‹ La Suisse sous le pacte de 1815Chapitre 14 sur 47 · INTRODUCTION XXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXIX

Les hommes de cœur qui s'occupaient de la régénération morale et intellectuelle du peuple suisse sentaient le besoin de se faire mutuellement part de leurs expériences et de mettre en cdVnmun leurs aspirations vers l'unité nationale. Dans cette pensée , Jean Schulthess , de Zurich , proposa de créer une société suisse d'éducation ; son idée trouva de l'écho. En 4808, une réunion eut lieu à Lenzbourg, où se rencontrèrent, avec Schulthess, Hirzel le fondateur de la Société d'utilité publique, Naegeli le réformateur du chant national, Pestalozzi et un certain nombre de protestants et de catholiques, parmi ces derniers quelques moines. Fellenberg ne s'y montra pas, il se borna à envoyer des rapports. Des lois, des projets, des matériaux furent réunis; après bien des discours, les membres de ce congrès durent se convaincre que les différences de religion, de langue, de caractère et de condition sociale s'opposaient à l'adoption do principes communs à tous les cantons.

Dans le domaine de la science proprement dite, l'entente était plus facile à établir.

Nos beautés alpestres, que le Genevois II.-B. de Saussure avait révélées à ses contemporains, commençaient à solliciter l'attention de quelques amateurs d'impressions nouvelles. Meyer, d'Aarau, après avoir une première fois gravi les sommets qui entourent la Furka et le Grimsel, retourne

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