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avait vraiment de sécurité pour la Suisse que dans une étroite subordination ;iu\ volontés de l'empereur. Los gouvernements suisses se plièrent à cette humiliante condition avec un empressement qui était avant tout de la prudence.
Au mois d'août 1805, l'empereur déclare la guerre à l'Autriche et somme la Suisse d'obtenir à Vienne une déclaration formelle que la neutralité du territoire helvétique sera respectée. L'Autriche s'y engage, à la condition que la France en lasse autant. Le landammann d'Affry et le colonel Glutz se rendent à Strasbourg auprès de Napoléon cl lui l'ont part de la réponse autrichienne.
L'empereur réplique que l'acte de médiation sera la règle de sa conduite, comme il doit l'être pour celle de la Suisse. « Je me Batte, dit-il, que dans des circonstances aussi graves vous sentirez la nécessité de consolider l'acte de médiation en Suisse et de faire tout ce qui sera convenable pour garantir vos frontières contre les armées autrichiennes, qui ne manqueront pas d'y entrer si les circonstances pouvaient lui être favorables. »
La Suisse met 5200 hommes sur pied et autant de piquet La diète entendait donner le commandement en chef au général de Bachmann. L'empereur s'y oppose : M. de Bachmann a commandé en 1802 les troupes de la réaction fédéraliste. Il recommande pour ce poste le landammann d'Affry. La diète nomma le général de Wattenwyl. L'empereur en montra de l'humeur aux deux délégués venus à Strasbourg l'entretenir de la neutralité. Les 5200 hommes qui bordèrent la frontière furent répartis en quatre brigades, commandées par les colonels de
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