‹ La Suisse balneaire et climateriqueChapitre 6 sur 88 · IS · texte numérisé non relu

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ter de nombreux hôtels confortables et des voies d’accès faciles, belles routes, ou même chemins de fer (jusqu’à Davos 1560 m., Zermatt 1680 m.) On a vu s’élev'ei- dans des vallées autrefois désertes de véritables sanatoria. souvent construits avec plus de respect pour les lois de l’hygiène qu’on ne le fait à la plaine. Quelle est donc l’action du climat de la haute montagne ? La foule qui encombre à certains moments les stations d’altitude, obéit-elle à une mode ou à un instinct qui a devancé les recherches scientifiques de la médecine? Nous chercherons dans les pages suivantes à nous rendre compte de l’action, encore imparfaitement connue, des divers facteurs du climat d’altitude.

Le premier fait, le fait capital, qui nous arrêtera un instant, c’est la diminution de la précision atmosphérique, qui est d’autant plus notable que l’on s’élève plus haut. La pression moyenne est indiquée dans le tableau suivant de 100 en 100 m., pour les altitudes qui nous intéressent;

ni.

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La couche d’air qui enveloppe la terre a une épaisseur beaucoup moins considérable dans les hautes montagnes qu’au niveau de la mer. Ce fait augmente l’intensité des rayons solaires, et celle du rayonnement nocturne'. aussi le soleil est-il ardent et la nuit fraîche, et le sol se couvre-t-il facilement de fortes rosées, parfois même, dans les hautes Alpes, de givre en plein été, quand la nuit a été très claire.

La température moyenne de l’air diminue, comme nous l’avons vu (page 5), à mesure que l’altitude augmente. Il est bon de rappeler ici que le climat des hautes vallées est extrême, d’une part parce que le rayonnement nocturne est très prolongé en hiver et que l’air froid stagne la nuit dans les vallées ; d’autre part, en été, parce que l’insolation considérable échauffe fortement le sol et les parois rocheuses et que les vents sont brisés par les montagnes.

[jhunnidité absolue, c’est-à-dire la quantité de vapeur il’eau suspendue dans Fair, diminue rapidement avecl’altitnde, bien plus rapidement que la pression. D après Ilann, on n’a plus à ‘2000 m. que la moitié de la vapeur

d’eau contenue clans l’air à la pi'ession de 760 tandis crue cette pression elle-meme n est réduite que ?un tiers environ! Quant à Vliumidité relative, elle suit une marche inverse de celle de la température : elevee le matin et le soir, elle diminue beaucoup au milieu de la ioiirnée. Elle a son minimum en hiver, son ma.ximum en été elle passe rapidement d’un faible degre a un degie élevé On peut voir dans certaines vallées les nuages se traîner à terre, avec 100 «/o d’humidité relative, et, quelques heures après, constater une sécheresse extreme \oO,

30 ®/o même). „

La diminution de l’humidité de 1 air a une influence

considérable sur l’intensité de la chaleur solaire . D aju^es Violle, la vapeur d’eau de l’atmosphère absorbe 5 fois plus dé chaleur que l’air sec qui la contient.

L’humidité relative de l’air devenant de plus en plus faible dans la mesure où la températiu’e s’élève, on comprend que Tair des appartements soit très sec à la montagne ; ainsi Volland indique 57.6 d humidité relative, par 12.9° de température, dans une chambre à Davos, alors que dehors il y avait 2.7° et une humidité relative de 87. Aussi voit-on souvent se fendre à grand bruit des meubles qui avaient pourtant séjourné longtemps à la plaine.

L’humidité relative a une grande importance pour l’organisme ; plus elle est faible, plus la perte d’eau par la peau et les poumons est grande. Ses variations trop brusques se font parfois péniblement sentir sur les malades délicats. On évalue à 900 grammes par Jour la quantité d’eau qu’un homme élimine par les poumons et^ la peau, et celle-ci se charge d’évacuer 0.6 de ce total, c’est-à-dire plus de la moitié. La sécheresse de l’air facilite cette fonction, mais en même temps elle excite, d’une façon générale, donne de l’insomnie, de l’accélération du pouls, de la sécheresse de la peau, de la diminution de la chaleur animale. Ces symptômes s’observent plus ou moins nettement chez les individus nouvellement arrivés dans les altitudes, avant leur acclimatation (Ha.nn) .On trouvera à propos de Davos quelques remarques sur l’humidité relative des altitudes en hiver et ses modifications dans l’air inspiré.

Vintensité de la chaleur solaire est un des facteurs l)rimordiaux du climat de montagne, facteur banal pourtant, car il n’est pas un touriste qui n’ait remarqué la chaleur extrême des rayons solaires dans les altitudes.

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Pour rétndipi\ on utilise Vnc.lhionn'tro ou thermomètre à houle noircie dans le vide. Franhland indi(jue les deux séries de température suivantes, prises ruue au soleil, l’autre à l'ombre, dans les Alpes suisses et en An^deterre:

Alfiliidc

Oialii'c

Soleil

Oatlaml-Park . .

'iG m .

Riffelberg ....

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