‹ La Suisse balneaire et climateriqueChapitre 25 sur 88 · CANTON DE VAUD · texte numérisé non relu

CANTON DE VAUD

Gimel, 730 m. (T.) Station d’été. ^ .

Itinérmhe. — Station (le chemin (le fer d’.4«6oiiae, sur la ligne Geneve- Lausanne. De là à Gimel, 8 km. (voiture postale en 2 h. 5 min., 1 tr. 50).

Agréable station d’été dans le voisinage immédiat des lorêts.

St-Georges, 935 m. (T.) Station d’été.

lTi\ÉR.\inE. — Station de chemin de fer de RoUe, sur la ligne Genève-Lausanne. De là, voiture postale en 3 h. (1 fr. 90).

Village dont l’air est déjà tonique et vif, sur les tlancs du Jura, dans une situation abritée des vents du nord-est par un chaînon boisé. St-Georges est à 4 km. de Gimel.

.■V G km. de St-Georges et à 500 m. plus haut, se trouve V.Uilc du Marchairuz, 1450 m. (T.), au milieu des sapins; simple séjour d’élc. Cet endroit ileviendrait facilement, avec de meilleures installations, une station d’altitu(le recherclK^e des malades.

Begnins, 537 m. (T.) Station d’été, à 7 km. de la gare de Gland, ligne de Genève à Lausanne. Moins tonique, plus chaud, plus bas que les précédentes stations, mais très agréable et d’un accès facile; vue splendide sur le lac Léman. On peut y faire la cure de raisins en automne.

St-Cergues, 1046 m. (T.) Station climatérique d’été. Saison : mai à octobre.

Itinéraire. — Station de .Vi/oh, ligne de Gcn('ve-Lausaniic. De là, diligence en 2 h. 1/2 (2 fr. 15).

Situé à 10 km. de Nyon et à 700 m. au-dessus du lac Léman, St-Cergues est un véritable séjour de montagne, avec un air vif et excitant, mais qui a souvent une certaine rudesse et âpreté. Le village est placé dans une vallée, protégé par les contreforts de la Dole (1081 m.) contre les vents du sud-ouest, mais exposé en revanche à ceux du nord-ouest et du nord-est. De superbes forêts de sapins se trouvent à peu de distance du village. Si celui-ci n’a pas une vue étendue, on la trouve facilement en quelques minutes de marche, et c’est une vue que l’on n’oublie jamais quand on l’a contemplée une seule fois. Rien n’égale, au soleil couchant, la splendeur d’un panorama (lui comprend les riches campagnes de la Cote, tout le lac I.éman et les Alpes, du majestueux Mont-Blanc jusqu’aux cimes valaisannes. .Vu point de vue médical, St-Cergues est indi(|ué pour tous ceux qui ont besoin d’un air très tonique

et ne craignent pas une atinospliére souvent agitée, par exemple, les anémiques, les convalescents, certains névropathes. Lombard le défend ?i\xx phtisiques, asthmatiqxces etcatarrheuæ. Il existe àSt-Cergues un asile pour jeunes filles délicates, qui rend les plus grands services.

A partir de St-Cergues, nous suivons la chaîne du .Jura du sud-ouest au nord-est, sans quitter une altitude moyenne de 1000 m. Nous trouvons de nouvelles stations d’été "dans la vallée de Joxix, dont le premier village, le Brassus (1040 m. T.), est à 16 km. au nord-est de St-Cergues. Cette vallée, à une altitude d’un millier de mètres environ, est arrosée par l’Orlje qui y forme deux lacs, ceux de Jouœ et du Brenet. De populeux villages s’échelonnent le long de leurs rives ; le Sentier. 1025 m. (T.), VA.bba,ye, et le Pont, 1(X)9 m. (T.), ces deux derniers au bord du lac. Dans tous ces villages, on trouve des pensions simples et à bon marché. La voie la plus commode pour arriver dans cette vallée, c’est le chemin de fer qui conduit au Pont depuis la station de Vallorbe, sur la ligne Lausanne- Pontarlier (40 minutes). Le lac de Joux a un service régulieide bateau à vapeur. Le développement de cette région, au point de vue du séjour des étrangers, a été retardé par les difficultés d’accès (le chemin de fer date de 1887). Il est regrettable qu'il n’y ait pas de forêts dans le voisinage des villages, car la chaleur est très forte en été.

Vallorbe, 768 m. (T.) Station de la ligne Pontarlier-Lausanne; grand village au nord-est du Pont, à 200 ni. plus bas que cette localité, dans une valli'C traversée par les eaux vives et rapides de l’Orbe. Séjour d’été, air vif.

Ballaigues, 858 m. (T.). Séjour d’été à 4.5 km. de Vallorbe (voiture postale en 45 minutes, 90 centimes). Ballaigues est un séjour d’été simple et tranquille, avec un excellent air. Le village est à proximité immédiate des forêts de sapins, et cependant bien exposé au soleil, sur le flanc méridional du mont Suchet.

Bains d’Yverdon, 437 m. (T.). Eau sulfureuse alcaline subthermale. Saison : 15 avril à 30 septembre.

Itinéraire. - ■ Yverdon est station de cheniin de fer, ligne de Lausanne- Neuchàtel. Omnibus de la gare aux bains.

La ville d’Yverdon est située à l’extrémité sud du lac de Neuchâtel, sur une plaine formée par des alluvions inodernes. Sans abri contre les vents dominants de la région. Yverdon est balayée par les vents du nord-est aussi bien que par ceux du sud-ouest; cela explique sans doute pourquoi la ville est salubre, bien que située dans le voisinage des marais. 11 est vrai d’ailleurs que de nombreux travaux ont notablement assaini la contrée. Quoi qu’il en soit, la fièvre intermittente est inconnue à \ verdon. IjC climat y est très chaud en été, aussi fera-t-on bien de s’y rendre de bonne heure ou dans l’arrière-saison.

Les bains d’Yverdon ont passé par des alternatives de graiule vogue et de total abandon; des appareils à châulïer l’eau, d’origine romaine, tendent à démontrer non seulement quecesamateui’s de tlierines se servaient des eaux delà source, mais aussi que dans ce teuijis |•eculé l’eau avait ])robableuient une tenqié-

rature semblable à celle d’aujourd’hui. Vers la tiu du XVIe siècle, la source était abandonnée, comme en témoigne Collimis. Elle fut enfin appréciée à sa juste valeur au commencement du XIXe siècle, les bAtiments furent restaurés et l’on fit une analyse de ses eaux.

Les bains se trouvent à 1.5 km. de la gare. La source sort d'un banc de molasse, au-dessous des terrains d’alluvions. au fond d’un puits carré de 3m.de côté et de 10m. de profondeur, qu’elle remplit complètement, et dont le trop plein s’échappe à Pair libre. Des travaux récents (1878) ont amené son débit à 200 litres par minute. Température de l’eau 24.1o ; c’est donc une eau subthermale. Elle est incolore, d’une saveur et d’une odeur franchement sulfhydriques, et d’un toucher savonneux. Dans le verre, elle laisse échapper de nombreuses bulles d’acide carbonique et d’hydrogène sulfuré. Analyse de Bischojf, pour un litre;

Chlorure de sodium Chlorure de potassium lodure de sodium . . .

Sulfhydrate de sodium Sulfate de calcium . .

Bicarbonate de sodium Bicarbonate de litliium

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