nvp^sion de l’owsène a diminue d un quau, c esi a
!li/ê cîrS la pressfou de l’air a diminué de 190 miU^ r.ette diminution correspond a des ‘>-,00 m c’est-à-dire bien supérieures a celles ou 1 d'ails nos relions du moins, Lqourner dans un but theianéuticrue La théorie de l’anoxyhemie est basee suitout ^ur observations de Jourdanct, J®,
hautes altitudes du Mexique ; dans ce pays le Plateau Ile r\nahuac a plus de 9000 m., Mexico est a 2277 m. d’altitude, avec une haute
Kn Suisse, nous ne rencontrons ni cette altitude dims les statioAs climatériques, ni cette température Et de fait, entre 1200 et 1900 m., altitudes habituelles on ne remarque nullement chez les sujets bien nom ns 1 anémié. l’épuisement, compagnons de ^no^yhemje. 11 est vrai que l’on voit des montagnards anémiques et chetits , mais pénétrez dans leurs demeures et vous coiistateiez qu’ils sont victimes d’une alimentation insufhsante en comparaison de leurs rudes travaux, de logements étroits e? peu aérés, etc. Il n’y a pas là défaut d’oxygene^ Preuve en soit l’élévation du niveau de la santé des habitants des vallées dans la mesure où le flot montant de la civili sation leur apporte de meilleures p^nditions materielles. Le séioiir prolongé dans les stations d’altitude foitihe l'onmiiisme et. loin d’engendrer l’anémie, tend au contraire à guérir cette maladie, comme nous le verrons plus
A la diminution de l’oxygène inspiré ne correspond pats, du moins chez l’individu acclimaté, une augmentation du nombre des respirations. Cette augmentation n a heu que pendant la période d’acclimatement. L’individu acclimate inspire moins d’air à la montagne qu à la plaine. Me? - '/Wjd expirait à Strasbourg u.48 litres d air à la ininute, et à 1200 m., 0.29 litres; Veraguth, 4.59 litres à Zurich (409 m.) et 4.50 àSt-Moritz (1709 m.). Mais, chose curieuse et à vrai dire inexplicable encore, en même temps 1 acide carbonique de l'air expiré subit une augmentation notable et permanente après racclirnatement. Voici, d’après Veraguth., la (piantité d’acide carbonique en “ 'o de 1 air expiré ;
— :Vi —
Alt. Ar.,.;M-h. .
MnrcH (iè;™ -U: 'f
.Uara-I Puerto o /' •;
yernouii,... zurieh. ! ! ! ! ! ! il y-;
Comment rapppoclier celte dimimition de iMir in.sniiv a\ec la sen.sation de respirer plus lac-ilement que les <o*ns
a titmlef <1" moins dams^ les
altitudes dont nous nous occupons:' Il semble une le
sang profite mieux de 1 oxygène, que ce gaz lui est fourni a meilleur compte iiar l’air. Cet oxygène a une action plus énergique dans les altitudes qu'à la plaine. Ma, -ce/ a constate que pour produire un gramme d’acide carbonique. il lui fallait à 0 in. 12 litres d'.air. à :5580 m. I0.;{ liti es seulement, c’est-à-dire 14 '* <, de moins. Le dét^aaernent plus grand d acide carbonique donne an .saii<r efaux iimscles plus de vitalité et de force, ce qui expfique fe bien-etre ressenti dans les altitudes modérées, la facilité vfp ^ marche, la sensation de légèreté et d'intensité de
Dans les très hautes montagnes (Andes, Himalava)
1 acclimÿement produit a la longue une expansion du tfiorax. En outre, il agit de deux façons sur le sauf»' : d'uue part le nombre des globules rouges augmente d'une façon notable, d apres I la.ult : cet auteur a vu le nombre îles glofiules passer chez 3 personnes, en 15 jours, de 5 millions
l'on , 3 7.9 millions à une altitude de
43-Ç m. D’autre part, l’hémoglobine devient capable d'absorber davantage d’oxygène. P. Be.rt a constaté que le sang d'un lama de La Paz (4000 m.j absorbait 18 à 20 ■'
<ï6 son poids d oxj^gèiie. tandis rjue celui des animaux de Paris n en iixe que 10 à 12.
Ainsi, de toutes façons, en ex])ulsant plus d'acide carbonique, en fixant plus d'oxygène, en augiuentanl le nombre des globules de sou sang, l’iiouime bénéficie du séjour des alfitudes. L’oxygène passe plus librement dans le sang a, la moutague qu à la plaine et v exerce une actmn plus énergique. Les l'emarquables recherches de • I Kfall ou\ reiu, de noii\eaux hoiàzons sur le traifiunenl de l'auémie.
La période d acci imatenient et celle d accliiualalion totale presenleni des phénomènes assez dilférents ipie uou.s resumous d api’és ]'(‘,'n(jalli . Peudauf la première, on une l'oiigeiir assez vive de la peau, qui peut aller jusqu'à réi'vthèuie, si le sujet s'esi exposé au soleil: jiarfois.
,,n Deiidoconionclivite. On ;i l)esoiii de ivimns de an'\ 1-1 nlainé pour éprouver le même sentiment de lepob. ïèsomlnéu est moins bon, plus lé-mr, apité idieuomenes nui persistent quelquefois et oblij^ent a (puttei les a ?udes. On note parfois des palpitations et de la surtout chez les anémiques et les carduupies. Lai>petit ammiente : la respiration est plus frequente, le ‘‘
iles pulsations et des respirations aii^men e 1'^^^^ travail iniisciilaire plus qu il ne le taisait a la plaine. Le nression sanu'uine diminne: la quantité d au expue esi amunentée ainsi que celle (te l’aciile carbonique et de la vapeur d’eau; rurine augmente en quantité, tandis que
l’uréediminue au début. de bi
Période d’acclimatation complété. — La rougeur de la
peau disparaît, le sommeil redevient
respiratoires ou cardiaques cessent, 1 appétit ‘este ^>0"; Cependant il y a nombre de personnes qui dorment peu ou mal dans les altitudes. La force musculaire jm-ait amrmenter. et il en est de même en general de 1 aptitude au "travail intellectuel. Le nombre des respirations redevient normal ou reste augmenté de 1/2 a L respiration par minute. Le pouls reprend son cliifire normal, mais la pression sanguine s’élève. L'exhalation de 1 acide caibonique et de la vapeur d’eau reste plus importante qu en plaine: il en est de même probablement pour la respiration cutanée. Quant au volume d’air inspiré absolu, c està-dire réduit à et à 760 millim., il est diminue. La quantité d’urine se rapproche de la moyenne, mais reste au-dessous de celle-ci, de même que celle de 1 uree. Lnhn le poids du corps diminue en général. (Il semble que cette diminution provient de l’exercice auquel ou se livie dans les altitudes, des transpirations exagérées qu’il provoque; en effet, à Davos, par exemple, les malades aupnentent de poids, parfois très notablement, une fois acclimates.)
Tous ces travaux ont été faits sur riionime sain au repos. Dès que l’on se ment dans les altitudes, et surtout dès que l’on monte, la respiration s'accélère ou devient plus profonde, car elle doit expulser une gramle (.luantité d’acide carbonique produit par le travail énergique des muscles pendant l'ascension des pentes.
'l'el est le résumé des travaux de Veraguth ; des traces graphicpies, joints à sa thèse sur le climat de la Haute- Lngadine, permettent de saisir d’un coup d uni ces modilications intéressantes.
(.hez les sujets porteurs (l’nne aireclioii pulmonaire la lespiration devient souvent, à la montagne. pl„s ample et les poumons repoivent plus d’air qu a la plaine. Par ÎL ascensions méthodiques on développe le travail respiratoire (gymnastique pulmonaire). Comme résultat, on note
une augmentation parfois considérable <le la capacité pulmonaire : ainsi Snrgm.s a noté, en 4 à 18 mois, une iiie-
menMion minimum de 800 centimètres aibes.‘ maximum de 8000, en général de 1100 à 1800. Cette expansio^T la cage thoracique est surtout heureuse chez les jeunes sujets disposes à la phtisie, dont le thorax aplati niais encore souple, s élargit et se fortifie à la montatme On suppose aussi que les excursions plus amples du^ thorax ■ventilent mieux les régions paresseuses des iiou nions savoir leurs sommets; on obtiendrait ainsi une action favorable sur ce point faible du corps. On a observé que, dans les très hautes altitudes de l’Amérique et de l’.Asie le thorax des naturels est énorme en proportion de leur
Rien que la quantité d’oxygène inspiré soit moindre à la montagne qu’à la plaine, dit Vera.gtUh, les combustions oiganiques semblent être jilos intenses. La 'rj*aisse paraît être brûlée davantage dans les altitudes, ce qui. avec 1 augmentation de l’évaporation de l’eau, expliquerait la perte du poids du corps. Il faut chercher la cause de cette combustion exagérée dans l’augmentation du travail musculaire et dans une plus grande production de chaleurcelle-ci est nécessitée, d’une part, par le climat plus froid qu a la plaine, de l’autre, par l’augmentation de l’évaporation pulmonaire et cutanée.
Les altitudes exigent donc du corps humain plus de chaleur qu à la plaine. Ce fait, joint à celui de l’excitation nei veuse évidente du début du séjour, fait comprendre qu il ne faut pas envoyer à la montagne les personnes trop faibles ou trop excitables. Les cardiaques, les emphysémateux ne s’y trouvent pas bien en général, du moins dans les fortes altitudes. Il faut que le malade ait une certaine intensité de vie, nécessaire, par exemple pour les phtisiques (voir /Jr<eo.ç); l’anémie très grave ne supporte souvent pas la haute montagne. En été. le climat des altitudes exige aussi de la force de résistance aux agents extérieurs ; en effet, il s’y produit parfois en cette saison des variations subites de la température, et il suffit de quelques jours, même de quelques heures de pluie
i.oiir aue l’air soit rafraîchi outre mesure. On voit parfois la ne?^e tomber au milieu de l’éte (en Engadme). Le soleil est indispensable à pareille élévation; s il est viai que ses %oTïZ souvent d’une cbaleii^r incommode on trouve par le beau temps un abri agréable dans les forets. En hiver, en revanche, les altitudes ont un climat plus
éixal (du moins dans les stations hivernales proprement dîtes) il V a moins de variations dans le climat.
Indications et contre-indications des altitudes (d apres
Weber) — Indications. Amreœie, dyspepsie, conséquence^ d’un défaut d’oxygénation, de manque d exercice , dyspepsie des neurasthéniques. Anemie et anéiTüe 3° Catai-rhe chronique du phnrijnæ et des ht anches. 4° Cachexie et anémie paludéennes. Cette indication n’a dans nos régions qu’une importance secondaire, mais elle acquiert une valeur capitale dans les pays tropicaux, où les sujets atteints par la maladie vont puiseï une nouvelle vie dans l’air des sanatona des hautes montafTiies 5° Etat de circulation défectueuse dans l amoinen. hémorrhoïdes . 6« Hypocondrie, hysterie, troublées nerveux basés sur l’anémie et l’épuisement: neurasthénie 7® A.stlime nerveux et bronchique, non complique de troubles cardiaques ou d’emphysème. 8° Surmenage intellectuel, fatigue avec insomnie. 9° Atonie de la. peau, avec tendance à la transpiration. 10° Prédisposition a. la phtisie, développement insuffisant du thorax. 11° iwberculose pulmonaire (voir Davos). 12» Pour la scrofule, Weber estime le climat maritime meilleur que le climat
de montagne. ^ , ,,
CoNTUE-iNDic.vnoNS. Maladie du CŒur et des arteres; athérome sénile ou prématuré. Emphysème avec bronchiectasie et bronchite chronique. Epilepsie. Troubles psychiques . Affections rhumatismales, convalescence de rhumatisme. Grande faiblesse. Age avancé. Les enfants en revanche supportent en général très bien la montagne. Pour les contre-indications relatives à la tuberculose, voir Davos.
Il existe enfin quelques rares sujets qui ne peuvent pas s’acclimater à la haute montagne : pris d’anorexie, ayant toujours froid et poursuivis par le sommeil et la fatigue, ils doivent quitter les altitudes qu’ils ne sauraient habiter sans inconvénients.
Les malades qui ne doivent pas séjourner dans les altitudes élevées choisiront souvent avec avantage unedes nom-
breuses stations de la seconde zone, entre 700 et 1<;00 ni. I ls trouveront là un air excellent, et ils courront moins de risques que dans les stations alpines proprement dites.
Stations intermédiaires. — Les malades délicats qui arrivent en Suisse depuis les plaines des pays environnmits et qui se dirioent sur une station d’altitude, font bien de s’arrêter quelques jours dans une station intermédiaire de demi-altitude. Ce séjour de transition prépare l’organisme aux conditions nouvelles dans lesquelles il va se trouver. Les déplacements rapides, à la mode aujourd’hui, peuvent nuire aux organismes affaiblis. Le lecteur trouvera plus loin, dans l’introdaction de la Haute-Engadine, quelques conseils sur ces stations. Bornons-nous pour le moment à en énumérer les principales : Seeicis, Klosters, Chuncnlden dans les Ctrisons: autour du lac des Quatre-Cantons : Bürgemtock, Morsclmcli, Aæemtein, See.lisberg ; près d’interlaken : Ht-Beatenberg. La utérin ‘U) men; au nord-est de la Suisse, plusieurs stations du canton à.’Appenzell; dans le Jura: Langenbruck. Macolin, et enfin les Amnts, Champéry. VUÏa)s, dans la région du sud-ouest.
En revanche, on ne saurait conseiller à ceux (pii doivent gagner une station d’altitude de séjourner dans les localités delà plaine ou de la première zone en été; les régions basses sont, en cette saison, chaudes et peu toniipies.
Immunité phtisique dans les altitudes. — L’absence de tuberculose parmi les populations des altitudes est un fait qui semble acquis grâce à de laborieuses recliercbes. (Jette immimibi se rattache intimément à l’influence climatothérapique des altitudes, et c’est à ce titre que nous en dirons quelques mots en terminant. Voici les résultats obtenus par la commission sui.sse. de 1864 à 1869. Sur 1000 décès on compte en décès par phtisie, aux altitudes suivantes :
lai ditl'érence est donc- liien nette entre les basses régions et les très liantes altitudes. La zone intermédiaire olfre une augmentation relativement aux régions plus basses. Des recherches plus récentes ont porté sui' la période 1876 à 1886. ]iour laquelle
.\l(it,u(le 200- 49t) m
bOO- 699 700- 899 900-1099 1100-1299 1800-1499 IbOO-bSOO
les ,-hilV,-es sont pl';» ks’a'télumiel e" ICKX) décès) ;
Altitude