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(1767 1830 el Frédéric-César de la Harpe, de Rolle, l'écrivain politique l<- plus fécond du pays de Vaud. A côté de ces hommes politiques, d'autres écrivains poursuivaient des buts plus paisibles ; tels furent 1rs frères Bridel qui, a l'imitation des ouvrages de Salomon Gessner, publiaient des écrits qui respiraient le patriotisme et l'amour de la nature. Leurs premiers essais furent insérés dans \e]Musée
xuissr de Fusslin 'l 17<S.'Î- 1796 i. Un écrivain étranger qui , pour su part, contribua à la renommée intellectuelle du pays de Vaud lui l'historien anglais Gibbon, qui, comme Voltaire, passa trois hivers à Lausanne, (de 1 7.")ii à l"."),s ». où il écrh il s;i fameuse Histoire de lu décadence romaine. NUI (aire cl Rousseau aussi, par leurs rapports personnels avec la classe éclairée, contribuèrent à faire pénétrer profondément dans le peuple I idée de l'égalité des droits dont ils étaient les protagonistes. C'est a ce moment que paraissait a Yverdon V Encyclopédie de Diderot, d'Alemberl et F. de Félice, laquelleTpoursuivait le même lad Ajoutons que le plus grand médecin de l'époque, Tissot, était Vaudois.
A Berne vivaient Albert de Mal Ici .'à la fois naturaliste, philosophe el poète Gottlieb de Haller, le plus important bibliographe et numismate de la Suisse; les historiens Tscharner el A.-L. de Wattenwyl;
les philosophes de Murait el de licuislellen . I). mires Hernois se firent
un nom a l'étranger: le philosophe Daniel Wittenbach (1746-1820), un adversaire de Kanl. qui termina ses jours dans les Pays-Bas; le philosophe Nicolas de Béguelin 1 171 H789J), qui vécut à Berlin A Berne
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demeurait aussi la spirituelle Julie Bondeli 1 1 7;î1 - 1 77.S i, l'amie de Rous-« seau et de Wieland. Son salon (M'ait le centre de la vie intellectuelle de Berne. L'avoyer Albert de Mûlinen cl le bailli de Bonstetten se sont acquis une réputation durable par leurs travaux historiques.
Brougg est la ville natale de l'illustre médecin hanov rien Jean- Georges Zimmermann , qui exerça une si grande influence sur la pensée en Allemagne. Sa gloire littéraire tient surtout à son œuvre, la Solitude.
Zoug possédait dans le général Zur Lauben le meilleur historien militaire et diplomatique de l'époque, mais les circonstances n'ont pas permis aux publications historiques de cet écrivain d'être appréciées comme elles le méritaient.
Zurich, riche en hommes remarquables, occupe dans la littérature allemande une place importante. A côté de Salomon Gessner, le charmant auteur des hlulles,
et de Gaspard Lavater, le spirituel physionomiste, on y voyait les deux critiques militants, Jean-Jacques Bodmer et Jean-Jacques Breitinger, dont l'influence sur la littérature allemande a été si marquée. C'est là, en outre, que se formèrent Klopstock, Wieland, Fichte. D'autres
écrivains eurent aussi, à la lin du XVIII siècle, un rôle actif et
brillant : Léonard et Henri Meister, le bourgmestre Jean -Jacques Leu, qui composa un Dictionnaire helvétique, mine inépuisable de renseignements pour les historiens: le philosophe Jean-Georges Sul-