STEIN : ANCIENNES MAISONS ORNEES DE FRESQUES
5LR-LL-RHIN ET LLS BORDS DU FLEl.\'E.
le voisinage, des ruines romaines. L'ancienne forteresse des baillis de Reichenau domine la petite ville au cachet antique. Sur cette côte, plus ou moins en recul, les châteaux modernes surgissent au milieu des manoirs féodaux, les uns en ruines comme celui de Homburg, d'autres transformés en hôtels ou en sanatoriums, ceux-là évoquant des souvenirs historiques comme la forteresse de Gottlieben, voisine de Constance, où furent emprisonnés Jean Huss et le pape Jean XXII I.
Plus modernes, sur les collines boisées, coupées de parcs, qui font face au lac romantique, les châteaux d'Eugensberg. bâti par Eugène de Beauharnais. et d'Arenenberg furent habités l'un et l'autre par la reine Hortense : là séjourna pendant sa jeunesse le futur Napoléon III. prince en exil qui venait rêver au bord des eaux vertes sur l'épopée d Austerlitz et de \X aterloo et la restauration de sa dynastie. Le château d Arenenberg. où un petit musée napoléonien a été installé, a été donné au canton de Thurgovie par 1 impératrice Eugénie.
Constance. — Un étroit chenal rejoint le lac inférieur au grand lac, à l'entrée duquel se trouve Constance, petite enclave badoise en territoire suisse. Fondée par les Romains qui lui donnèrent le nom d'un de leurs empereurs, la cité, siège d'un évêché important, devint ville libre impériale au moyen âge et prospéra rapidement. Son histoire se développa parallèlement à celle de Bâle avec une analogie frappante : comme Bâle, Constance fut au XV" siècle le siège d'un grand concile qui contribua à augmenter encore la richesse de la ville. Mais ici s'arrête le parallèle. Tandis qu'au siècle suivant Bâle entrait dans la Confédération helvétique, puis adoptait la Réforme. Constance était prise par Charles -Quint et incorporée à 1 .Autriche. La domination autrichienne ne lui fut pas favorable et marqua sa décadence : la ville, qui comptait plus