SCÈNE X
YVAN, BORMAN, CLOTHILDE. .
bomba*. Madame, M. le comte se plaint de votre conduite. Vous abusez, dit-il, de l'autorilé que je vous ai fait prendre sur Maria.
CLOTHILDE. M. le comte SO trompe... (Levant les yen* au ciel.) Non, je n'en abuse pas. Vous avez, mis sous ma gante une jeune fille vertueuse; j'ai promis à son père, qui m'en suppliait avec larmes, de lui servir de mère, et, jusqu'ici, j*ai tenu ma promeS9e. (Y»Ilu regarde Borman.)
borna*. Fort bien, madame; ou devait être discret au village où vous prîtes b jeune Suédoise; mais, à Loben, ne vous donnai-je pas d’autres ordres?
Clothilde, m indigrution. D’aulres ordres?... Oui, monsieur, et bien dignes de vous; mais je ne me suis pas engagée & les exécùter.
borna*. Aviez-vous le pouvoir de refuser? Voui avais-je permis du choisir? On veut, cela vous suffit.
tva*. Cessez ces débats; ou n'exige de vous, madame, que du silence, de la discrétion.
cloiiih.de. Je n’ai que trop obéi !
tva*. Vous avez de l'empire sur Maria.
Clothilde, atttadrie. Je l'aime nomme une mère! tva*. Vous n’étes pas étrangère à la froideur qu'elle me té* molgne... (A«ccoolèr«.)Si c’était tous qui m’eussiez fermé son cœur...
clotbii de, ««ec frnueié. Non, monsieur, je n’ai rien fait pour cela, quoique peut-être je l’eusse dû; mais il me suffisait de vous laisser agir, et c’était bien assez.
tva*. Vous osez m’outrager?
Clothilde. Hélas! je vous conjure de revenir d'une erreur; de ne pas commettre un crime t tva*. Vos généreux avis m’ouvrent les yeux; il est heureux pour vous que je ne puisse vous redouter, et bientôt Maria se passera de vos soins et de vos conseils.
Clothilde. Qu’enleuds-je !. .. Quoi! monsieur le comte, vous nous sépareriez?
borna*. Vous ferez ce qu'on tous prescrira; jusque-là, ne vous exposes point à dépasser les ordres que vous avez reçus. Songez qu’un mot imprudent vous deviendrait plu» funeste qu’à M. le comte. N’oubliez pas qu’il y a partout dus lois, des tribunaux, et qu'il dépend de moi de vous faire flétrir.
ci. mt mi de. Grand Dieu!... -.ri i««re le »hage.)
bornan, trfe-bioL Pour vous, monveiir le comte, soyez sans inquiétude; je VOUS répond» de Clothilde. (Mk (remit et n'ow relever U tète. — Rornuti «xr.mtnc le «ointe ; ils montent l'rsctLer et entrent dus une chambre où l'on a porté lei begigr».)