L UNIVERSITE. LA CARE ET L EGLISE DU SAINT-ESPRIT
limite, à I ouest, entre la vieille ville et les vastes quartiers neufs qui s étendent jusqu à la forêt de Bremgarlen, lieu de promenade très fréquenté pendant l'été.
Déjà fort importante par sa position centrale entre les principales villes de la Suisse et à l'entrée de l'Oberland où affluent chaque été d innombrables étrangers, la gare de Berne est appelée à prendre encore plus d extension avec la ligne du Lcetschberg. Cette ligne, c'est Berae qui 1 a voulue et qui I a fait rapidement aboutir. (( Pour mener cette oeuvre à bonne fin, a dit iM. Pierre Clerget ( I ), les hommes d'Etat bernois ont tait preuve d une habileté et d'une activité qui peuvent être données en exemple. » La ligne, qui se greffe à Brigue sur celle du Simplon. est destinée à mettre Berne en relations directes avec Milan et l'Italie septentrionale et à placer ensuite la capitale de la Suisse sur une grande voie de transit. Par le raccourci Moutier- Granges (dans le Jura), adopté par la conférence franco-suisse de Berne, en 1909, le Lcetschberg, relié directement à Belfort. enlèvera au Gothard une partie du trafic (marchandises et voyageurs) de Belgique et d'Angleterre à destination de l'Italie. La ligne a été construite surtout à I aide de capitaux privés, en majorité français, et concédée à une Compagnie.
Cette concession est d'autant plus intéressante à signaler que la Suisse, au début de ce siècle, à la suite d'un vote populaire formel, a racheté toutes ses voies ferrées, à I exception des réseaux d intérêt local et des lignes de montagne : mais elle ne s'est pas interdit de faire appel, pour de nouvelles lignes, à 1 exploitation privée. Quatre Compagnies furent rachetées en 1902 et 1903, et la cinquième, celle du Gothard. en 1909. Le rachat a été motivé par le désir d unifier les tarifs trop divers des différentes Compagnies et de reprendre la maîtrise complète des voies ferrées qui dépendaient de I étranger par les capitaux.
Le rachat a donné en Suisse des résultats satisfaisants, grâce à une bonne organisation et à une exploitation conçue dans un sens commercial. Une large part est faite à la publicité.
L'État ne poursuit pas. d'ailleurs, un but fiscal, et ne cherche point à remplir ses caisses avec les bénéfices des chemins de fer: il ne leur demande que d'équilibrer leur budget, et il utilise toujours les plus-values, lorsqu'il peut en escompter, pour améliorer le matériel , augmenter le traitement des petits employés et abaisser les tarifs (spécialement de marchandises).
L Etat, comme les Compagnies, s est efforcé d être toujours au premier rang pour le matériel. Gares et wagons sont d une propreté irréprochable, et