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LA GYMNASTIQUE SUÉDOISE

Les travaux entrepris après la mort de Ling, en vue de compléter son œuvre, sont dus principalement à son successeur immédiat, Gabriel Branting (1799/1881), et à son fils, Hjalmar Ling (1820/86). — Dans ses cours à l'Institut, Branting développa les théories de Ling et porta la gymnastique médicale à un haut degré de perfection. — Hjalmar Ling fut, lui aussi, un habile gymnaste médical, mais c'est surtout à la partie pédagogique de la gymnastique qu'il donna une attention spéciale. Des dessins d'une vérité parlante, dus à sa plume, retracent des milliers de formes de mouvements; conformément aux plans et desseins de son père, il a rassemblé et groupé ces formes en catégories spéciales d'après leur action sur l'organisme. C'est de cette manière qu'ont été constituées dix catégories de mouvements gymnastiques. Certaines d'entre elles peuvent être, encore, utilement subdivisées en deux ou plusieurs groupes. Hjalmar Ling a, en outre, rédigé des listes de mouvements appropriés aux différents âges, et a rendu la gymnastique pédagogique praticable aussi bien à l'école primaire que dans les établissements d'éducation de jeunes filles.

Les mouvements compris dans les catégories en question, ont été rangés par ordre de progression, suivant le degré d'effort qu'ils nécessitent. Dans la pratique, une suite de mouvements comportant des efforts de degrés sensiblement équivalents et pris dans chacune de ces catégories, devra être coordonnée en un programme d'exercices, dit «leçon du jour». Certains mouvements, nécessitant un effort moindre, sont intercalés entre les représentants des catégories de mouvements proprement dites, pour faire, de la leçon ou l'exercice du jour, un tout gymfMstique. 11 faut en effet que chaque partie du corps en particulier, et, en même temps, l'ensemble des organes, participent à l'exercice journalier qui devra être réglé, pour l'ensemble et le détail, sur le degré de développement des personnes pratiquant la gymnastique.

Les personnes parfois fort nombreuses qui s'exercent simultanément, dcTTont donc être réparties en plusieurs classes, de telle sorte que celles qni ont atteint un même degré àe développement puissent s'exercer ensemble. Chacune de ces classes, dans un établissement d'enseignement public, p. ex., devra avoir son programme d'exercices spécial.

En vue de provoquer un effort suffisamment grand, tout en prévenant le surmenage, la coordination des mouvements de la leçon du jour devra être combinée de manière à favoriser, sans cesse, l'équilibre entre la respiration, les fonctions du cœur et le travail musculaire. Pour atteindre ce but, les mouvements doivent alternativement influencer des groupes de vaisseaux différents de manière à exciter ou calmer, suivant les besoins, l'affiux et le reflux du sang dans les différentes parties du corps. En même temps, la fréquence de la respiration doit être alternativement augmentée ou diminuée, tandis que la respiration elle-même est simultanément rendue plus profonde. Pour obtenir ce résultat, on ne se contente pas des différents mouvements aux influen-

330 IV. l'enseignement et la culture intellectuelle en suède.

ces variées, mais on a encore recours à une progression graduelle de Teffort dans Texercice journalier jusqu'à un peu au delà du milieu de cet exercice. L'effort doit ensuite aller en décroissant de plus en plus rapidement jusqu'à la fin. Une fois l'exercice du jour terminé, les mouvements du cœur, aussi bien que la respiration, doivent être forts et profonds mais calmes.

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