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L'AGE DE LA PIERRE

l'on voit, p. ex., à l'instrument fig. 13, Be faisaient probablement ou par le choc, ou par la pression d'un outil en os, semblable à ceux que plusieurs peuples américains ont employés au même effet.

Les couteaux, les poignards, les pointes de lance et les tètes de flèche, les grattoirs et autres ouvrages en silex sont seulement taillés et jamais polis, du moins pas au tranchant. Beaucoup d'autres antiquités en pierre, surtout les haches et les ciseaux, sont par contre polies. Il nous reste encore un grand nombre des polissoirs employées k cet usage. Les plus ordinaires sont ou de grands blocs de grès k une ou plusieurs faces planes, ou des grès à extrémités arrondies, épais et presque en forme de massues, du genre de celui représenté fig. 9, Sur les premiers se polissaient, p. ex., les haches en silex (fig. 8) ot les ciseaux les plus larges, sur les seconds, les ciseaux plus étroits du type fig. 7, etc. A force d'usage sur toutes leurs faces, ces derniers polissoirs (fig. 9) finissaient par devenir très-minces au milieu, et l'on ne doit pas s'étonner si, comme cela a vraiment eu lieu, une pierre pareille a (ité prise par un oeil peu exercé pour l'os pétrifié d'un animal d'une époque passée.

On a souvent trouvé dans les tombeaux de l'âge de la pierre une espèce de petits polissoirs en schiste noir (Ant, suéd., fig. 4), qui se portaient sans doute à la ceinture, et servaient à acérer les aiguilles en os ou autres objets pointus.

Plusieurs haches en trapp (diorite) et de roches semblables sont percées d'un trou d'emmanchure. On ne voit, par contre, jamais de trous pareils aux haches en silex, ce minéral étant trop dur et trop cassant pour se laisser perforer.

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