L AQE DE LA PIERRE
chien et de plusieurs autres animaux, lesquelles avaieut évidemment servi de parures. Il est probable que les dents des grands carnassiers se portaient aussi comme trophées, comme les glorieux souvenirs de luttes infiniment plus périlleuses pour les chasseurs de l'âge de la pierre, que pour nos Nimrods modernes armés de fusils rayés. La coutume de porter en guise de parure des dents d'animaux perforées a survécu à Tâge de la pierre. On en a trouvé dans les tombeaux lîvoniens de l'âge du fer, et le célèbre naturaliste allemand Virchow rencontra, il y a quelques années, lors d'une excursion dans les montagnes du Tyrol, un garde-vignes portant un couvre-chef couronné de plumes de coq et d'une queue de renard, et, sur la poitrine, une parure de dents de sanglier.
Les boucliers étaient probablement les seules armes défensives. Or, comme ils n'étaient naturellement confectionnés que de toîs, de peau ou d'autres matières facilement détruites, il ne nous en est pas parvenu de débris.
Les armes offensives étaient la hache et le casse-tête, ■ le poignard, la lance, la flèche et l'arc, et probablement aussi la massue et la fronde, quoique, pour la même raison qu'îi l'égard des boucliers, ces trois dernières espèces, si communes chez les peuples sauvages, ne nous" aient pas été conservées. Il nous est parvenu, par contre, des milliers d'exemplaires des autres armes.
L'on peut, sans hésiter, voir des armes dans les haches en pierre des types des fig. 12 et 23, tandis que les haches en silex et en trapp (diorite, ff, 5, 8 et 20), mentionnées plus haut, ont sans nul doute servi à la fois d'outils et d'armes. La fig. 16 représente un poignard en silex d'un tr&vail remarquable. La poignée est dilatée en arrière, et ses bords sont ornés de petites dentelures ânes et régulières