LE LŒTSCHBERG : LA SORTIE DE LA VALLEE DE LA LŒTSCH
(1) La Suisst au XX' siècle, p. 201.
BERNE
la tenue du personnel est parfaite, comme sa complaisance. Les employés en rapport avec le public parlent au moins deux langues vivantes. Les vitesses ne sont pas très grandes, même en plaine, et le nombre un peu exagéré des stations alourdit les horaires des trains omnibus. Mais la régularité du service est remarquable, et les retards sont rares ou insignifiants lorsqu'ils ne proviennent pas du fait d'un train étranger dont la correspondance est attendue. On prépare peu à peu l'électrification de toutes les lignes.
Toutes les commodités et facilités sont accordées aux voyageurs. Sans doute, il n'y a pas de franchise de bagages, comme dans tous les pays de I Europe centrale : mais le voyageur peut expédier ses bagages sans billet pour des prix modiques ou les envoyer par la poste jusqu'à vingt kilos. Tous les billets donnent droit, dans le délai de leur validité, à des arrêts facultatifs en cours de route, sans formalité. Dans le service intérieur, tous les billets d'aller et retour sont valables dix jours. Les abonnements généraux, très commodes, permettent de circuler librement sur la plupart des voies ferrées et des lignes de navigation des lacs pendant quinze, trente ou quarante-cinq jours. La circulation dans les gares est absolument libre, à I entrée comme à la sortie : le contrôle se fait uniquement dans les wagons, qui sont tous à couloir. Enfin l'entente est parfaite avec les Compagnies de bateaux à vapeur et les Compagnies de chemins de fer de montagne, pour assurer la concordance des horaires et la délivrance de billets combinés.
La formation du canton de Berne. Caractère et rôle des Bernois. — Le canton de Berne, qui est, avec celui des Grisons, le plus vaste de la Suisse, n a pas toujours eu sa configuration actuelle- C'était à I origine une petite république exclusivement de langue allemande. Elle se forma autour de la cité de Berne, érigée en ville libre impériale dès 1218, et qui, après un siècle de combats contre les seigneurs féodaux, entra dans la Confédération naissante. Le canton se composait alors de rOberland ou « haut pays > — à partir et au-dessus de .Thoune — , du iVlittelland (moyen pays), aux environs de Berne, et du Seeland (pays des lacs), entre les lacs de Bienne, Neuchâtel et Morat : cette dernière région, d'occupation plus récente, fut germanisée peu à peu. Guerriers et disciplinés, les Bernois jouèrent un grand rôle dans les guerres de la Confédération , et leurs bataillons assurèrent plus d'une fois la victoire.
Aux XV" et XVI'' siècles, la république devient conquérante : elle s empare de la plus grande partiede rArgovie(l ).