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L ARMEE SUISSE : EXERCICES D ARTILLERIE

battants (élite), 70 000 en seconde ligne (landiVehr), sans compter la territoriale armée (lanjslurm) de 70 000 hommes environ, plus la territoriale non armée (bureaux, intendance, pionniers, etc.), dans laquelle sont versés d'emblée tous les hommes de I active qui ne sont pas assez forts pour porter les armes.

Pour atteindre un chiffre aussi élevé par rapport au total de la population, on a fragmenté le service militaire en nombreuses périodes. Au lieu de passer deux ans de suite à la caserne, le citoyen suisse n'y demeure que quelques mois la première année, mais ses périodes d appel se succèdent ensuite tous les ans, pour s'espacer, beaucoup plus tard, jusqu'à quarante ans. Il est astreint à de constants exercices de tir; dès l'école, au lycée, à luniversité, il reçoit l'instruction militaire ; il est sous la surveillance continue des officiers qui viennent vérifier son livret, contrôler son tir, examiner la tenue des armes que lui confie la Confédération — le tout sous la sanction de pénalités sévères.

Ce régime très strict a été voulu et approuvé par le peuple. Les Suisses, qui sont très patriotes et qui comprennent les nécessités de la défense nationale, ont encore voté au référendum, en 1907, à soixante mille voix de majorité, une nouvellç aggravation des charges militaires.

L'armée active n'est jamais réunie en même temps ^ous les

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