I. Optique pkysiologiqiis, trad. Javal et Klein, p. 8o
Peut-être, en y réfléchissant, trouverai-je encore une tendance à faire passer au premier plan les couleurs particulièrement voyantes, comme le rouge vif,-Dans une composition ornementale un peu complexe, les parties ainsi colorées attirent tout d'abord notre attention ; ce sont elles que nous sommes disposés à regarder comme le motif principal de la décoration, celui qui est censé se détacher sur le fond. Je trouve encore que même quand il est très clair ou très vif, le bleu est plutôt une couleur de fond ; il nous est toujours plus facile de le reculer en imagination pour le faire passer au second plan. Rien ne me semble profond comme le bleu quand il est très sombre. C'est, sans doute, que le bleu est la couleur du ciel et des objets très lointains, arrière-plan sur lequel nous sommes ■ habitués à voir les objets se détacher en relief.
Peut-être trouvera-t-on que ces raisons ne sont pas bien décisives ; mais aussi l'illusion est-elle si caractérisée ?