‹ La suédoise drame en trois actesChapitre 25 sur 44 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

Y VAN, BORMAN. CLOTHILDE.

tv an. Tous mes vœux sont comblés; la jeune Suédoise est on mou pouvoir ; lu tromper plus longtemps devient donc inutile, et, pouf agir en maître, je n’ai besoin de services ni de secours étrangers. Je tons rends votre liberté : vous allez sortir du château, et quitter nies domaines. Itornnn vous conduira, et vous témoignent mu reconnaissancti jtour 1rs soins et l'affection que vous avez donnés à ma chère Maria.

(rjutbildc rr*te immobile et ne répond puant. Apte* un court ai le une, le coiul* (ail aigoe A Bortnan de remmener .)

borman. Vous avez entendu, Clothilde : tout est prêt. La voiture qui vous amena, vous attend à Pcutrèp «le la chapelle. Je vais vous y conduire. (Lui pmenUui uu portefeuille.) Ce portefeuille renferme vingt mille roubles, eu papier : vous pouvez l’accepter, c’est un présent de monsieur le couile.

lloihii.dk. |jui lui donne le droit de m'offrir un infâme salaire, et à vous, son valet, celui de m’outrager? Pour venir m'apporter le prix de son déshonneur, vous ai-je déjà livré ma tille?

tvaH. Madame, quel ton prenez-vous devant moi?

Clothilde. Celui «le l’indignation qui soulève mon âme!.. (a Burmau.j Misérable! garde cet or; il est le prix du crime ! Va, lu Tas bien gagné!

douma*. Quelle audace!

Clothilde. Et vous, monsieur le comte, vous qui, plus que Maria, pi-ui-étre, marchez sur le boni d’un a Mme, qui ne pourriez l’y précipiter sans y tomber vtfUs-uuHiie, au nom du ciel! ouvrez entin les yeux! Songez... songez que son père, que Féodor existent, et <]ue la main de Dieu n’abaudoitlic pus toujours l’innocence!

v van. Je méprise vos menaces!.. Elle est én mon ]mhivoirt..

Clothilde. Non, nou, monsieur le comte, je vous l’ai dit. je vous le répète, jamais vous ne souillerez la vertu de Maria; mais vous plongerez celle infortunée dans la tombe, comme vous y files descendre la uialheureusu Eivire I*. (v<au fait unuu'cuM-nt «lt< fureur; Hurroau miU< pift à l'arrAJrr.) Voyez, voyez encore, sur ce lit mortuaire, le cor|» inanimé d’une victime à peine ensevelie! Voilà le sort que Maria préféré au déshonneur.

(KJlr t'attache an* geoutit d'ïiao, «tout la fureur n'a fait que ■ accroitrc; H la rrpvUMt à rtc nolcuec. Berman la rriérc I

tvah. Inseiiîée! par uu mot effroyable vous avez élevé une barrière étemelle entre vous el Maria ! Vous avez prononcé les noms d’Elvire, de Féodor L. Mullieureuse ! vous avez soulevécontre vous tout ce que mon âme peut reufermer de haine et de vengeance !... (Il porte la main à «on «pee.j Clothilde. Grand Dieu !..

BoniiAN. Sortez, madame 1 Retirez-vous!

WAN, a Borw«a. Tu connais les transports où ma colère se livre!.. Fuis, Hurinan, fuis avec celle femme imprudente ! ei que jamais son aspect ne frappe mes regards!

uoiiHAN, cherchant * lautrauiar. Venez .. venez... Clothilde! clotridle. Dieu!.. abamloiincr ma tille!., la livrer à ce barbare!..

TV AN. Sortez !

borman. Fuyons, vous dis-je !..

Clothilde, » a«T*chai»uk Non., non., cruels! Donnez-

moi doue la mort!- ’

VVAN. Ltllralllts-la .. (Humai» l entraîne jusqu'au CjDil de U sail ) CLOTHILDE, w tournant irrt la porte de la tourelle. Maria!... Maria!... Ma tîllv !.-• t°“ <*c» «« porçaata «Uua la tourelle el des pu

preei|ii:«*)

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