ARMEE SUISSE
que sur un certificat de capacité délivré à L'aspirant ou à l'officier par l'autorité militaire fédérale. Leur souveraineté est donc circonscrite dans de très étroites limites ; leurs attributions sont exclusivement administratives.
A la tête de l'administration de l'armée est le département militaire fédéral, que dirige un membre du conseil fédéral, avec le concours d'un état-major de fonctionnaires : quatre chefs d'armes (infanterie, cavalerie, artillerie et génie), le chef du bureau d'état-major, les administrateurs du matériel de guerre, un médecin, un vétérinaire, un commissaire des guerres et un auditeur en chef, ce dernier pour l'administration de la justice militaire ; l'administration des poudres et celle de la régie des chevaux, l'administration des fortifications du St-Gothard et de St-Maurice. Une « commission de défense nationale », composée des commandants des corps d'armée, du chef de l'infanterie et du chef du bureau de l'état-major, discute, sous la présidence du chef du département, les questions les plus importantes touchant la défense. Il y a en outre, dans chaque canton, un département militaire cantonal, dirigé par un membre du gouvernement du canton et qui a sous ses ordres un certain nombre de fonctionnaires et d'employés : un commissaire des guerres, un directeur des arsenaux, des commandants d'arrondissement et des chefs de section, chargés de la tenue des contrôles matriculaires, de l'appel sous les armes et, en général, de la transmission des ordres. Le pays est divisé en huit arrondissements, comprenant chacun le territoire de recrutement des douze bataillons d'infanterie d'une division de l'armée. L'arrondissement divisionnaire est divisé, dans la règle, en quatre arrondissements de recrutement de régiment et en un certain nombre de sections correspondant aux territoires des communes. La constitution dit que les
Aumônier militaire catholique
Dessin de Dunki.
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unités tactiques (bataillons, batteries, escadrons) doivent, autant que faire se peut, être composées d'hommes d'un même canton. Certains corps spéciaux sont recrutés directement par la confédération, indépendamment des frontières des cantons.
Tout Suisse valide est tenu au service. Les exemptions sont peu nombreuses et motivées exclusivemenl par le besoin de certains ser- \ ii is publics en temps de guerre. L'obligation de servir prend le jeune homme [dans jsa vingtième année. Le Suisse sert dans l'élite jusqu'à trente-deux ans. dans la réserve 'landwehr ,1" ban), jusqu'à trenteneuf ans; dans la landwehr [Ie ban, jusqu'à quarante-cinq ans. L'élite et la réserve forment l'armée de campagne. La landwehr II' ban et le landsturm, destinés un jour ou l'autre à être tondus, fournissent le service territorial et sont affectés à certaines destinations spéciales. Le service dans le landsturm dure jusqu'à la lin de la cinquantième année. Pour les officiers, le service dans l'une et l'autre de ces catégories est prolongé de quelques années, suivant le grade : ainsi le capitaine d'infanterie peut être appelé à demeurer dans l'élite jusqu'à trente-huit ans Les officiers supérieurs, dés et y compris le grade de major, sont incorporés, dans l'une ou l'autre catégorie, indépendamment de leur
Le recrutement a lieu généralement en automne. Il est fait par des officiers de recrutement spéciaux, assistés d'un médecin et àun maître d'école chargé de l'aire subir à la recrue un examen. On recrute les armes spéciales suivant les aptitudes professionnelles de l'individu; ainsi, d'un charretier ou d'un valet d'écurie, l'officier recruteur l'ait un soldai ^\\\ train: d'un batelier, un pontonnier ; d'un charpentier, un sapeur du génie ; d'un boulanger, un soldat d'administration. Le jeune homme qui désire être recruté dans la cavalerie doit prouver qu'il est en situation d'entretenir un cheval : sa monture lui est vendue par la confédération à un prix réduit et devient sa propriété, son service terminé. Les officiers de cavalerie l'ont chaque année l'inspection des chevaux de service, afin de constater qu'ils sont bien entretenus et ne sont pas employés à des travaux dégradants. Chaque recrue reçoit un « livret de service d dans lequel on inscrit son incorporation, son domicile, ses serv ices au fur et à mesure de leur acquittement, les effets d'habillement, d'équipement et d'armement reçus de l'état. Ces effets sont v isités chaque année dans des inspections spéciales.