DENSITÉ DE LA POPULATION
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Moyennefl des années. «5!i!;l! des nais- /SV^P?^ pour 100
^ moyenne. ^^^^ 1,000 hab. ^ ^^^
On voit par ce tableau que l'excédant annnel des naissances sur les décès comporte actuellement, en temps ordinaire, entre 11 et 12 Voo de la population. Pour rEurope entière, la moyenne est d'un peu plus de 10 Voo, d'où vient que l'accroissement naturel de la population en Suède est très favorable. C'est encore plus le cas si l'on compare le chiffre des naissances proportionnellement à celui des décès. A chaque 100 décès correspondent environ 169 enfants nés vivants, proportion à peine dépassée dans le reste de l'Europe, sauf en Norvège, où elle arrive au chiffre de 180. Pour la totalité de l'Europe, le chiffre moyen ne comporte que 138 naissances sur 100 décès.
La proportion qui vient d'être indiquée, savoir entre le nombre des naissances et celui des décès, est l'un des faits les plus importants que fasse ressortir la statistique de la population. Un exemple réellement extraordinaire de saine et vigoureuse vitalité est fourni par les habitants de notre gouvernement de Vesterbotten. Pendant la période de 85 ans de 1811 à 1895, il y est né 228,783 enfants, tandis que le nombre des décès ne s'est élevé qu'à 113,515. Ainsi, durant presque tout un siècle, à 100 morts ne correspondent pas moins de 202 naissances. Ce dernier cbiffire s'élève même à 207 pour les années 1891/95, ce qui par conséquent n'est pas du tout l'indice d'une diminution.
Densité de la population.
Sur une surface de près de 45 millions d'hectares, la Suède ne possède, comme on l'a vu, qu'un peu plus de 5 millions d'hommes. Pour chaque 100 hectares, c.-à-d. pour chaque kilomètre carré, la population moyenne ne comporte par conséquent que 11 personnes. Ce chiffre est très bas en comparaison de la moyenne de l'Europe (40 hab. par km.c), et encore plus en comparaison de celle de l'Europe occidentale (60 hab. par km.c). De tous les pays de l'Europe, les seuls qui soient moins favorisés à ce sujet, sont la Norvège et la Finlande.
Ces conditions revêtent un tout autre aspect, si l'on a égard & la situation septentrionale de notre pays. Il faut se rappeler que les latitudes de la Suède sont les mêmes que celles de V Alaska! Sous ces latitudes, il ne se trouve en réalité, sur le globe entier, aucune population relativement aussi nombreuse que celle de la péninsule Scandinave.
Il est de même évident qu'avec son extension du nord au sud de 1,600 km., soit de près du sixième de la distance du pôle à l'équateur, la Suède doit présenter des écarts excessifs de la moyenne générale,
quand on examine l'état des choses dans les différentes parties du pays. Le tableau 4 a donné à ce sujet les quantités proportionnelles pour les divers gouvernements, et la carte page 90 offre une répartition faite sur la base des chiffres afférents à chaque commune. Cette dernière répartition ne vise toutefois que les campagnes.
La carte mentionnée comprend cinq gradations de densité de la population par km.c, savoir: moins de 1 habitant, plus de 1 habitant mais moins de 5, entre 5 et 20, entre 20 et 5Q, et au-delà de 50.
Ainsi divisée, la Suède, exception faite de légers écarts, forme cinq grandes régions^ — la première, la seconde et la quatrième des gradations mentionnées faisant chacune un tout à part, tandis que la troisième (5 à 20 personnes par km.c.) comprend deux zones distinctes. Tune dans la partie septentrionale de la Suède et Tautre dans sa partie méridionale. Quant à la plus élevée des gradations susdites de la densité de la population (plus de 50 habitants par km.c.), elle n'est atteinte sur une plus grande échelle que dans la Scanie du sud, et on ne la rencontre que sur quelques points épars d'autres parties du pays.
Le premier des grand districts au point de vue de la densité de la population mentionnés comprend la Suède du nord-ouest, c.-à-d. toute la Laponie avec les régions avoisinantes jusqu'à la Haute-Dalécarlie au-dessous du 62*°* degré de latitude. Ce vaste complexe de 127,000 km.c, soit 30 % de la superficie totale du pays, n'est habité que par 53,000 âmes, ou moins de 1 par kmx. Un manque pareil de population est inconnu dans le reste de l'Europe, sauf en Norvège, en Finlaude et en Russie. Mais c'est dans ces territoires frisant les déserts arctiques, que se trouvent les grands gisements ferrugineux de la Suède du nord, et il vient récemment de s'y concentrer une population promettant une augmentation considérable dans un avenir assez rapproché.
La Suède du nord se compose en général, comme il a été dit ci-avant, de trois régions longitudinales, allant des Alpes Scandinaves au golfe de Bothnie. A leur extrémité septentrionale, les régions occidentale et centrale présentent toutes les deux le faible effectif de population indiqué ci-dessus, mais à la hauteur du Jemtland, ce n'est le cas que de la région alpestre proprement dite. La région centrale et une partie de la région inférieure forment ici un ensemble possédant plus de 1 habitant mais moins de 5 par km, c. Cependant, sur un peu plus de 90,000 km.c. ne vivent ici que 235,000 personnes, densité de population à coup sûr excessivement faible. Il doit être ajouté que cette population est agglomérée dans de grands villages le long des fleuves. Entre ces villages se trouvent des étendues de dizaines de kilomètres où l'on ne rencontre aucune habitation humaine.
La densité de la population est considérablement plus grande le long des côtes du golfe de Bothnie. C'est surtout le cas de la ligne côtière située entre les cours d'eau de l'Angermanelfven et de la Ljusnan, où l'on rencontre sur nombre de points jusqu'à 50 à 100 personnes par km.c, c.-à-d. tout autant que dans les parties les plus populeuses de la Suède méridionale. A cette exception près, la côte appartient à la zone comptant en moyenne de 5 à 20 personnes par ^m.c, zone qui, vers la partie la plus méridionale du golfe, s'élargit et comprend toute la largeur de la Suède.
Ce dernier degré de densité de la population caractérise aussi une région considérable (plus de 30,000 km.c.) de la Suède méridionale, savoir le haut-plateau
LES CABfPAGNES ET LES VILLES.
de Smâland au sud dn Vettem, et l'île de Gotland, dont le chiffre de population est d'une faiblesse surprenante tu la fertilité de cette île/
La teinte rouge de la carte désigne, en dernier lieu, le district dont la population dépasse 20 personnes par km.c.y les villes toujours non comprises. A ce district appartiennent presque tout le bas pays de la Suède centrale, autour des grands lacs, la Suède au sud du haut-plateau de Smâland, et enfin les côtes occidentales du pays jusqu'à la frontière de Norvège.
Enfin, la Suède possède, dans le gouvernement de Malmôhus et dans d'autres parties de la Scanie méridionale, un territoire où la population des campagnes dépasse 30 habitants par km.e., (si l'on prend les villes en ligne de compte, 80 habitants et au delà), territoire qui serait considéré comme relativement bien peuplé même dans l'Europe centrale. Comme le fait voir la carte, on ne rencontre, dans le reste de la Suède, que de petits districts isolés avec une population aussi dense.
Tabl. 8. Densité de la population, par communes j en 1895,
Commîmes, classées d'après la densité de la popalation.
Superficie.
Kilom. c.
Population, en
Hab.
par kilom.
carré.
En % dn royaume.
Saperflcie.
Population.
Moins de 1 hab. par Kilom. carré
1—5 habitants » > »
Pins de 50 » > » >
Campagnes Villes
Total
Le tableau 8 donne la récapitulation de la population suédoise en 1895 avec prise en considération de chacune des 2,400 communes rurales qui sont classées d'après la densité de leur population. Les eaux sont défalquées des chiffres de la superficie.
U résulte du dit tableau qu'une moitié de la Suède possède moins de 5 habitants par km.c, cette vaste étendue n'étant habitée que par 300,000 hommes, et que la moitié restante compte par conséquent 4,800,000 âmes.
Les campagnes et les villes.
La loi suédoise établit de très grandes différences entre les communes rurales et les communes urbaines au point de vue de l'administration tant générale que communale et judiciaire. C'est le gouvernement qui confère les >privilèges urbains», dont 92 localités de notre pays sont actuellement en possession.
De ces 92 villes, 27, avec mie popalation totale de 36,132 habitants en 1898, ont, chacune prise à part, moins de 2,000 habitants, et ne seraient dès lors pas mises au rang des villes dans l'acception statistique générale. Comme
n. LE PSnPLB SUEDOIS.
G«n.Srab. LitAnsr.Scockholm