S0C5IÉTÉS PRIVÉES DE TÉLÉPHONES
autorise les abonnés à converser gratuitement avec les «abonnés avec étoile» de l'autre société (voir ci-dessous), et en outre à communiquer gratuitement 100 fois par trimestre avec les autres abonnés des deux sociétés; pour chaque conversation ultérieure demandée par Tappareil, il faut verser 10 ôre. Par contre, ces abonnés ont sans restriction le droit de recevoir un nombre illimité de conversations. La société a huit bureaux centraux dans divers quartiers de la ville. Le nombre des abonnés s'élevait, le 1 janvier 1900, à 7,216. Le personnel était composé, à la même époque, de 66 téléphonistes, 7 employés de bureaux, 2 ingénieurs, et 38 garçons. de salle et ouvriers; total 113 personnes. Le capital en actions est de 800,000 couronnes. En 1899, on a servi aux actionnaires un intérêt de 6 %.
La Société (générale a des abonnés aussi bien à Stockholm qu'aux environs, dans une sphère de 70 kilom. de rayon à partir du Grand marché de Stockholm. D'après la concession de 50 ans du 1«' mai 1891 dont nous avons parlé ci-dessus, la société a le droit d'installer, dans ce territoire, des lignes téléphoniques le long des routes publiques et sur les terrains de l'État.
La société a, à Stockholm, trois bureaux centraux, qui comptaient, le 1" janvier 1900, 13,132 lignes d'abonnés, et dans le territoire concédé, 148 bureaux centraux, qui desservaient, à la même époque, 4,114 lignes d'abonnés. Le chiffre total des abonnés était donc de 17,246. Si l'on y ajoute le nombre des abonnés de la société Bell, le réseau des deux sociétés collaboratrices comprenait donc, au jour déjà dit, pas moins de 24,462 appareils.
Dans la Société générale, où chaque abonné a droit illimité de conversation, l'abonnement avec ligne directe est de 80 couronnes, et, avec ligne simplement combinée (on entend ainsi une ligne combinée avec une autre, de telle sorte que les deux ne puissent demander communication en même temps), 60 couronnes; il faut ajouter pour les deux un droit d'entrée de 50 couronnes. L'abonné avec ligne non-combinée, désire-t-il avoir dans le catalogue l'étoile (*) et l'avantage qu'elle comporte de pouvoir recevoir des abonnés de la société Bell des communications gratuites et en nombre illimité, la taxe annuelle pour obtenir ce
Mise en terre de conduits de cables téléphoniques. {Société générale de Stockholm.)
droit est de 20 couronnes. Ces abonnés à l'étoile étaient, le 1 janvier 1 900, au nombre de pins de 5,300. Les abonnés hors de Stockholm payent annuellement 50 couronnes, plus 10 à 15 couronnes par an pour les bureaux. La taxe d'entrée, qui dépend de la longueur de la ligne, est de 10 couronnes pour le premier kilomètre, et de 40 couronnes par kilomètre en plus.
La société sera bientôt installée dans un bureau principal nouTellement construit, et qui peut recevoir 20,000 abonnés. Le personnel, le î«' janvier 1900, se répartissait ainsi: téléphonistes 344, personnel des bureaux 43, ingénieurs 11, garçons de salle et ouvriers 161, en tout 559 personnes. Le capital en actions de 1,800,000 couronnes a touché, depuis la fondation de la société, un intérêt annuel de 8 ^; d'après les statuts de la société, on ne peut obtenir de plus gros dividendes.
La valeur totale de l'installation entière de la société Bell atteint la somme de 2 millions de couronnes, et la valeur de celle de la Société générale de 8 millions.
Le réseau des deux sociétés de Stockholm est entièrement avec doubles fils; c'est, actuellement, le plus grand réseau téléphonique double de l'Europe. On emploie encore sur une grande étendue les câbles aériens (39*9 2 kilom. de longueur de câbles; 2,873-9 kilom. de longueur de lignes), mais les câbles souterrains ont cependant l'avantage (longueur des câbles 89*88 kilom., longueur des lignes 16,927-5 kilom.), et il faut y ajouter 216*83 kilom. de lignes sous-marines. La longueur totale des fils aériens est de 1,830*6 kilom. à Tintérieur de la ville et de 11,205*83 kilom. à l'extérieur.
La Société générale exclusivement, et la société BeU en majeure partie, emploient des appareils et des installations de bureaux de fabrication suédoise.
Nous devons, en dernier lieu, produire les données suivantes, donnant le développement des téléphones à Stockholm comparé à c«lai de quelques grandes villes étrangères. Les voici d'après les données les plus récentes que nous avons pu recueillir:
Population. Appareils, ^fj^tlt.
Stockholm 300,000 27,000 900
San Francisco 330,000 16,000 485
Berlin 1,700,000 37,000 218
New-York 1,800,000 27,000 150
Chicago 1,600,000 16,000 100
Paria 2,540,000 18,000 71
Londres 4,400,000 20,500 47
Ainsi donc, non seulement eu égard au chiffre de la population, Stockholm a incomparablement plus d'appareils que n'importe quelle autre ville, mais même au point de vue du chiffre absolu, elle n'est dépassée que par Berlin et se trouve au même niveau que New- York.