‹ La Suisse balneaire et climateriqueChapitre 5 sur 88 · DIVISION DE LA SUISSE EN ZONES D’APRÈS L’ALTITUDE · texte numérisé non relu

DIVISION DE LA SUISSE EN ZONES D’APRÈS L’ALTITUDE

Au point de vue climatérique, la meilleure classilication des stations de la Suisse se tait d’après leur altitude, le facteur le plus important dans un pays aussi montagneux. Lombard a établi 3 classes : climat!> plus doux que toniques. jusqu’à 1100 m. ; climats toniques et vivipants, de 700 à lôOO m. ; climats toniques et très excitants, de 1200 à 1900 m. environ. Cette classification est donc basée, outre l’altitude, sur certaines qualités médicales du climat parfois fort difficiles à déterminer. Il semble préférable de s’en tenir à l’altitude seule, et de suivre la division de Dxlscher: Zone des plaines et des collines, à.e, 200 k

700 m. 2° Zone des contreforts des Alpes ou Zone subalpine, 700 à \000m.‘à^ Zone alpine, àpartir de 1300 m. C’est sur ces bases que sont étalilies les tables d’altitude qui terminent ce Manuel.

1“ Zone des plaines et des collines. — Elle comprend les vallées de la Suisse centrale, les cantons de Thurgovie, de Schaffhoiise, une portion de ceux de Zurich, Glaris, St-Gall, Argovie, Soleure, Lucerne, les plaines et les plateaux élevés des cantons de Berne, Fribourg-, Vaud et Genève. Ajoutons-y la plaine située à l’extrémité nord du Jura, celle du Rhône jusqu’à Brigue, la vallée du Rhin au-dessous d’Ilanz, les vallées du Tessin. Cette zone est caractérisée par la présence de nombreuses rivières et de plusieurs lacs ; le régime des eaux présente un minimum d’hiver et un maximum d’été ; en cette saison, les rivières, grossies par la fonte des neiges, rafraîchissent l’air le long de leur cours. Les lacs ont une influence i-égulatrice et adoucissante sur le climat de leurs rives. Dans les endroits où le vent du nord-est est arrêté par une barrière de montagnes, il existe des stations d’hiver situées pour la plupart au bord d’un lac et qui ont une température très douce relativement au reste du pays. Cette zone comprend les bains de Saxon, Laxey, Bex, Yoerdon, Scliinznaeh, liaden, Rheinfelden, Heustrich, Ragatz, Stachelberg, etc. Parmi les stations climatériques, très nombreuses dans cette zone, citons : Montreux au bord du lac [,éman; liex\ Weggis, Vitzn/m, (Tcrsnu au bord du la<^ des IV Cantons; Inlerlaken, Hœnigen, Hriemz. dans roberland; Locarno, Liugano, dans le 'fessin, etc.

2'> Zone des contreforts des Alpes ou zone subalpine (700 à 1300 m.) — Le climat de cette zone contraste déjà avec celui de la plaine et semble admirablement caractélâsé par Lombard dans les termes jdus toniqicefju’e.rci- L’est la zone des forêts, des beaux paturâ^^es, des fraîches eaux ; la pression atmosphérique est déjà sensiblement diminuée ; les nuits sont i)lus troides qu’à la plaine, le soleil est plus chaud. L’est une zone fort agréable pour les malades délicats, n’ayant pas assez de force pour alfronter les brusques changements de température si fréquents en été dans la haute montagne, pour les vieillards, les personnes faibles ou délicates, craignant la sécheresse de l’air des altitudes, enfin pour celles qui ne dorment pas à une trop grande élévation et désirent cependant fuir l’air étouffant de la plaine. Il est facile de se rendre dans les régions moyennes : quelques heures de voiture — en maint endroit aujourd’hui quelques minutes de chemin de fer funiculaire — suflisent pour y arriver depuis les gares de la plaine. Lette zone comprend les plus beaux points de vue des Alpes, ceux d’ou 1 on jouit aussi bien du panorama des hautes cimes (pie de la vue des campagnes et des lacs de la plaine.

Le nombre des bains et des stations climatériques de cette division est immense. Citons parmi les preinieis . l’Ailiaz, Alvaneu, Ficleris, Gurnigel, la Lenli, Tarasp- Schuls, WeiüHenhourg, etc; parmi les seconds: \ alors, Ch'von, Les Plans, Châteœa-d’Œœ, les A vants (ci^s deux derniers aussi stations d’hiveiy, Chanipéru , dans la réo'ion du Léman; Chaumont, Weissenstein, Macolm, Langenbruch, dans le Jura; St-Beatenberg , au-dessus i, u lac de Thoune ; Seelisberg, Axenstein, PCngelberg, autour du lac des IV Cantons; Beewls, Klosters, Clmricolden, Prornontogno, dans les Grisons ; Monte-Generosn dans le 'l’essin, etc. Le lecteur trouvera la liste des plus importantes stations de cette catégorie dans la seconde table (l’altitude.

Suchnrd a heureusement caractérisé le climat «le ces .leux lUms icK ligii® suhMMtes : . I.» diinat ,1e la |n-e„,..Te est essentiellement égal et calmant, surtout (piamb n-ir

exca nie à 'IVrritet et à Vevlaux, les montagnes sont ;hspoM es le mettre ces dcalités conq.létement a 1 al.n des

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une source de calorilication. Les stations .le . e gem > a.t.ipiem

•uli..inil.lement aux personnes délicates ou atteintes d^iirections miliiuuiaires à celles dont les nerfs surexcités ont besoin d etie déte^^^^^^^^ gens faibles en général. On y lait en autoiiine d’excellentes cures de raisins, ceux-ci ayant niuri nueux qu ai iuîs ^ chaleur de rété. Le printemps est h-es pi-éc^oce

dans 'cette région et convient aux convalescents, fatigués pai U loncme -le l’inver. et aux poitrinaiies qui viennent y

c.herclier un séjour intermédiaire entre le Midi, devenu tiop (diaiid. et la haute montagne, encore trop froide.

« La seconde zone rentre déjà des chm

lîxcitants; on y respire un air très vivifiant, chargé d ozone, uurilié iiar de grandes prairies et de vastes torets; il apt sui toute réconomie et fait éprouver ce sentiment de ''ien-etre que donne la vie à la montagne, sans pourtant «pie la hauteui soi assez grande pour provoquer des malaises chez les per.sonnes .iLii n'en supportent pas l'altitude... Le climat de cette zone convient tout particuliérement aux inihvidns fatigués par une existence trop séilentaire ou un travail intellectuel exagère, la, le retour à une vie plus normale, le repos en plein air, de longues iiromenades variées à rintlni redonnent aux muscles 1 haintude ‘l’un exercice salutaire et reposent le système nerveux. » (A)iiiiuiire de Ifi Suisae pUloref^que.)

Zone alpine, au-dessus de 1300 m. Climat. Effets physiologiques. Immunité phtisique.

ninuooH.M’HiK. — H(inn, Climatologie. JAS;i. Meriuod, Nouvelles recherches sur rinlluence de la jiression atniosphériqiie, 1S77. P. Bei'l, Pression barométrique. i<S7iS. \ eraqulh, ( liina.t de la llaute-Kngadiue. 1S.S7: Had St-Moritz. U^S7. Weher, Climatothérapie. 188b.

dette zone inérito mie attention spéidale, car c’est elle (jni donne à la Suisse sa caracléristique au point de vue thérapeuticiLie. Mlle renferme (table 111) nombre de stations climatériijnes de 1800 à 1000 m., el quelques-unes de 1000 à 2500 m., dont le climat est si rnde que Ton ne les conseille guère aux malades. (Utons ; la Coinhalla.z, Loiièclif\ Proli‘H(\ ZernialL ArolUi, Belalp, Hiedernlp, Mürren, A.ralp, Schiniljerg, P'ratt, Kiu/stleunlp, la vallée de Madernn, Andermn.lL Piora, Snïi-Beriiardino, A'iese.n, Daroü, tonte la Hnnic-Kngadine. etc. En outre quelques stations balnéaires, pai- exemple : Morgim, Louèchc, Srh irefrlbei -g, Otlenlmc , Sch l'a i Uei -g , Sch irœndUw Uhad, A(m- Bernardine). Sl-Moritz; enlin n’oublions pas les stations bivernales d’allitiide, de première importanc.e anjourd'bni : lutros. Andermall , Arasa, Sl-Morllz,

Wiesen.

des bailles allilndes onl en Suisse l’avantage de présen-

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