LES BORDS DU LAC DE SILS
LES CHUTES n[. l'iNN. PI) ES DE SAINT-MORITZ
gienne), est au contraire d'origine savoyarde. Cette sorte de petit traîneau qui semble monté sur deux grands skis est utilisée depuis longtemps par les habitants de la Savoie pour descendre, pendant l'hiver, d'énormes charges de foin ou de bois de ja haute montagne. Dans la luge primitive, une personne peut s'asseoir : dans des variantes anglaises, le toboggan et le steel skeleion, on est au contraire couché à plat ventre.
En perfectionnant la luge, on est arrivé au bobsleigh, formé de deux luges accrochées 1 une derrière l'autre. Celle de derrière est grande et peut contenir quatre personnes; celle de devant, toute petite, est munie d'un volant de direction : c'est là que s'installe le capitaine de l'équipe. On peut ainsi descendre les pentes à une vitesse extraordinaire sur la neige durcie. On a aussi imaginé récemment la luge -vélocipède, qui consiste en une sorte de cadre
primitif en bois avec selle, non
sans analogie avec celui de la
bicyclette, et monté, au lieu de
roues, sur deux skis.
La Suisse a acquis en matière
de sports d'hiver une avance
qui sera difficilement rattrapée.
Soixante-dix stations, en chiffres ronds, ont leur installation
de sports hivernaux; les trois
quarts environ sont équipées à
la fois pour la luge, le ski et le
patinage; une quinzaine ont
une installation complète (luge,
patinage, ski, hockey, curling,
bobsleigh), en dehors de l'ice-
rim. Les trois principaux centres sont les Alpes vaudoises
(Chesièrcs-Villars, Caux , les
Avants, etc.), l'Oberland bernois (Adelboden, Grindelwald,
Beatcnberg...) et les Grisons
(Arosa, Davos et surtout la ré-