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LES CAMPAGNES ET LES VILLES

on le Yoit, la population totale de ces petites agglomérations au-dessous du standard statistique, est trop insignifiante pour exercer une influence digne d'attention, d'où Tient qu'une comparaison avec d'autres pays peut se faire sans inconyénients sensibles.

Quelques-unes des agglomérations que la loi ne reconnaît pas comme villes, ont une population de plus de 2,000 habitants. Ce sont ou des faubourgs au voisinage des villes de Gothembourg, Norrkôping, Sundsvall, Ëskilstuna et Motala, ou des localités nommées en Suède kôpingar (bourgades), occupant, aux termes de la loi, une position intermédiaire entre les campagnes et les villes, ou enfin quelques centres industriels et commerciaux dans les campagnes, dont le plus grand est Trollh&ttan avec ses 7,000 habitants.

Stockholm. Font de Vasabron.

De la population de tout le continent européen, environ 33 % sont estimés appartenir aux villes; ce chîffre s'élève même jusqu'à 45 */• dans l'Europe occidentale, tandis qu'il ne comporte qu'un peu plus de 15 % dans l'Europe orientale. En Suède, où l'industrie principale a toujours été et est encore l'agriculture, les villes ne comprennent qu'environ 21 % de la population, chiffre, il est vrai, plus élevé que dans les pays de l'Europe orientale, mais qui, dans l'Europe occidentale, ne dépasse que celui de la Finlande. Toute la population des 92 villes de la Suède s'élevait en 1898 à 1,060,000 personnes, tandis que la campagne possédait un chiffre rond de 4,000,000 d'habitants.

La population de nos villes n'est connue que depuis 1805. Le tableau 9 indique le développement que cette population a subi depids lors.

Tabl. 9.

n. LE PEUPLE SUÉDOIS.

Population des villes et des campagnes.

A la fin de rannée.

Population I totale.

Dont

Campagnes.

2,tl:.',:î2 2,:>M,(Î1K) 3,i:^s,s^7 3,8f)liJ:i8 4,î><?5,Kt)8 5,06*2,9J8

2,180,715 2,:ia)Jli8 2,83n,:^ï4 3,4:^5,^^09 3,875,237 4,004,521

YUIe

villes,

Moyannes des années.

Le TOf^ an me,

Oam-

Aceraiasement par an, ^ft

Ainsi, dans le courant de ce siècle, la population des villes s'est élevée, depuis 10 j6 à peine de la population totale du pays, à près de 21 ?6. Cette marche progressive n'a commencé toutefois que dans la période décennale de 1841/50, avec Tabolition des anciennes maîtrises et corps de métiers (1846). Depuis lors, la population des villes de Suède s'est accrue avec une rapidité immense, 24 ®/oo par an dans la dernière génération, contre la moyenne de 15 ®/oo dans l'Europe occidentale. A côté des vieilles villes légalement reconnues, s'élèvent en outre partout de nos jours de nouveaux rudiments d'agglomérations urbaines, aux gares de chemins de fer, près de certaines grandes fabriques et sur des points favorables au commerce. Si, dans la jilupart des cas, ces cités naissantes sont encore trop petites pour pouvoir être considérées comme villes, elles constituent néanmoins de vigoureux et vivaces commencements de centres urbains. Grâce à ce développement, la population des villes suédoises est appelée à subir un accroissement considérable dans le cours d'une génération.

A la fin de lâ98, la Suède possédait deux villes dépassant 100,000 habitants, une avec un peu plus de 50,000, six de 20,000 à 50,000, et treize de 10,000 à 20,000. Le tableau 10 donne le chiffre de la population de ces villes au commencement, au milieu et à la fin du siècle.

Tabl. 10. Population des villes de plus de lOfiOO habitants.

VUlea.

Villes.

Stockholm

Gothembourg...

Malmd

Halmstad

Sundflvall

Landskrona ....

Borâs

NorikOplng

Gefle

Linkdping

Eskilstnna

Kalmar

Helsingborg ....

Karlskrona

Uppgala

Jônkôping

ôrebro

KarUtad

Sôderhamn

VeeterâB

Land

Kristianstad ...

Avec ses faubourgs, Gothembourg compte désormais environ 140,000 habitants, NorrkOping près de 50,000, et Sundsvall et Eskilstuna chacune 20,000.

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