‹ La Suisse balneaire et climateriqueChapitre 69 sur 88 · JO · texte numérisé non relu

JO

Janvier

Février

Mars

Avril

Ludwig donne les indications suivantes sur les heures de soleil : au jour le plus court, il luit pendant 5 heures, au le*' novembre 6 h., 1er décembre 5, 1er janvier 5 V4, 1®'' février 8, 1er mars 9 V4- Voici l’heure du lever du soleil : 1er décembre 9 h. 45 m., 1er janvier 10 h., l«r février 8 h. 35 m., 1er mars 7 h. 15 m. Comme nous l’avons vu, la forme évasée de l’Engagadine est favorable à l’insolation, en hiver comme en été. Dans ces conditions, rien d’étonnant à ce que, grâce aux excellentes installations des hôtels, la saison d’hiver prenne de plus en plus d’importance. Les malades d’hiver sont plutôt des chlorotiques, des anémiques, des malades atteints de névroses, dJaffections nerveuses, de neurasthénie, des jeunes gens ayant besoin de se fortifier ou voulant lutter contre une disposition héréditaire ou acquise à la tuberculose. Hœssli insiste sur les excellents effets de la cure d’hiver sur les jeunes sujets ; ils s’acclimatent avec la plus grande facilité (même de jeunes cardiaques), se développent, se fortifient et augmentent de poids. C’est, dit-il, une cure hygiénique autant que climatérique. En effet, on pratique un exercice énergique : patinage, courses sur la neige, descente en petits traîneaux ou luges (« tobogganing »), etc. Ces exercices sont un des bons côtés de St-Moritz en hiver. La colonie anglaise, qui a mis ce lieu à la mode il y a quelques hivers, y a transporté ces sports qu’elle cultive avec l’ardeur que l’on sait. Il est clair qu’une cure de ce genre ne convient pas aux très malades, pour les raisons que nous ayons vues avec Volland à propos de Davos. Il faut prendre d’ailleurs quelques précautions commandées par le climat, entre autres celle de garantir les yeux par des verres fumés contre le soleil et la reverbération de la neige ; on a sans cela des conjonctivites fort rebelles.

Eaux minérales ferrugineuses. Los sources, au nombre de deux, jaillissent aux Bains de St-Moritz : l’ancienne source et la nouvelle source ou source Paracelse. Une troisième source a été découverte en 1886, à peu de distance des autres.

L’ancienne source est déjà décrite par Paracelse, 1530, Gessner, 1553. En 1566 et 1570, l’Engadine fut ravagée par des inondations et la source disparut sous la terre et les pierres. Elle fut retrouvée quelque temps après. Vers le milieu du XVIlIfi siècle, les installations étaient si défectueuses qu’un auteur conseille à chaque malade d’apporter avec lui une pompe en fer-blanc pour puiser lui-même l’eau à la source ; celle-ci était protégée par une construction légère dont les réparations étaient dues à la générosité des malades. En 1852, on lit des travaux importants pour améliorer le captage de l’ancienne source, opération au cours de laquelle on découvrit un ancien bassin de bois datant de 3 siècles. La nouvelle source fut également captée. En 1856, le Kurhaus actuel fut ouvert ; il a été dès lors agrandi à plusieurs reprises. Les bains sont installés au rez-de-chaussée d’une longue aile attenant au Kurhaus. Elle contient Vancienne source, les bains avec 80 baignoii’es, les unes en bois, les autres en métal; enfin, la nouvelle source avec buvette et promenoir. Derrière les bains, on a construit, en 1885, une salle de douches modernes, chauffable au besoin, avec douches de tout genre {bains de vapeur, frictions, massage, etc.). Tous ces locaux communiquent entre eux et avec le Kurhaus par des corridors couverts.

Les sources jaillissent donc dans ce bâtiment, l’ancienne à l’extrémité sud, la nouvelle à l’extrémité nord. Toutes deux ont une tempéi’ature très basse, 5.4° et 5.3°. Débit ; ancienne source, 22 litres à la minute (en pompant activement, on arrive à 60) ; elle sei't surtout aux bains; nouvelle source', 2.75 litres à la minute seulement. Une pompe aussi est nécessaire pour l’amener à la buvette. Vu sa plus forte teneur en fer, on la boit de préférence à l’ancienne. 11 est souvent utile de la réchauffer avant de la boire, en mettant le verre pendant quelques instants dans un bassin peu profond rempli d’eau chaude. Analyse de Husemann, pour un litre :

Ane. source

Nouv. source

Chlorure de lithium

Chlorure de sodium

Ifromure de sodium

lodure de sodium

Fluorure de sodium

Nitrate de soude

iforale de soude

Suilatc (ie soude

Suifate de potasse

iiicarijonate (ic soude

liicarlHinate d’o.xyiie d’ammonium

lücarlionate de ciiau.v

liicarhonate de strontiane . . . • iticarhonate de magnésie . . . • liicarhonate (ie mangam'îse • ■ •

0.0008 0.0437 0.0005 O.OOOOi 0.0006 0.0003 0.0036 0.3074 0.0143 0.2723 0.0029 1 2269 0.0001 0.1970 0.0052

Paracelse

Hicarbonatc de protoxyde de fer.

ftxyde de fer hydraté

Haryte, cæs., arseii., cuiv., mat.

O.OOûl

traces

traces

Total . .

.\cide carbonique libre, cent. cub. 12.3Ü.0 Ce sont, en résumé, deux sources fort analogues, peu minéralisées, contenant avant tout bicarbonate de chaux (122 et 130 cgr.), du sulfate de soude (30 à 32 cgr.), du bicarbonate de soude (27 et 18 cgr.). Quant au sel de fer, il y en a 33 milligr. dans l’ancienne source et 38 dans la nouvelle; à ce dernier chiffre, il faut ajouter encore 6 milligr. à’oxyde de fer. La (juantité d’acide carbonique dissous est fort importante, 1230 et 1280 cm. cubes. L’eau de la source découverte en 1886, dite Funtanna-Surpunt » a 7<>; débit, 160 litres par minute environ. Analyse de Treadioell, pour un litre d’eau :

Sulfate de potassium .

Sulfate de sodium . . .

Chlorure d’ammonium Sulfate de magnésium.

Bromure de magnésium Chlorure de lithium. .

Chlorure de magnésium Borate de magnésium.

Carbonate de magnésium

Fluorure de calcium . .

Phosphate de calcium .

Carbonate de calcium .

Carbonate de strontium Carbonate de fer ... .

Carbonate de manganèse

Aluminium

Silice

Substances organiques .

Total

. . 1600.3 cent, cubes

Acide carbonique libre .

Cette eau se fait donc remarquer par la faiblesse de sa minéralisation totale, le carbonate de chaux n’atteint pas 70 cgr.. le sulfate de soude 25 cgr. En revanche, le fer reste à peu près à la même hauteur que dans les autres sources, et V acide carbonique dépasse 1.5 litre. Le débit est fort remarquable. Un établissement de bains, destiné à l’utilisation de cette source, est en construction.

L’eau est fort agréable à boire, très piquante, ce qui déguise le goût ferrugineux. On la boit à la dose de 3 à 4 verres de 180 gr., à la source, en général de 10 à 12 h., et aux repas. Il y a foule le matin autour de la buvette, car aux malades qui séjournent aux Bains s’ajoutent encore ceux qui habitent le village, et viennent quotidiennement aux Bains pour leur cure.

L’eau augmente la diurèse, l’appétit; à petite dose, elle régularise les fonctions intestinales ; à trop forte dose, elle donne de l’embarras gastrique, de la céphalalgie, de la constipation. Les sujets pléthoricjues ne la supportent pas. L’acide carbonique joue un rôle important dans l’action de l’eau ; il accélère les mouvements péristaltiques, augmente la diurèse, stimule les fonctions digestives et assimilatrices. L’action combinée du fer, de ce gaz et du climat ne tarde pas à se faire sentir sur les malades.

bains. Les bains sont chauff'és au moyen de la vapeur, qui traverse un serpentin placé dans la baignoire et percé de petits

trous ; la vapelir s’échappe dans l’eau et l’échaulïe rapidement. Une partie de l’acide carbonique disparaît pendant cette opération. D’après Husemann, un bain chauffé à 30<> (ce qui est le

? \ ^ ^ ^ Or\ f\ / ylrv

gnoires sont fermées pour empêcher l’inhalation de l’acide carbonique, et les cabines de bains ouvertes à leur partie supérieure pour faciliter la ventilation. Pour l’action et les indications de ces bains, voir Tarasp.

Indications et contre-indications. Le résumé que nous en faisons ici est destiné à servir aussi aux autres stations de la Haute-Engadine, réserve faite des indications spéciales aux sources ferrugineuses. Nous condenserons en quelques mots les excellentes pages de la monographie de Veragulh, dont la lecture ne saurait être trop conseillée à ceux qui désirent connaître à fond le climat et les ressources de St-Moritz.

Indications générales. St-Moritz est avant tout un lieu de cure pour les fatigués et les débiles, pour ces trop nombreuses personnes épuisées par le travail de corps ou d’esprit, par les veilles ou la débauche, pour les anémiques, les neurasthéniques que notre civilisation crée chaque jour en plus grand nombre. Mais il leur faut, pour qu’ils se trouvent bien du climat, une force de résistance suffisante. Sont donc exclues les formes cachectiques de toutes les maladies ; même en cas de chlorose grave, on fera bien de faire un séjour préalable dans une station intermédiaire. L’acclimatation est difficile pour les sujets éréthiques ou excitables; St-Moritz ne convient pas aux affections convulsives, épilepsie, chorée, hystérie active. Les constitutions lymphatiques et pâteuses, en revanche, profitent à merveille de ce climat. Si les enfants et les vieillards s en trouvent bien aussi, en revanche, les femmes pléthoriques, au

1 L 04- T\/f 4-'^ T ÛCJ Tûll'ï-

bien au contraire à St-Moritz, en prenant des soins nécessaires et en y arrivant par une station intermédiaire. La ^rrossesse n’est pas une contre-indication absolue; si on doit déconseiller St-Moritz aux femmes qui ont eu des avortements, et par précaution, aux primipares, celles qui ont déjà accouché heureusement peuvent y venir sans inconvénients. ,

Indications spéciales. 1*^ Chlorose et aneïme. C est la plus nombreuse des catégories de malades de St-Moritz ; lanemie y <mérit, qu’elle soit essentielle ou au contraire le dernier reste d’une maladie préexistante, comme l’anémie qui suit ^e trop nombreuses couches, les maladies graves, les traitements ener-

haute montagne. 2» Tuberculose et scrofule-, séjour prolongé nécessaire. Avant tout, comme moyen prophylactique pour les jeunes gens menacés par l’hérédité tuberculeuse, à condition qu’ils restent longtemps dans ces hautes régions. Quant aux enfants qui ont des manifestations scrofuleuses aux muqueuses des fosses nasales ou du pharynx, ou des glandes engorgées, ils se font du bien à St-Moritz. 3» Dans le rhumatisme, St-Montz est contre-indiqué; les rhumatisants courent le risque d'empirer. Veraguth fait une exception \)onvV œdème rhumatismal, œdème idiopathique sans affection cardiaque ou rénale, lequel s’améliore. Les goutteux non pléthoriques trouvent du soulagement dans ces altitudes. 4o 'L'albumimirie cla.ssique est une contre-indication, les symptômes concomitants au cœur et au poumon pouvant empirer. En revanche, peuvent s’améliorer les malades dont l’état général est bon, malgré une albuminurie abondante depuis plusieurs années, et les jeunes gens atteints d’albuminurie. Ces derniers se guérissent souvent à St-Moritz. Veraguth estime qu’en pareil cas il ne s’agit pas d’un état pathologique des reins, mais d’une composition défectueuse de l’albumine du sang. Le climat de l’Engadine est utile aux diabétiques, comme tonique. 5° Syphilis, si elle a amené, soit par elle-même, soit par le traitement, un état d’anémie. 00 Affections paludéennes. Le climat de montagne est excellent, et les eaux ferrugineuses sont, en outre, à leur place, quand la cachexie est grave. 7» Affections cardiaques et troubles circulatoires. Pour cette catégorie de malades, la montagne .semble contre-indiquée en généi’al. Depuis quelques années, une tendance nouvelle paraît se faire jour; on envoie certains cardiaques à la montagne. Les travaux d’Oertel sur le traitement de plusieurs affections cardiaques par l’ascension méthodique ont probablement contribué à la naissance de ces nouvelles idées. D’une façon générale, l’altitude peut, dit Veraguth, donner une meilleure nutrition au muscle cardiaque, et fortifier les liypertrophies compensatrices. Hœssli a constaté une augmentation de la pression sanguine sous l’influence du séjour à St-Moritz. 11 mut seulement que le cœur soit en assez bon état pour résister, le cas échéant, à l’action excitante du climat, au début du séjour. U’est dire qu’il faut défendre les altitudes en cas de cachexie cardiaque, d’asystolie avec œdème permanent, insuffisance tricuspide relative, etc. En revanche, un cardiaque quia quelques accidents passagers (palpitations, œdème des malléoles le soir, etc.) à la suite d’influences affaiblissantes quelconques, se trouvera bien d’un séjour à St-Moritz. 11 s’agit en pareil cas le plus souvent d’affections mitrales, mais aussi quelquefois d’insuffisance de l’aorte. U hypertrophie cardiaque idiopathique s’améliore dans les altitudes, si le malade peut supporter les palpitations qui, en pareil cas, se produisent dans la période d’acclimatement. Quelquefois, ces palpitations du début deviennent si violentes, que le malade doit regagner la plaine. \Jhypertrophie liée à la

néphrile inlevulilielle doit éviter les altitudes. Malhèroina est fréquent chez les vieillards, qui supportent mal<,u-é cela bien les altitudes; il en est de même des malades atteints de cœ\n' gras, qui peuvent être très améliorés avec un régime et une hygiène rationnels. En revanche, la. dégénérescence graisseuse du cœur contre-indique le séjour dans les altitudes, si le ventricule est déjà dilaté. A son début cependant, tel qu’on le voit, par exemple, chez des hommes d’un certain âge, surmenés par le travail, cette aûection peut être fort améliorée ; le cœur peut revenir à l’état normal. A mon avis, ce n’est pas sans danger nue les cardiaques affrontent les palpitations qui les tourmentent plus fréquemment à la montagne qu’à la plaine, troublent leur sommeil et les angoissent. L’àge a certainement une influence considérable en pareil cas; les sujets de plus de 50 ans, un peu obèses, avec de l’asystolie, ayant le cœur gras, faible, feront bien d'éviter les altitudes et de ne pas dépasser la zone subalpine, en tous cas de ne séjourner dans les altitudes qu’aprés un séjour dans les stations intermédiaires. L’expérience m’a prouvé, je le répète, qu’on ne saurait être trop prudent en dirigeant un cardiaque sur une station d’altitude. 6« Affeclions des voies respiratoires. Uaslhme nerveux s’améliore souvent à St-Moritz d’une manière permanente. Il en est de même parfois de V emphysème, sans que l’on puisse dire d’avance quels cas profiteront de ces altitudes. Les inflammations des bronches, les laryngites, font mieux d’éviter St-Moritz en été ; il y a pour eu.x de trop grandes variations de température, l’air est trop sec et il y a trop de poussière. Il leur faut un air plus doux, près des forêts, à moins grande altitude. St-Moritz est une bonne station d’été pour les tuberculeux qui n’ont ni lièvre, ni toux, par exemple pendant les périodes de repos qui souvent séparent les ijoussées aiguës chez ces malades. Pendant son séjour à la montagne, le malade peut se fortifier, lutter contre son anémie. (Voir Davos.) 7° St-Moritz convient à ces dyspepsies, .si nombreuses de nos jours, qui n’ont pas une base catarrhale, mais sont l’expression d’un trouble de la nutritionel de l’innervation générale, et sont liées à l’anémie, à la neurasthénie. 11 en est de même des états atoniques des intestins, si fréquemment reliés à ces mêmes troubles, avec diarrhée ou constipation. En x'evanche, la cure d’eau ferrugineuse ne convient pas au catarrhe chronique de l’estomac, à la gastreclasie et à l’ulcère rond. Affections du système nei'veux. Conivc-mépilepsie, la chorée, l’hystérie convulsive, ha. maladie de Basedow s’améliore par un long séjour dans les altitudes, l'angine de poitrine peut y guérir. L. Spengler a vu, aurés 1 Vî “lois passé à Davos, le pouls tomber à 78 chez une malade atteinte de maladie de Basedow, qui avait 125 battements à Vienne. La neurasthénie, avec ses formes multiples, tel est après l’anémie, le champ d’action le plus vaste et le plus rémunérateur du climat de la Haute-Engadine et des eaux de St-Moritz; les bains d’eau gazeuse ont une très grande impor-

tance. I.es cas légers se guérissent, les cas graves s’améliorent, et reviennent année après année chercher du soulagement dans ces hautes vallées. Les névralgies et la migraine sont parfois améliorées par les altitudes. 9° Affections des femmes, dysménorrhée, surtout si elle est anémique ou nerveuse ; ménorrhagie, leucorrhée des anémiques, stérilité, conséquence de ces troubles.

conseille le séjour à St-Moritz pour combattre Vobésité ; l’exercice, les transpirations, souvent abondantes pendant les courses sur les pentes, font diminuer le poids. Mais avec du repos et un bon régime, on engraisse à la montagne (voir Davos), ci, si les montagnards sont maigres en général, il faut 1 attribuer, semble-t-il, à l’insuffisance de leur nourriture en comparaison du travail énorme qu’ils fournissent souvent.

Ludwig a résumé les contre-indications de l’Engadine comme suit ; 1« Affections cardiaques, dégénérescence graisseuse du cœur, dilatation et atrophie du ventricule gauche, affections valvulaires. 2° Anévrysme ou athérome. 3« Emphysème très prononcé, ou compliqué de bronchite. 4° Tuberculose du larynx ou de l’intestin. 5° Convalescence de la dyssenterie. 6° Disposition au rhumatisme aigu. 7'o Disposition aux inflammations aiguës des amygdales, du pharynx et du larynx.

Bibliographie.-- Kurort St-Moritz, 1874. Ludwig, das Oberen-

^^''-y^raguth, Bad St-Moritz 1887. Hœssli, Berl. Klin Wochensch. 188/. Corr. Bl. f. S'chvv. Aerzte, 1890. ^chuyder, ibid. 1887.

Campfér, 1829 m. (T.) Station climatérique d’altitude, sur la route du Maloja à St-Moritz, à peu de distance du lac du même nom, et à 20 mm. au sud jdu Kurhaus de St-Moritz-les-Bains. Campfér est desservi par la diligence. C’est un charmant vil-

prairies à peu prés horizontales; il est abrité du coté du nord, du nord-est et de l’est par des collines boisees. On peut facilement gagner à pied St-Moritz-les-Bains pour y boire 1 eau ferrugineuse. Une autre belle promenade, c est la route qui conduit à St-Moritz-viUage en s’élevant à travers les forêts de mélèzes, à l’abri du vent. Le climat de Campfér est plus doux que celui de St-Moritz, ce qui est dû à son excellente protection contre les vents du nord-est. Nombreuses excursions dans le voisinage.

Silvaplana, 1816 m. (T.) Station climatérique d’altitude. Eau sulfatée calcique ferrugineuse. Saison : juin à septembre

Silvaplana est à 10 km. de St-Moritz, au débouché de la route àu JiUier (voir page .3d2 les itinéraires de l’Engadine). C’est un T .Pi’omontoire qui s’avance dans le lac de bilvapLina, le séparant presque du lac de Campfér (il ne reste

1 Silvaplana est bâti sur des

ÿmoni . î "" transportés peu à peu. La

^tuation est plus ouverte que celle de Campfér, mais par hl-

St^e 110 ^ ^ents. La température moyenne àe l’été

T® s® trouve le hameau de

Suilej, pies duquel jailht une source d’eau sulfatée calcique

fei^uaineuse, qui a été captée et conduite à Silvaplana. Température, 5.6; débit 11.25 litres à la minute. Analyse de Hune mann, pour un litre

Chlorure de sodium.

Sulfate de potasse .

Sulfate de soude . .

Sulfate de magnésie.

Sulfate de chaux . .

Bicarbonate de chaux

Hicarbonate de protoxyde de

fer 0.0095

Silice 0.0086

Mang., arnmon.,lilh., stront., baryt., alum., ac. phos., ac. nitrique., mat. orgam traces Total . . 2.6431 . . 214.2 cent, cubes

Acide carbonique libre . .

C’est en résumé, une eau fortement gypseuse (près de l.o er de sulfate de chaux) et calcaire (1 gr. environ de bicarbonate calcique), et faiblement fe'i'^^ugineuse et gazeuse. ses sulfates, l’eau se rapproche de celle de Weissenbourg,^ etc. On la recommande dans Vané-mie, le rachitisme, la scrofule, les catarrhes chroniques des bronches, àe \ intestin, de la vessie.

Silvaplana est un lieu très favorable aux malades, aux fatigués, aux gens faibles et délicats qui redoutent le bruit des

stations trop courues. Cure de ™ . dation clima-

Sils-Maria (en romanche Segl), 1811 m. (1.) station ciima

térique d’altüude Haute-Engadine. La diligence de

SilvaplanaVû Samaden) au Maloja s’arrête à Sih-Baseglia, a l km. a 1 ouest

'^®lüs-Sria est situé à 1.5 km. au sud-ouest de l’extrémité supérieure du lac de Silvaplana, à l’entrée du val F ex,

llaLs escarpés se rapprochent dS^^ Sül

pst sur la plaine qui sépare le lac de Silvaplana üu lac ue »ii.s,

mais à l’endroit où elle se heurte à la montagne; au noid-est,

au minimum en hivei o A décmnbre 5 ^U, le*- pnvier

mois d’hiver : 1®*’ novembre 6 V«> 1 ueceinmc ^ /4>

6, l®f février 7 Vs. 1®'’ n^ors 9 V4- ^'^^•'y.^i'^^^yyyemb're 9 -SD. 1®'' soleil, elles s’échelonnent ^âl ï®^ maris 8.35.

décembre 10, 1®; janvier .10.10 1®> 1'^^’ ;.^e des vents

C’est un endroit assez V^®” Sils est station

du moins,, pour (ieyenir s/afion d hiver

météorologique depuis . ‘n Revers qui, en revan-

est de 1.5® plus chaud que . ^ je Sils^. Temiiérature

che, a un été plus chaud d. 9 . g q. février— 6.2, mars

moyenne, d’après Ludwig . jan

— 4.2, rtvril 1.0, mai 5.6, juin 9.1, juillet 11.7, août 10.1, septembre 7.8, octobre 2.3, novembre —2.9, décembre — 6.9. Année 1.6. Pour l’humidité relative, Sils présente à peu près les mêmes conditions que les autres stations de l’Engadine. La moj^enne de 1 h. est, pour les 4 mois d’été, 60; pour les 6 mois d’hiver, octobre à mars, 64. En revanche, Sils a un peu plus de brouillard en hiver ; parfois en octobre et novembre, en mars et avril, on voit 2-3 jours de brouillard l’un après l’autre. La cause en est soit la proximité des lacs, soit l’arrivée, par le col du Maloja, de vapeurs qui se condensent dans cette région. Les vents dominants sont ceux du sud et du nord, qui représentent sans doute un courant d’air local entrant ou sortant de la gor^e du torrent de Fex; puis viennent ceux du sud-ouest et de 1 ouest, souffle affaibli du grand vent de la vallée.

Sils est un séjour fort agréable, plus tranquille que d’autres stations de la Haute-Engadine. C’est le seul endroit de la région des lacs, dit Schnyder, que l’on puisse recommander à un phtisique. Il y a de nombreuses promenades et courses dans les environs ; canotage sur le lac de Sils, le plus grand lac de l’Engadine. Bains, douches.

Maloja, Hôtel-kursaal, 1811 m. (T.) Station climatérique d’altitude. Saison : 10 juin à 30 septembre.

Itinéraire -- Le Maloja est situé sur la route de Chiavenna à St-Moritz ; diligence en 6 h. 1/2 (8 fr.lO) de la première de ces localités, en 2 h. (4 fr. lo) de la seconde.

Le plateau du Maloja termine la vallée de l’Engadine du côté du sud-ouest, et en constitue une intéressante curiosité. A 1 extrémité supérieure du lac de Sils, on voit se dresser au travers de la vallée une barre formée par des collines boisées, où Ion a bâti plusieurs charmants chalets ; c’est le col du Maloja. I^riére ces collines, le terrain tombe presque à pic de plus de 200 mètres, formant une haute paroi, couverte de forêts, que la route traverse par 16 lacets habilement tracés à l’angle sud-est de ce précipice. Le Maloja a une position splendide : la vue est beüe du coté du nord-est, sur le lac, aussi bien que du côté du sud-est sur les montagnes du val Bregaglia, qui se dressent au-dessus des collines pittoresques du premier plan. C’est là, à

faisant face au nord-est, qu’a été bâti 1 hôtel-kursaal du Maloja. Cet établissement, ouvert pendant plusieurs années en hiver, ne l’est plus actuellement qu’en été. il offre tous les perfectionnements du confort moderne alliés conditions hygiéniques. Le sol du plateau du JMaloja est composé d’une couche de terre tourbeuse, reposant sur une épaisse couche d’alluvions arrachées aux montagnes voisines. Les flancs de la vallée sont revêtus de mélèzes, U cuté de 1 est, jusqu au bord du lac, tandis que le flanc ouest ^t couvert de prairies ou coupé de rochers, qui tombent à pic laissant à peine place à la route postale. Les c imatériques du col du Maloja sont celles de la général. Le vent qui monte depuis le val Bregaglia, pour descendre ensuite l’Engadine jusqu’à Scanfs,

comme vent de la vallée, y est très violent en été. On y sent, en outre, le vent du nord-est, mais on n’y perçoit pas le fœhn. L’insolation est longue en hiver ; 1er novembre 7 V2 h., 1er décembre 6 Vî h., 1er janvier 6 h. 10 m., 1er février 6 V2 h. L’air est très fortifiant, tonique, excitant. Pour les indications, voir Si-Moritz. Dans le voisinage se trouve une source sulfatée calcique ferrugineuse.

VALLÉES DU VERSANT ITALIEN Yal Bregaglia.

Cette vallée s’étend du Maloja à Chiavenna, où elle s’infléchit vers le sud en formant une vaste plaine jusqu’au lac de Côme. Elle est arrosée par le Mèra, écoulement d’une grande masse glaciaire située au sud de la vallée. Le val Bresaelia commence brusquement au pied de la barre du col du

, ï.bà...

prano, 1087 m. (T.). Cette vallée, bordée de haiites montagnes, aux sommités bizarrement découpées, est fort pittoresque , dans sa partie supérieure, c’est la vallée des hautes Alpes, avec les mélèzes, le ruisseau sauvage; plus bas, assez brusquement, vers 800 m., c’est le pays d’Italie. Les montagnes ne changent pas, mais les châtaigniers apparaissent en grand nombre; leurs puissantes branches, au vert feuillage, abritent des prairies trop souvent traversées par le large lit à sec de quelque torrent

dévastateur. , , , , C54.

Promontogno, 819 m. (T.) Village a 4 h. de diligence de St- Moritz, et 3 h. environ de Chiavenna. Station de printemps et d’automne, dans la position la plus pittoresque de ce pays magnifique. Climat doux. C’est une station climatérique et de passage, qui mérite d’être plus connue et utilisée qu elle ne l’est iusqu’à présent. C’est ici que se fait la division entre la zone des mélèzes et sapins et celle des châtaigniers ; en traversant un tunnel (la Porta) qui couvre la route, on laisse deij rière soi les premiers et l’on découvre de l’autre coté un paysage

absolument différent et plus méridional.

‘inntin 1088 m (Téléoli ) 6st uiie slalion climalérique sur le liane nord de la^e’ à Ki bien au soleU, dans une position

agitée contre les Sêpur de pnnUmps et

720 m (ï.) touche la frontière italienne. Ce village, le dernier de ifvŒ^r l^e soi suisse a une importance particulière commejtatioa mJéorologm^^ Peuvent être comparées avec celles ^

Haute-Engadine, étant faites dans la môme région et J|uns une vallée de direction analogue, mais avec 1100 m. de différence de niveau.

Vallée du Poschiavino.

De Pontresina (voir ce nom) la route se dirige au sud-est, v^s le col’du .Bernma, en passant par les BermnaJiœîcser, m. Près du col, par 2309 m. d’altitude, se tronye l hospice du Bernina De là, on descend par de nombreux lacets dans la lée du Poschiavino, torrent dont

nord-ouest au sud-e.st, et qui se jette dans 1 .Adda, à peu de

distance en aval de Tirano. Poschiavo, 1011 m. (T.), village dans une fort belle situation, au bord du torrent, est la principale localité de la vallée.

Le Prese, 9(30 m. (T.) Eau sulfureuse sulfatée calcique. Saison : Ier juin au 30 septembre.

Itinéraire. — De Samaden, diligence en 6 h. 1/4 (11 fr.), de Tirano, dili-

fence en 2 li. 1/2 (3 fr. 13). On parvient (i Tirano depuis Colico, sur le lac e Côine (C9 km.), en chemin de fer jusqu’à Sondrio et, de là, en diligence. Le Prese est un établissement balnéaire, récemment réorganisé, situé au bord du lac de Poschiavo, à 4 km. au sud du village de ce nom. Les Bains, dans une position très pittoresque, sont adossés au liane occidental de la vallée, qui a dans cette région une faible pente. Les flancs des montagnes du côté du nord protègent Le Prese conti’e les vents froids ; de hautes montagnes forment également barrière à l’ouest et à l’est. Il existe un vent de montagne très sensible, qui descend pendant la nuit des hauteurs, et rafraîchit l’air échauffé pendant le iour par le courant inverse. Le climat est doux, la moyenne de l’été est 15o. Le Prese unit donc aux beautés de la nature les ressources de son eau minérale et les qualités d’une station climatérique. L’altitude n’est, en revanche, pas considérable. Le lac de Poschiavo, au sud-est des Bains, a 3 km. de longueur sur 1.5 km. de largeur. L’eau minérale jaillit d’une roche schisteuse contenant du sulfate de chaux, à peu de distance de l’établissement balnéaire. Température, 8.1<>. Débit, 75 litres à la minute. Analy.se de ITfffs/em,

Sulfate d’ammoniaque .... 0.003

Sulfate de soude 0.008

Sulfate de chaux 0.125

Phosphate de chaux 0.006

Chlorure de calcium 0.010

Acide carbonique libre Hydrogène sulfuré

pour un litre d’eau

Hyposuiflte de chaux . .

Hyposulflte de magnésie .

Bicarbonate de magnésie Bicarbonate de fer ... .

Silice

Total

. . 21.2 cent, cubes 0.59

^ C’est en résumé une eau sulfureuse faible (0.6 cent, cube d’hydrogène sulfuré) et peu minéralisée, principalement par du sulfate de chaux {clu peu plus d’un décigr.) et du bicarbonate de magnésie (environ un décigr.). L’eau est employée en bains (chauffage à la vapeur) et en boisson ; elle est diurétique, laxative, relève l’appétit et les forces.

Indications. Scrofule; rhumatisme, goutte chroniques; intoxications métalliques ; catarrhe chronique des muqueuses des voies respiratoires, de la vessie, des organes génitaux féminins; affections cutanées chroniques; cataimhe chronique des voies digestives avec état hémorroïdaire. Les environs de Le Prese offrent de nombreux buts de promenades, et plusieurs sentiers horizontaux le long du lac.

(Italie), 14.33 m. Eau thermale xulfalée calcique. Slalion d’allitude. Saison : Juin à septembre.

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poînt (27^k^ Côme, en chemin de fer Jusqu'à Sondrio et (iillgence depuis ce

Bien que les bains de Bormlo soient situés sur territoire italien, leur

proximité des Grisons, au système montagneux desquels ils appartiennent, nous engage à les mentionner brièvement. Ils sont placés dans la partie supérieure de la Valteline ou vallée de l’Adda, dans une position très pittoresque. Les sources minérales, au nombre de 5. étaient déjà connues des Romains. Elles donnent une quantité très considérable (760 litres à la min.) d’eau chaude à 39», contenant, par litre (de Plaida) : sulfate de chaux 486 mgr., de magnésie 252, de soude 60, de potasse 18, bicarbonate de chaux 173, de fer 25, de manganèse 14, chlorure de sodium U. silice 20, phosphate d’alumine traces. Total 1.02 gr. Acide carbonique total, 24 cent cubes. Outre l’eau, on utilise les boues déposées par la source, composées principalement de bicarbonate de chaux, de matières organiques, de bicarbonate de magnésie, d’alumine, de sulfure de fer, de soufre libre, etc. Principales indications : affections de la peau, ulcères, scrofule, rhumatisme, ÿouUe. affections du sexe féminin, hystérie.

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