FLORE DES ALPAGES, EN ETE
Qui n'a pas vu les alpages dans leur brillante parure, ne peut se faire une idée de l'éclat et de la variété de cette floraison sauvage et spontanée. Les Alpes suisses sont particulièrement riches, notamment le Valais, l'Oberland bernois, les Quatre Cantons, 1 Engadine, certaines régions du Jura et des Alpes vaudoises.
On s explique donc la joie qu'éprouvent les touristes, non seulement à contempler, mais à emporter des échantillons de ces fleurs et de ces plantes si séduisantes. Seulement des abus sont commis : au lieu de cueillir, on arrache en tas, pêle-mêle, sans se douter des conséquences. Ecoutons ce que dit à ce sujet la ligue suisse :
Il Que deviennent ces pauvres fleurs ? Si elles ne sont pas oubliées le .soir même, sur une banquette de wagon de chemin de fer. ou jetées sur la route parce que fanées, elles terminent, ignominieusement, les jours suivants, leur trop courte carrière dans la caisse à balayures. A la montagne cependant, le mal est fait ; et partout on entend des plaintes sur l'appauvrissement progressif de la flore. »
Aussi divers cantons ont-ils interdit sur leur territoire l'arrachage des plantes alpe^lre^. le rolporlacc et la vente de ces plantes avec
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BLOCS ERRATIQUES UL juLlMONT.
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latioii : ici l'action d'une autre société, le Heimatschutz, a été également bienlaisante. Diverslacset cascades, qui devaient être utilisés pour la production de l'énergie électrique, ont pu être sauvés, comme le Gelmersee du Grimsel. Un propriétaire, au Gornergrat , a consenti à démolir son hôtel et à le reconstruire plus bas, parce qu il faisait du tort au paysage : c est là un bel exemple de solidarité, et qui montre que les Suisses sont disposés à faire les sacrifices nécessaires pour conserver la beauté pittoresque de leur pays.
On voit quels multiples aspects peut revêtir la protection de la nature alpestre : problème que ne soupçonnaient guère nos aïeux.
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leurs racines. Ce lurent d'abord Appenzcll (Rhodes extérieures), l'Argovie, Glaris. Lucerne, Soleure, Saint-Gall, Un et le Valais, puis en 1909 Zug et Zurich. Obvvald en 1910, enfin Bâle, les Grisons et Berne (1911-1912).
Une autre question intéressante est celle des blocs erratiques. La Suisse possède un grand nombre de ces débris formidables des anciennes moraines quaternaires, épaves charriées par les gigantesques glaciers qui sillonnaient son territoire à l'époque préhistotorique. Ceux des environs de Martigny (Valais) .sont justement célèbres. Le canton de Berne en renferme un grand nombre ainsi que toute la vallée du Rhin; il y en a de fort beaux dans tout le Jura suisse, dans les régions de Fribourg et de Zurich.
Plusieurs grandes communes, comme Neuchâtel, Bienne, Soleure, etc., ont décidé la conservation des blocs qui sont sur leur territoire. Mais les petites municipalités se désintéressent de la question, et de nombreux blocs, transformés, si l'on peut dire, en carrière de pierre, disparaissent ainsi rapidement. La ligue entre en relations avec les communes intéressées et a pu déjà négocier, au nom de musées locaux, 1 achat de blocs erratiques intéressants qui seront ainsi sauvés.
L initative privée a ou également à s exercer à 1 égard des monuments nicgalilhiques. que la loi ne protège pas suffisamment. Il y a beaucoup de dolmens et de menhirs clans toutes les parties (le la Suisse, qui lut habitée très anciennement à I épcK|ue préhistori(|ue. .|us(|U à présent ils avaient peu attiré 1 attention : on ,sc préoccupe dé.sormais de les préserver. C est le canton de Berne qui est le plus riche, puis ceux de Soleure et de Zurich : mais le classement complet de ces monuments n'est pas encore fait.
11 reste enfin à protéger les sites pittoresques contre toute muti-