‹ La Suède préhistoriqueChapitre 4 sur 52 · Plam d'un îigaimiie», habitation det Lapom norcégiens · texte numérisé non relu

Plam d'un îigaimiie», habitation det Lapom norcégiens

populations polaires de l'Amérique et de l'Europe. Il considère que ces sépultures à galerie, d'une forme peu, propre et peu naturelle pour des tombeaux, ont été construites en conformité des demeures des vivants, et que, par conséquent, ces dernières ressemblaient it celles encore

B le paaeage; C !a porte iatérieure; D la ! pratiquée dsjis le toit pour la fumée:

et les cièvrea.

' A la porte eiterieure; chambre; E le foyer; F oi OG lita; H enclos pour les

DTIL8. 19

en usage de nos jours dans lea régiona polaires de l'Amérique. Elles auraient donc été formées d'une chambre basse, quadrangulaire, ovale ou ronde, h. laquelle conduisait, du aud ou de l'est, une galerie longue et étroite, plus basse que la chambre.

Lea aeuls vestiges certains d'habitations Scandinaves de l'âge de la pierre que l'on ait trouvés juaqu'ici, sont les foyers on âtrea que l'on rencontre au milieu des skjôkkenmôddîngaB et dans plusieurs autres endroits. Cea foyera rudimentaires, formés de quelques pierres juxtaposées, devenues cassantes par l'effet du feu, et recouverts de charbon et de cendres, ont été découverts sur plusieurs points de la Suède méridionale, dans des circonstances montrant qu'ils appartiennent au Be cond âge de la pierre.

Les principaux outils dont les populations Scandinaves de l'âge de la pierre ae servaient pour la fabrication de leurs ouvrages en bois, étaient des couteaux, des scies, des perçoirs, des ciseaux et des haches.

Les éclats de silex, du genre de celui reproduit fig. 4, servaient de couteaux k tailler. Quand ils sont bien faits et qu'ila n'ont paa de brèche, ils présentent des deux côtéa un tranchant très-acéré, dû non au polissage, mais à l'angle aigu que forment les côtés entre eux. Les couteaux du genre de la fig. 16 n'ont probablement pas servi i couper le bois; c'étaient des armes de chasse ou des poignards.

Plusieurs des outils en silex en forme de croissant paraissent avoir été employés comme scies, vu que le tranchant en est souvent armé de dentelures évidentes (voir fig. 13). '

Le tranchant des ciseaux est ou droit ou évidé comme dans les gouges reproduites fig. 7 et 10. Celle-là présente

^ peu près les mêmes dimensions que nos gouges ordinaires, quoique la plupart des ciseaux en pierre soient plus larges et plus grands.

Les haches (ff.'S, 8 et 20) présentent souvent de trèsgrandes dimensions; celles en silex ont parfois une lon-

19. Hache moderne en pierre, à manche de ioit. Nouvelle Calédonie. ^.

gueur de 45 centimètres. Il est facile de comprendre comment étaient emmanchées les haches en pierre percées d'un trou. Mais, comme nous l'avons vu, les haches en

HâCDES. 21

silex ne portent jamais de trou pareil. La plupart étaient probablement axées comme la hache en pierre, fîg 18, trouvée avec son manche bien coneervé dans une tourbière anglaise. Une haohe en silex, provenant d'une tourr bière des environs de Borreby en Scanie, — — -

porte encore les traces évidentes d'un mode similaire d'emmanchure. Outre les haches en pierre ayant conservé leur manche trouvées parfois en Europe, les haches qu'ont fournies de nos jours les peuples sauvages (fîg. 19), montrent aussi comment elles peuvent être solidement fixées dans un manche, quoiqu'elles ne possèdent aucun trou d'emmanchure.

Le tranchant d'une hache ou d'un ciseau en silex bien aiguisé est trèsacéré, mais il s'émousae facilement et se brise bientôt. Jl est donc probable que les Scandinaves de l'âge de la pierre essayaient de faciliter le travail du bois de la même manière que le font encore les sauvages actuels, en carbonisant au moyen du feu la partie du bois qui doit être enlevée. La possibilité de la confection d'ouvrages très-fins au moyen de

.'I . . . 20. Hache en ^lem

ces outils en pierre, qui nous paraissent ^^^„( ^, f^^^^, ^

si simples et si grossiers, nous est dé- ^<"'neke. Se. ^. montrée par les preuves de dextérité que nous fournissent encore les peuplades américaines actuelles, comme par les élégantes productions en os, en corne, en ambre, etc., trouvées dans les skjôkkenmôddingSB et dans les sé-

ilizedliv.GoOglc

22 1. l'agb de ia. pierre.'

pulturea à galerie (Voy. ff. 22 et 24, et Ant. Suéd., ff. 53, 75-91).

En fait d'outiU employés pendant l'âge de la pierre h la confection des vêtements, nous signalerons surtout une foule de grattoirs en silex (ff. 3 et 21), au moyen desquels on nettoyait et l'on préparait les peaux destinées

Les deiix face» if «n grattoir en l'itex. ISeknal. ^.

& servir d'habillements, de même que des alênes en os, des aiguilles et une espèce de peigne de la même matière. Ce dernier s'employait probablement, h l'inetar d'un instrument semblable chez les Esquimaux, à diviser les tendons qui servaient de fil.

Si l'on n'a pas encore rencontré de débris des vêtements mêmes dans les trouvailles Scandinaves de l'âge de

VETEMENTS. PAEUBES. 23

la pierre, on a toute cause d'admettre qu'ils se composaient de peaux, sinon exclusivement, du moins à titre principal, comme c'est encore le cas chez les populations polaires de l'Europe et. de l'Amérique, Il est possible, cependant, que les étoffes de laine tissée aient été connues dans le Nord vers la fin de l'âge de la pierre, vu que le mouton y existait alors à l'état domestique. Les trouvailles remarquables, ei riches en rensei^ements même pour nos contrées, qu'ont fournies les stations lacustres de la Suisse, ont montré que, pendant l'âge de la pierre, nonseulement les étoffes tissées étaient connues dans ce dernier pays, mais encore que l'on y cultivait le lin.

L'ambre, si commun sur les rivages méridionaux de la Baltique et même sur les côtes de la Scanie, servait déjà pendant l'âge de la pierre à la confection de parures, telles que perles, portées en collier, etc. La fig. 22 reproduit une perle du type le plus commun à cette époque, que l'on ne rencontre presque jamais dans les trouvailles d'époques plus récentes. Les sépultures suédoises contiennent des nombres considérables de perles en ambre, et cela non-seulement en Scanie, mais encore même jusqu'en Vestrogothie, oti l'ambre doit ^^oir 22, PerUgnaml/re. été transporté par la' voie de terre, alors f^ftrfç.^. très-longue, qui de la Scanie ou du Danemark conduisait h cette province. C'est ainsi que l'on trouva en 1868 plus de 200 perles en ambre dans une sépulture à galerie du voisinage de la ville de Falkoping.

On a également rencontré , dans les tombeaux de l'âge de la pierre suédois, des perles et des pendeloques en os, de même que des dents perforées d'ours, de loup, de

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