‹ La Suisse illustreeChapitre 201 sur 296 · FAÇADE DE LA GARE CENTRALE · texte numérisé non relu

FAÇADE DE LA GARE CENTRALE

iERNOULi^lANUM

LA BIBLIOTHEQUE DE LUNIN'ERSITE.

domaine des bûcherons et des amoureux de la solitude, d'où Ion embrasse par endroits un vaste panorama sur la plaine d'Alsace et les Vosges fuyant à l'horizon.

La vallée mférieure de la Birse, qui remonte vers le Jura bernois, n est pas moins intéressante. A quelques kilomètres de Bâle est Sankf-Jakob — Saint-Jacques — que l'on a surnommé les Thermopyles de la Suisse à cause d un glorieux fait d'armes : c'est là qu en 1444, une petite armée helvétique vmt se heurter aux terribles bandes des ÉLcorcheurs. que Charles Vil avait envoyées à 1 appel de 1 empereur Frédéric IV, sous le commandement du dauphin Louis, pour en débarrasser la France. <( Les Suisses qui assiégeaient Zurich, — a écrit Victor Duruy, — ne voulant pas lâcher prise, envoyèrent seulement deux mille des leurs reconnaître I ennemi. Ces braves gens ne se résignèrent pas à faire une simple reconnaissance : ils ignoraient d'ailleurs à quelles forces ils avaient à faire. Un messager était bien venu de Bâle les avertir du nombre des Français, mais ils lavaient tué, et dans l'orgueil brutal que leur inspiraient leurs anciennes victoires, ils se jetèrent tête baissée sur le premier corps d armée qu ils rencontrèrent. Leur bravoure ne les sauva pas. Après une résistance désespérée derrière les murailles délabrées d un vieux cimetière, ils furent forcés et périrent jusqu au dernier. Le dauphin prit tant d estime pour des gens qui se battaient si bien qu'il n alla pas plus loin et fit un traité d'alliance avec les Suisses. )i Les vignobles qui ont poussé sur 1 ancien champ de bataille produisaient un vin rouge que le peuple avait appelé Schweizerblut — le (i sang suisse ".

A peu de distance est un autre champ de bataille, celui de Dornach- Arlesheim, où, en 1499, les Impériaux furent vaincus par l'armée helvétique : victoire qui força Maximilien à reconnaître l'indépen-

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