XXIV , INTRODUCTION
d'instituteur. Dans les cantons protestants, les classes étaient souvent tenues par des soldats, parfois invalides , par des laboureurs ou des artisans. Les candidats aux places d'instituteurs allaient s'initier aux devoirs de leurs fonctions auprès du pasteur de la paroisse. « Peu de communes, » nous dit un auteur*, «jouissaient d'une » maison d'école construite à cet effet. La plupart » du temps on tenait la classe dans une chambre » étroite, étouffée, à peine à hauteur d'homme, » où un pâle rayon de soleil pouvait à peine se )) glisser à travers le vitrage plombé, incrusté de » poussière. Aucune loi spéciale n'imposait la fré- » quentation des écoles, qui, irrégulières en tout » temps , se réduisaient en été à une journée par » semaine ou au dimanche après le culte.
» Tout le travail de l'écolier consistait en exer- » cices de mémoire; chaque enfant repassait sa » leçon à haute voix, venait la réciter et en rece- » vait une autrç. Des lettres, on passait aux syl- » labes, puis aux mots. Jamais une explication. » Près des paresseux, le maître s'aidait de la verge. » L'écriture et le chant s'enseignaient de la même :ù manière, ainsi que le calcul, si l'on arrivait jus- » que-là. Mais les enfants étaient souvent retirés » avant qu'ils eussent appris l'indispensable. Un » enseignement plus complet ne se rencontrait
• M. R. Luginbohl : Vie de Ph.-Alb. de Stapfer,