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ENTREE DE LA CROTTE DE SAINT-BEAT

rail, et où quelques petits villages, étroitement pressés, n'ont pas la place de se développer librement : Leissigen, Daerligen, fraîchement exposés au nord sous de hautes parois rocheuses et de belles futaies.

En face, au contraire, sur une montagne boisée prolongée en long éperon, une station climatérique jouit d'une vogue de plus en plus grande : Saint-Beatenberg. Cette montagne présentait, en effet, un belvédère naturel incomparable sur les Alpes bernoises par delà les perspectives du lac et de la vallée d'interlaken. Des hôtels luxueux se sont bâtis à mi-côte, à six cents mètres au-dessus du lac, et toute une ville d étrangers s est improvisée entre les alpages et les sapins, le long d'une route qui se déroule en majestueuse corniche. Elle est reliée par un funiculaire à la station du bateau, Beatenbucht.

Les noms de la montagne et du port viennent d'un ancien ermite, saint Béat, qui, suivant la tradition, aurait vécu dans une retraite qu on montre encore, près du lac, à côté d'un vieux cloître et des ruines d'une chapelle où on venait autrefois en pèlerinage, et qui fut abandonnée à la suite de la Réforme. Tout près sont de magnifiques grottes, revêtues de stalactites, qui s'enfoncent dans le rocher sur plusieurs centaines de mètres de profondeur : aménagées pour les touristes et éclairées à l'électricité, elles ont gagné

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