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Dans les inois d’hiver de 1889. la chute d’eau totale a été de 579 millim.; il y a eu 28 jours de neige.
La ino\icrine des heteres de soh’H a été. par jour :
.laiiv. I<v-V. 1\I;|]N (KM. Xov. IK>c.
I<S<SS ‘>.80 8 :■! '(.80 :2.15 'i . 1.")
lênliii, le eainie de l'air a été noté dans 85 o des observations en 1888, dans 92 « oOii 1889. Les vents se répartissent coinine suit : les vents du nord, c’esl-à-dire du nord, du nord-ouest, du nord-est, qui est le pins fré(pienl de tous, et de l’est, font ensemble 1)8'’ o d(' tous les venis notés; ceux du sud-ouest et de l’ouesl, 17. du sud-esl et du sud
(W rnadaire) 14 environ. I.es Avants semblent donc- être mieux proléj-és qne Montreux contre les vents (lu sml-onest Pt 1-1 vindaire. moins bien contre ceux dn noid. ^
rcUitire dr l'n.ir est très taible aux .\Nants, • • 1. . .. (Ips :1 heures d observation, nom
Janvier . .
Fèvider . .
Mars . . - Octobre . .
Novembre .
Décembre .
Movenne
7 iK'urc'S
1 lieure
'.) iK'uros
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Ces chitfres sont si bas qn’il est à désirer qne de nouvelles observations, prolongées pendant plusieurs hivers,
viennent les coniirmer. , . ,.
On voit donc, en résumé, que les .M'ants réunissent d( s aualités très favorables an séjour d hiver, notamment le calme de l'air et beauco.up de soleil . Ils se trouvent trequemment au-dessus du brouillard ou des nuages qui obscuicissent le ciel de la plaine (de là le curieux spectacle de la « mer de nuages »). Mais ils n ont pas assez délé\atic)n pour pouvoir'^étre considérés comme station hivernale d’altitude et ils participent aux brusques changements de température de la région du Léman. Ils conviennent aux aw-miqurs, aux œnralmnfs, aux j n'<dUsposes a la plttisic., à ceux même ([ui ont déjà des lésions initiales de la hiMi'culo^e et qui ne peuventaller dans les stations d altitudes proprement dites, aux porteurs de râ^ldus plcure- Ivftœs, aux asIJumildines. Les Avants sont jiliis troids, plus toniques que Montreux, mais n ont jias le caracteie sédatif de cette dernière station. Vu leur facilité d'accès, ils devraient être on hiver un véritable sanatorium pour la région du Léman. Nombre de malades et de convalescents’pourraient bénélicierde leur climat.
Bains de l’Alliaz, 1040 ni. (’l’.à lllonay). I<Jau sal/nreusc mlfalrr. calcique. Saison : mai à octobre.
h'iNéK.MHK. — Dos gares de Vevey ou de Clarens. ou luoide en voiture à l’Allia/. eu '/a lu
Les bains de l’Alliaz sont situés au nord-est de Clarens. au fond du vallon éh'vé oii jirend naissance lt‘ ruisseau appelé Laie de Clarens. L’établissement balnéaire taisant
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face au sud, comprend plusieurs cabinets de bains. De trois côtés, sauf au midi, il est protégé par les lianes verdoyants du vallon qui forme cuvette du côté du nord ; c’est donc une situation très abritée contre les vents. De belles forêts de sapins se trouvent tout près des bains. Le climat est à la fois tonique et doux; l’air y est moins vif qu’il ne l’est en général à la même altitude, les soirées sont moins fraîches.
La source est froide, 8.4<>; débit, 7.5 litres à la minute. L’eau transparente et limpide donne par le repos un dépôt jaunâtre. Analyse de Fellenberg, pour un litre:
Sulfate de chaux . .
Sulfate de niagnésie Sulfate de potasse .
Sulfate de soude . .
Sulfate de strontiane Carbonate de chaux Carbonate de magnésie (laz libres
Silicates 0.022
Chlorure de sodium . 0.003 Oxyde de fer, phosphate de chaux, sels de lithine traces
Total
Hydrogène sulfuré. . . 0.39 cent, cubes
Acide carbonique . . . 145.6
Azote 24.3
En résumé, c’est une eau froide, très chargée de sulfate (le chn/uüc (plus de 1.5 gr.), avec 22 cgr. de sulfates purgatifs et 6 cent, cubes àliydrogène sulfuré. Remarquer la grande analogie avec l’eau du Gurnigel (Stockquelle).
Bue en i)etite quantité, l’eau excite l’appétit en général; parfois elle est mal digérée et à la longue crée un embarras gastrique qui exige un purgatif. Elle constipe à petites doses ; à celle de 6 à 10 verrées, elle produit 3 à 4 selles; l’appétit reste bon, la digestion est plus rapide. Le pouls est souvent ralenti pendant la cure.
Indications. — Catarrhe chronique de Ih^stomac (excepté celui qui s’accompagne de gastralgie), de la nessie, des bronches ; « pléthore aMominale » avec engorgement du foie; afi'ections chroniques de la, peau (bains prolongés); r/mwa^ôswc.v.
Bibuogb.aphie. — liossier, Eau minérale de l’Alliaz. 1863.