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INTERLAKEN : LE HŒHEW'EG

LES RUINES D UNSPUNNEN.

varient naturellement suivant l'installation et les prix, le service est toujours ponctuel . le personnel bien st>lé et parlant les principales langues d Europe, la nourriture saine et bonne, le vin toutefois un peu cher, même par rapport aux prix du pays; le petit déjeuner du matin . avec miel , beurre et confitures, est particulièrement appétissant. Les hôtels ont souvent des jardins, presque toujours des terrasses égayées de fleurs et de verdure, où 1 on peut prendre des rafraîchissements ou même les repas. Les plus modestes, même dans les villages, ont un salon ou une salle de lecture avec des livres, des journaux, des illustrés, des guides à la disposition des clients. .Autant que possible, l'hôtel est placé dans une situation choisie qui permet d'à voir aux fenêtres un coup d œil sur la rivière, le lac ou les montagnes : certains hôtels d altitude ou de « cure d air » ont été installés dans des points de vue splendides.

Les hôtels d étrangers , en Suisse, dépassent deux mille à l'heure actuelle, disposant de cent cinquante mille lits environ et représentant un capital

de près d'un milliard. Les bénéfices nets moyens ressortaient de 3 à 4 pour 100 suivant les années, avant la guerre, ce qui représentait un assez faible rendement : la grande concurrence, en maintenant les prix à un niveau très modéré, avait produit ce résultat.

On estimait alors que deux à trois millions d'étrangers allaient chaque année en Suisse : chiffre considérable, puisqu il était presque égal à celui de la population sédentaire. Les Allemands étaient les plus nombreux, mais leur proportion, qui s'était for!

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