‹ La suggestion dans l'artChapitre 7 sur 88 · Journal des Goncourt. Paris, 1892, t. VI, p · texte numérisé non relu

Journal des Goncourt. Paris, 1892, t. VI, p

3. Pour plus de détails à ce sujet, voir : Baudelaire, Les paradis artificiels; Tliéophile Gautier, Le club des haschischins ; Moreau (de Tours), Du haschisch et de ialiénatiun mentale. On remarquera la- singulière analogie de l'état mental dvi fumeur d'opium avec l'état de contemplation rêveuse auquel sont sujets les poètes.

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gaire et sons un nom plus énergique ; c'est tout simplement l'état d'ahurissement. Ainsi quand on se lève au petit jour après une mauvaise nuit : on considéi'era, avec une sorte de stupeur, la flamme de sa bougie, jusqu'à la voir double ; ou bien, prenant en main un uslLiisilede toilette, on méditera profondément sur cet objet, sans songer à s'en servir. Toute la différence est que cette stupeur est pénible, tandis que l'état dont nous parlions tout à l'iieure était accompagné de ce sentiment de béatitude, qui donne à la contemplation un caractère esthétique.

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