‹ La Suisse balneaire et climateriqueChapitre 13 sur 88 · ITI · texte numérisé non relu

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Voies d’entrée en Snisse

Nous énumérerons plus loin, à propos de chaque région en particulier, les j)rincipales lignes de chemin de fer qui sillonnent l’intérieur de la Suisse. Nous nous bornerons ici à nous occuper de la correspondance entre le réseau suisse et le réseau des pays étrangers limitrophes.

Les grandes lignes du réseau français aboutissent à Genève,‘À Pontarlier, à Belle. A Genève, leurs rails se soudent à la ligne qui se dirige, par la rive nord du hu*.

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Léman, jusque drins le Vdlaia. d’une pari, el vers lic.rnr. (>l NeucluUel de l’autre. A Pontarlicr. on peut choisir entre deux lignes, l'une sur Lausanne et l’aulre sur Neuchâtel et Berne. A Belle, Ifi ligne continue vers l’est jusqu’à Bélémont où elle se bifurque : au nord siii- Baie ', au sud-esi sur Bienne, et de là sur Neuchâtel, Soleure ou Berne.

Bàle sert de porte d’entrée en Suisse aux voyageurs venant de Hollande, N Alsace, et d’une paidie de V Allemagne. Un railway important relie Bàle à Olten, d’ofi les rails rayonnent dans toutes les directions, notamment sur Bei'ne, sur Lucerne et le Sl-Gothard\ une autre ligne met Bàle en communication directe avec Zurich, une troisième Bàle avec Constance.

Les voyageurs de X Aile niague du .v?«rentrent en Suisse par Scha'ff'house ou Ronmnshorn, ou Rorschach, ou encore par Lindau-St-Ma;rgarethen‘, de ces stations, on gagne facilement Zurich et Lucerne par le réseau du Nord- Ést suisse, ou bien aussi, du côté de Lest, Ragatz et Cohr.

\à' .Vut riche, on arrive en Suisse par le chemin de fer de XArlberg qui, partant NTnsi)ruch, vient se souder à Buchs à la ligne de la vallée du Bhin.

Du côté du sud on compte deux railways de premier ordre .• riin partant de Turin, passe par le Mont-Cenis ei Guloz pour venir déboucher à ffenève ; l’autre traverse le centre de la Suisse, de Chiasso à Lucerne, par le St-Gothard, mettant ainsi Milan à quehtues heures de Lucerne.

Les routes de tnontagne suppléent en plusieurs points au manque de railways entre la Suisse et l’Italie ou leTyrol. Les principales routes sur lesquelles roulent les diligences sont celles du Simglon, de Domo d’Ossola à Brigue, clans la vallée du Rhône; du Luhrna.nier , de Bellinzone à Dissentis ; du Sl-Bernm"din, de Bellinzone à Thusis ; du Splügen, de Chiavenna à Thusis ; du Maloja, de Ghiavenna à Samaden; du de Tirano àSamaden.

A l’est, une route remonte la vallée de l’inn depuis Landeck, (huis le Tyrol, .jusqu’à Samaden. Lnlin. (3ii construit actuellement une route reliant Aoste à Martigny jiar le Grand St-Ben^a:r<i .

Indications météorologiques

Il existe en Suisse un grand nombre de stations inétéoroloidques (94 en 1887) dont les observations sont reimies et publiées par le Imreau météorologique central de dirit^é par le professeur Billiriller. Les données climatolooiques contenues dans ce Manuel sont tirees pour la plupa'-t des Annales de ce bureau. Quelques explications seront utiles pour l’intelligence des nombreux tableaux que

l’on trouvera dans le texte. , .

La pression haroméhHqite n’a ete indiquée (pie poui quelques localités seulement. Nous avons vu, page 18 de cette introduction, un. tableau indiquant la pression movenne de 100 en 100 m., depuis ‘200 à 2000 métrés d altitude. (Pour connaître exactement la pression moyenne d’un lieu, on se servira de la formule de Burnier : pression moyenne = 762 — k (88.8 — 3.o k), k étant l altitude du lieu en kilomètres et fractions de kilomètres). ^

Les tp/mpéyfit.u'ren sont indiquées partout en degres centim-ades. Les observations se font dans toutes les stations à 7 l et9 heures. La moyenne est obtenue en additionnant ces 3 lectures, ajoutant encore une fois celle de 9 heures et divisant par 4. Les moyennes scientihques ne sont donc pas les mo venues de la journée médicale prises entre 8-9 h. et \-l h., suivant les saisons. Pendant ces heures-là, il n’y a qu’une lecture, celle de 1 h Lette rftiïiarque est oiicoro plus hnpovtîint0 pour 1 huiiiKiiié rolative, toujours plus forte le soir et le matin qu au milieu

du jour. . ,

VlmnddiU- relallm est indiquée en centièmes de la saturation totale pour une tempérnture donnée. Les degrés s’échelonnent entre 0, absence totale d humidité et ÎOO, saturation complète. 11 faut se rappeler que 50, chiffre moyen, exprime un air très sec, 70-85 une humidité moyenne, 85 à 90 une forte humidité.

La nélnUosUé s’apprécie d’api ès une éclndle allant de 0 à 10, 0 étant tout à fait clair, 10 tout à lait couvert, 5 la moyenne.

\.a plui.f est indi([uée en millimètres d’eau tombée;

si la chute a eu lieu sous forme de neige, celle-ci est fondue, puis mesurée.

Les vents sont notés suivant les 8 directions principales ; pour apprécier leur force, on utilise une échelle divisée en 4 degrés : 0 — 1 calme ou vent doux, à peine sensible, 2 vent fort, 3 vent très fort, 4 ouragan.

La durée de l’insolation, point capital pour les stations hivernales d’altitude, est mesurée automatiquement par l’héliautographe : 'une lentille de verre, exposée au soleil, brûle un papier placé à son foyer, traçant ainsi, à mesure que le soleil se déplace, un sillon qui note fidèlement les heures où cet astre a lui pendant la journée.

U état du temps d’une manière générale est noté en jours avec chute d’eau (pluie ou neige), jours avec neige, jours a,vec brouillard, jours clairs, jours couverts. II est facile à comprendre que les totaux de ces indications ne correspondent pas toujours au nombre des jours d’un mois ou d’une saison, un même jour pouvant être successivement clair et couvert, etc.

Les distances, dans ce Manuel, sont toutes notées en kilomètres ; les altitudes, en mètres au-dessus du niveau de la mer.

Pour les itinéraires, on a indiqué le trajet le plus court; parfois il est exprimé en heures de chemin de fer par le train le plus rapide. L’itinéraire d’une station est noté à partir de la gare la plus rapprochée; il comprend l’indication des voitures postales ou diligences, avec le prix minimum de la place.

Un T. désigne les bureaux télégraphiques. Quelques stations sont reliées par le téléphone au plus prochain bureau télégraphicpie, ou parfois au réseau téléphonique d’une grande ville.

Quelques détails concernant la géographie, la ])oi)ulation et l’industrie des principales régions ou des diîrérents cantons ont été intercalés dans une courte introduction ])lacée avant chaque division de l’ouvrage. Nous avons emprunté à la Climatologie de Lombard des indications sur la plilisie pulmonaire, la. malaria, le goitre et le crétinisme, atfections qui offrent un grand intérêt au point de vue climatothérapique.

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