‹ La suédoise drame en trois actesChapitre 26 sur 44 · SCÈNE Vtl · texte numérisé non relu

SCÈNE Vtl

CL0THU.DE, MAtllA, VVAN. IKWM.AN, JOANNA.

MARU. .'tlau'anl h«ii ér I* hwelt,. Ma rilèns'.... !Oo«illil< Jeh.ppe ara main» de Burniau, cl Maria, eperdue, m jette dtti* «** If a*. Le eortito et Bormau l'arrêtent immobile» et iweflains. Joanna eit an fond.)

CLOTHILDE, tenant Maria «mbrauée. Venez maintenant, Si TOUS

l’osez, venez saisir votre victime dans les bras de sa mère! Mais avant qu'ils se rouvrent pour la livrer à l'Infamie, barbares, percez mon cœur, déchirez mon sein ; car, je lu jure devant le ciel, vous ne l’arracherez de mes bras que couverte de mon sang.

maria. Obi madame!... oh! que dites-vous ?... Grand Dieu! c’était pour me défendre... contre lui! (Elle montra Y»*u a«« effroi.! Ali ! juste ciel, où m’avez-votis conduite ?

TVAH, «'approchant d'elle, la prenant par U main, et riterehrot à l’attirer m douceur.) Maria, ne vous effrayez point... daignez m'entendre...

MARIA, retirant »a main, et retournant ter* Clothilde. Ail! laissez -mol 1

laissez-moi, monsieur, je ne dois jias Vulis connalire ! J’appartiens à madame ; mon père lui a remis tous ses droits sur sa tille; je suis dans les liras d’une mère, et personne ne peut m'arracher de cet asile sacré.

Clothilde, rnibnatant Maria. Eh bien, monsieur lü comte?

TVAN, âpre. avoir jrtr *ur elle un r.-«nrd terribtf. Puisque VOUS m'y

forcez, madame, c’est nml qui vais déchirer le voile totil entier. .Non, Maria, vous n’appartenez pas à cette femme : elle n’a sur vous nul droit, nulle autorité; vous ne fûtes jamais sous sa protection, et vous ii'êles point ici chez elle... (Maria

recule, el regarde Ch.-thklde IW autant d'effroi que It comte.)

CIOTRII.DK, tue on aourirr amer. PoUrsUlVMl!

tvah, a»er emportement. Oui , je lui dirai toute la vérité! Elit* saura qu'aucun lien ne vous nltirlic à moi; «nie Votre nom, votre titre, ne sont que des impostures; que puis, â mon gré, vous faire flétrir par les lois, el que, traître et perfide envers tous à la luis, c’est vous qui l'avez ôtée des bras de son père pour la livrer à mon amour!

maria. A lui!...

yyan. Oui, Marial, .. Je suis le comte du Goniorr, et mort seul crime «-st rie vous adorer ' maria. Où suis-je? ..Oh! madame 1... est-il donc vrai? Clothilde. Oui. Maria, je fus abusée; vous été- au jmuvoir d’un lâche ravisseur, mais il n’est plus redoutable; il s’est montré lui-même odieux comme le crime : il ne peut plus tromper, l'innocence est Sauvée ! 0 ma III ld . amie-loi «l’un courage égal à su Tureur; Dieu veille encore sur loi, et ton père... ton père existe.

maria. Mon père!...

tvan. N’achève pas!...

aanHiLDe. Je le jure ! il existe! et Féodof est aux pieds do cas murs.

maria. Féodor!... mon jière!...

tvan, tirant *un «p««. Misêruhh;! tu vas payer «le ta vie...

M ARIA. Ah ! ! ! (Maria K jette «U-vaut Clolhilde, «t ÜA»thUde tombe irn- »er»Ae dans un fauletlil.)

IIORMAN. précipitant sers le comte et loi arrachant IVpee des «alu».

Arrêtez, monsieur 1«* comte j votts êtes à Gomom, •: t'.->l uu

t rime inutile, (il jette l’epee. qui »* rouler au fond «lu tliellns. Tout le nioude rrile un moment comme frap|«e de »tu|«rur.|

Clothilde, regardant Mari*. Mon Dieu: fais un miracle en sa faveur!

maria. 0 mon jM’re !... 0 Féodor ' quel voile affreux est tombé dit mes yeux!... Que vais-je devenir?.. Lui! juste ciel!,., lu comte de Gumonil... Ab! madame!... Ah ! ma mère, sauveltnoi !... Hélas ! c’est elle qui m a livrée... tvan. Maria... calmez ce désespoir...

MARIA, reculant. Ah! ne m’appruclloZ pas!... (Elle tombe di*noui« ilma le» bru d* Joauua. Oriof entre précipitamment.)

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