‹ La suédoise drame en trois actesChapitre 23 sur 44 · CLOTHILDE, MARIA, JOANNA · texte numérisé non relu

CLOTHILDE, MARIA, JOANNA

(a pré» un long eileoce, Marie, qui retirai# elle, regarde d'un air égaré.)

joahha. Je n’entends, je ne vois personne.

CLOTHILDE, mirant le» regard» et le» ge»1t* de Ment, qui wenble chercher quelqu'un autour d'oiie. Ma fille!., ma chère Maria!., qu’as-lu donc?.. D'où vient ta pâleur... ton effroi... le tremblement qui t'agite?

MARIA, «vec joie, terreur et un peu d'egerenent. Oh! ma mère!., je viens de le voir!.. Oui, oui, c’était iuil Clothilde. Lui!.. Qui donc, ma fille?

maria, t revaillent. Ma tille!.. Ah! c'est vous qui Tenez de prononcer ce nom... Je croyais entendre sa voix!..

CLOTHILDE. Sa YOil!.. (Cbwlkitda fait tignt» Joanu de regarder den-i U tourelle. Jounna retourae eu fond, regarde aiientitemeut, et réitéré qu’il n'y a pereouae. Fendant ee tempe. Maria tel tombée dam une profonde rêverie; elle m tort, eomme rappelant «a raitnn ; »♦ couvre elore lee J«»i de e«u mooebair, et pleure amèrement.;

maria. Oh! mou père!.. Non. eu n'éluil qu’une erreur!.. Hélas! ou ne sort point du la tombe!.. La mort ne rend pas ce qu’elle arrache à notre amour!

CLOTHILDE. Qut* dis-tu?

maria. Ah! madame, pardunnez-nioi! Je n’ai pu résister à l’émotion terrible que je viens d’éprouver!

Clothilde. Explique-toi, je t’en conjure !..

maria. A peine étais-je entrée dans cet appartement, qu'en-

! traînée par uue secrète inquiétude vers une des fenêtres de I la tourelle, je parcourais d'un œil effrayé le9 rochers arides I et les gouffres affreux dont ce château semble environné ; tout à coup, un vieillard m 'apparaît. Il gravissait lentement de rochers en rochers... A sa vue, mou sang se glace!.. Un tremblement universel s'empare de mes membres. Je vois ce malheureux chanceler, défaillant, prèsde périr, et, moi-mème,

| attachée à ma place par un pouvoir surnaturel, mes yeux ne peuvent se détourner de lui!.. Mais, ô prodige, à mesure que ce vieillard avance... le croirez-vous? je reconnais en lui tous les traits de mou père! (Clothilde fait uu mouvement, et écoulé avec

usitté.) Comme lui, c'est uu soldat; il porte le même uniforme; sa taille, sa démarche, ses cheveux vénérables !.. Oh! oui, je le vois eacoru!.. U est devant mes yeux!.. C’était bien lui! C’était mon père!..

joahha. Son père!

Clothilde. Grand Dieu!.. Ma fille... achève!.. maria. La joie et l'épouvante s’emparent de mes sens!.. Je veux l'appeler, ma voix s’éteint, mes brds n’ont pas la force de se tendre vers lui !... U me semble pourtant qu'il me regarde, qu’il s’agite... Alors ma vue se trouble; je ne vois plus qu'un nuage; je crois que l’ombre de mon père est rentrée dans l*tblmt f et inoi-mAme, éperdue, égarée, j’ax fui, et suis venue me réfugier dans vos bras !

Clothilde. 0 bonheur! Le ciel te protège! 11 a conduit ton sauveur !

maria. Que dites-vous?..

Clothilde. Madame, c'est lui!.. Voilà l'instant d’exécuter votre promesse... O mon Dieu, achève ton ouvrage! maria. Ma mère!

joahha. Madame, que faut-il faire ?

Clothilde. U faut... attendez... écrire.

joahha. Vous ne pouvez, on vous a tout ôté!

Clothilde. Les monstres! que je ne puis...(s«a »gltatian *»* *u

««■bit; Mari* «a parait effrajée. Tout a coup, »on rrgard »i> port* »ur I» j«uu« ptnoBnc, »t cil* je» ii uu «ri de j#it-) Ah! il va tout savoir!.. (DImiüI une écharpe qui entoure I* liilll de Maria.) Chère Olifant,

abandon n ez^noi ce gage de teudresse, d’amour, que tu reçus de ton père!..

maria. Que faites-vous? Cette écharpe... Ah! madame, j’avais juré de ne jamais la quitter.., C’est tout ce qui nie reste de mon père!.. Hendez-la-moi!.. (Elle »« précipite »u» ruLarpa

que tient Clothilde, tt I» couvre de bail*».)

Clothilde. Cruelle enfant!.. Maria, je jure qu’elle te sera

rendue! (Marie, immobile d'*<*nn«mttu, I* regarde en tilenac. Tirant A

part Jean**, ) Je mets en vous ma dernière espérance, je vous conlie le sort do Maria!.. Pouvez-vous sortir du château? joahha. A toute heure.

Clothilde. Courez, volez, cherchez partout ce soldai qu’hier vous avez vu... (rtu» b».) C’est le père de Maria!.. Donnez-lui cette écharpe!.. Pas uu mot... Rien de plus... Au nom d'Elvire, ne me trahissez pas!

joahha, ave» joie. Je comprends... Comptez sur moi ! (ju»nn«,

tenant l'écharpe, t'éloigne rapidement. Clothilde eti dan» la joie; M-ria, »u comble d* l'étonnement. Tout A coup, Tv»t» al Borman parai». «nt, et, comme Joauuu te retourne pour »ortir,«lle »* trouve devant Borate, qui la taiall par le bra», ei la regarde «n »«l»oea.)

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