérieur du pays à été de 1,122,123, celui des télégrammes de la Suède à l'étranger de 399,859, et celui de l'étranger à la Suède de 441,571, tandis que les télégrammes de transit étaient au nombre de 331,256; soit en tout, 2,294,809 télégrammes taxés. Les télégrammes gratuits (télégrammes de service et télégrammes météorologiques) ont été envoyés au nombre de 156,899, dont 104,753 dans le pays et 52,146 à l'étranger. Le nombre des dépêches payées qui passèrent exclusivement sur les lignes de chemins de
^ Non compris les réseaux télégraphiques des chemins de fer.
fer, 8*éleva, en 1898, à 174,688. Le chiffre total des télégrammes payés, envoyés ou reçus par les stations suédoises, fut donc de 2,138,241, sans compter les 331,256 télégrammes qui furent échangés entre des pays étrangers via Snède. Les recettes revenant à la Suède s'élevèrent, en 1898, à 1,664,439-86 couronnes, les autres recettes (non compris un crédit de 176,000 couronnes poula construction de nouvelles lignes) à 37,874*4 2 couronnes. Les dépenses (qui ne renfermaient pas les frais de construction qui viennent d'être nommés) s'étaat montées à 1,447,736*92 couronnes, les fonds télégraphiques se trouvèrent donc cette année-là avoir réalisé un bénéfice de 254,577*86 couronnes.
L'administration des télégraphes qui, jusqu'au 1^^ avril 1900, releva du Ministère des finances, ressort maintenant du Ministère de l'intérieur. La Direotion générale des télégraphes se compose d'un chef ayant le titre de directeur général, qui décide de sa propre autorité, et de deux rapporteurs chefs de bureaux (un pour le bureau administratif, l'autre pour le bureau du trafic). Difl^érentes causes de peu d'importance sont réglées par le chef de bureau compétent. Outre les deux chefs de bureau en titre, il y en a un troisième hors cadre (pour le bureau des lignes télégraphiques et téléphoniques), ainsi qu'un membre adjoint qui rapporte les questions concernant le trafic téléphonique du réseau de l'État. Le personnel de la Direction générale se compose de 38 employés appointés ou pourvus d'honoraires fixes.
Le personnel des stations comprenait, à la fin de 1898, 4 directeurs, chargés d'administrer les 4 stations (Stockholm, Gotbembourg, MalmO et Sundsvall) où le service est ininterrompu jour et nuit, et d'inspecter les autres stations du district; plus 66 préposés (commissaires) de bureaux d'une certaine importance 102 commis et 210 télégraphistes. Les stations où le service dure tout le jour, sont placées d'ordinaire sous la direction de commissaires, et les stations à service de jour limité sont administrées exclusivement par des télégraphistes. Le total du personnel fixe s'élevait donc à 382 personnes, dont 177 hommes et 205 femmes (appartenant toutes à la classe des télégraphistes). I^ personnel surnuméraire des stations se compose de 43 commis surnuméraires (employés hommes) et de 316 télégraphistes surnuméraires (employés femmes). Le personnel total des employés dans les stations était donc de 740 (220 hommes et 520 femmes). Le nombre total des porteurs de dépèches et des garçons de bureau était de 316.
Pour être accepté commis surnuméraire ou télégraphiste surnuméraire, on exige que le candidat ait passé le baccalauréat de la section moderne ou ait fait preuve de connaissances correspondantes et d'avoir, en outre, suivi un cours de quatre mois à l'établissement d'enseignement de la Direction générale des télégraphes à Stockholm.
Vaquaient dans les différents districts à l'installation et à l'entretien des réseaux télégraphiques et téléphoniques, en 1 898, 6 ingénieurs de district, aidés de 13 ingénieurs adjoints. On employait, au cours de la même année, aux travaux de pose ou de réparation, environ 700 hommes pendant les mois d'hiver, et à peu près 1,000 pendant les mois d'été.
Pour fabriquer ou réparer ses appareils télégraphiques ou téléphoniques, l'administration des télégraphes a ses propres ateliers, à Stockholm, où elle employait, en 1898, un personnel d'environ 200 hommes.